Strasbourg : Le jardin d’« Au fond du jardin » sauvé d’une suppression controversée

Mise à jour le 2026-02-08 18:30:00 : Frédéric Robert, propriétaire de l’établissement « Au fond du jardin », a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux en accusant la Ville de vouloir supprimer son jardinet.

Une publication de Frédéric Robert, propriétaire de l’établissement « Au fond du jardin » célèbre pour ses madeleines, a embrasé les réseaux sociaux. La Ville était accusée de projeter la suppression du jardinet de l’endroit, fruit de 25 ans de travail. S’il n’en est pas question, le quiproquo embarrasse la mairie.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « La Quotidienne Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

C’est une histoire qui a eu l’effet d’un coup de bêche dans le jardin strasbourgeois. Et une sacrée pierre dans celui de l’équipe municipale, en pleine saison électorale. Les racines du problème ? Un jardinet, qui contribue à la célébrité d’une grande maison de Strasbourg : Au fond du jardin. L’établissement dont les madeleines bourgeonnent sur les tables des têtes couronnées et grands de ce monde, est tenu de main de maître par Frédéric Robert, son cofondateur. Samedi 7 février, il publie sur Facebook une vidéo dont l’incipit fait frissonner : « et si ce jardin était en voie de disparition ? »

« J’avais cela en tête depuis octobre, » rembobine-t-il par téléphone. Avec plusieurs commerçants, on a été ‘convoqués’ par plusieurs personnes de l’urbanisme de la Ville. » Le projet qui lui est présenté le glace plus que les frimas de l’automne.

L’un des participants évoque la nécessité d’enlever les végétaux que Frédéric Robert bichonne depuis 25 ans. « Il m’a avoué à la fin de l’échange que le projet pourrait ‘beaucoup me décevoir’, » s’étrangle encore le propriétaire du lieu. Cette équipe loufoque n’avait rien compris à l’esprit de mon établissement. » La raison évoquée peine à convaincre. Engagée dans la déminéralisation de la ville, la terrasse serait remise en terre, et uniformisée avec la place, actant la fin de la vigne et des plantes exotiques qui font l’essence du lieu.

À force de cogiter sur cet échange pendant des semaines, celui qui se fait appeler « Fred » décide de rendre public son malaise via sa vidéo. Une vidéo qui va provoquer un séisme : une municipalité verte réclamant de retirer des plantes à cette maison qui a bâti sa notoriété sur ses madeleines et son jardin, l’histoire a de quoi faire saliver chez les opposants. Qui plus est quand se profilent les élections municipales.

À la mairie, on peine à masquer sa gêne et sa colère. « Il n’y a aucun projet prévu, il s’agit d’un malentendu, » assure Suzanne Brolly, adjointe de Jeanne Barseghian qui aura passé son dimanche à écoper. Rien n’a été projeté ni validé. »

En clair, l’équipe municipale assure ne pas avoir été informée. Cette concertation maladroite d’octobre aurait été le fait d’une initiative du Service aménagement du territoire et projets urbains, scrutant de possibles lieux à déminéraliser. Renaud Fausser, du cabinet de Jeanne Barseghian, a été dépêché auprès de Frédéric Robert dès samedi pour éteindre l’incendie. « Il m’a rassuré, » explique le propriétaire, « j’ai senti un vrai réconfort. » Réconfort que souhaite transmettre également Suzanne Brolly. « Je tiens à ce lieu magnifique, en aucun cas je n’irais détruire un jardinet aussi beau. »

Reste que la mésaventure de la maison des madeleines a attisé les gourmandises dans l’opposition. Jean-Philippe Vetter, candidat LR aux municipales, y est allé de son commentaire. « On ne peut pas parler de végétalisation, de qualité de vie et d’attractivité du centre-ville tout en effaçant ce qui représente des années de travail et qui fait le bonheur des Strasbourgeois », a-t-il posté dimanche sur Facebook.

S’il reconnaît bien volontiers se positionner à droite de l’échiquier politique, Frédéric Robert se refuse à être le terreau sur lequel germent les critiques. « Je ne souhaite pas de récupération, » assure-t-il. « Je suis très content de l’intervention rapide de la mairie à la suite de ma vidéo », reconnaît-il. Jeanne Barseghian devrait venir, en personne, sortir une ultime fois le parapluie dans le jardin de l’institution strasbourgeoise. Après le couac des arbres déracinés de la rue Mélanie, la maire, candidate à sa réélection, entend montrer qu’elle a toujours la main verte.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : La Ville de Strasbourg n’a pas de projet pour supprimer le jardin de l’établissement « Au fond du jardin ».
  • Qui est concerné : Les habitants de Strasbourg et les clients de l’établissement.
  • Quand : Événement survenu le 7 février 2026.
  • Où : Strasbourg, France.

Sources

Source : France 3 Régions

Source : France Télévisions

Visuel d’illustration — Source : france3-regions.franceinfo.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-02-08 18:30:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)

Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)


Publié le : 2026-02-08 18:30:00 — Slug : au-fond-du-jardin-prive-de-son-jardin-par-la-mairie-ecologiste-de-strasbourg-histoire-dun-imbroglio

Hashtags : #fond #jardin #privé #son #jardin #par #mairie #écologiste #Strasbourg #Histoire #dun #imbroglio

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire