Le 5 novembre 2026, l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon s’est transformée en un lieu de soutien pour les mouvements lycéens en grève. À l’initiative du collectif « Ensab en lutte », l’école a accueilli une « journée d’université populaire », agrémentée d’ateliers, de conférences et d’activités solidaires, visant à sensibiliser et mobiliser la communauté étudiante autour des enjeux éducatifs actuels.

Ce que l’on sait
Cette journée a vu la participation d’environ 250 personnes, qui ont assisté à divers ateliers, dont des sessions de design graphique pour la création d’affiches militantes, des discussions sur le syndicalisme, et un atelier de photographie avec des caméras Super-8. Ce rassemblement fait écho aux revendications des lycéens qui luttent pour plus de moyens dans l’éducation, un mouvement en cours depuis fin septembre.
Ce qui s’est passé
Au programme, Rose, une enseignante des Beaux-Arts, a dirigé les premiers ateliers tout en annonçant des conférences, notamment celle de Fatima Ouassak, militante engagée sur les questions sociales. La cour intérieure des Subs, un ancien couvent et maintenant siège de l’école, a été le théâtre d’une ambiance conviviale et déterminée, avec des banderoles proclamant « solidarité totale avec les lycéen.nes » et « écoles d’art en lutte ». Les étudiant.e.s de l’Ensab ont également mis en place une cuisine solidaire, proposant des repas à prix libre, illustrant ainsi leur engagement collectif.
Ce que cela change localement
La mobilisation s’inscrit dans un contexte plus large de contestation contre la répression policière et pour une meilleure allocation des ressources dans l’éducation. Les étudiants des Beaux-Arts, en solidarité avec les lycéens, ont décidé de ne pas suivre leurs cours, illustrant leur soutien par des actions concrètes comme le partage de matériel pour les manifestations.
Les prochaines étapes
La journée du 5 novembre est prévue pour s’inscrire dans un mouvement continu, avec des assemblées générales qui permettront à chaque participant.e d’apporter sa contribution à l’organisation d’événements futurs, notamment à l’ENS de Lyon et à d’autres établissements. Les participants espèrent que cette dynamique pourra se poursuivre jusqu’à obtenir des résultats concrets sur le terrain. « La lutte continue jusqu’à la fin du capitalisme », a affirmé avec un sourire l’une des étudiantes.
Source : 20Minutes – Actu Lyon
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