Souffrance cachée des soignants : un rapport révèle l’ampleur du burn-out lié à la mort à l’hôpital

Une enquête nationale alerte sur l’épuisement émotionnel des soignants face à la mort, appelant à des mesures urgentes dans les hôpitaux.

Les soignants hospitaliers sont confrontés à la mort de leurs patients près de 30 fois par an. Selon le rapport « Les Survivants », cette exposition répétée cause une souffrance psychique majeure, souvent ignorée par les institutions. L’absence de formation et de soutien après les décès fragilise la santé mentale des équipes, avec des conséquences directes sur la qualité des soins. Des recommandations concrètes sont désormais posées sur la table pour protéger ces professionnels essentiels.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Près de la moitié des soignants hospitaliers souffrent d’épuisement professionnel lié à la confrontation répétée à la mort.
  • Qui est concerné : Tous les soignants hospitaliers, personnels en Ehpad, patients et familles.
  • Quand : Enquête publiée en janvier 2026, périple mené en 2025.
  • Où : France entière, hôpitaux et Ehpad.

Chiffres clés

  • 384 soignants hospitaliers interrogés dans l’étude nationale.
  • Un soignant confronté à la mort en moyenne 27 fois par an.
  • 15 % des décès vécus sont brutaux.
  • 93 % des soignants n’ont reçu aucune formation adaptée à la fin de vie.
  • 64 % ne bénéficient d’aucun soutien institutionnel après un décès.
  • 48 % déclarent un épuisement professionnel.
  • 38,5 % se disent à bout en fin de journée.
  • 90 % évoquent un faible sentiment d’accomplissement personnel.

Concrètement, pour vous

  • Ce qui change : Les établissements sont incités à intégrer la fin de vie dans la formation et à offrir un soutien psychologique systématique.
  • Démarches utiles : Les soignants peuvent demander l’accès à des espaces de parole ou à un accompagnement psychologique si proposé.
  • Risques si vous n’agissez pas : Risque accru de burn-out, de troubles anxieux ou dépressifs, impact sur la qualité des soins.
  • Exceptions : Non précisées dans le rapport.

Contexte

Le rapport « Les Survivants », porté par le Pr Thibaud Damy, s’appuie sur une enquête nationale menée auprès de 384 soignants. Il met en lumière l’angle mort de la formation à la fin de vie et le manque de soutien après un décès. L’étude utilise des outils psychométriques validés pour mesurer le stress post-traumatique, l’épuisement professionnel et les troubles anxieux ou dépressifs. Six recommandations sont formulées, dont l’intégration de la fin de vie dans les cursus, la prévention du burn-out et la reconnaissance officielle de l’accompagnement de la mort comme mission hospitalière.

Ce qui reste à préciser

  • Modalités concrètes de mise en œuvre des recommandations dans chaque établissement.
  • Suivi à long terme de l’impact des mesures sur la santé mentale des soignants.

Citation

« Les soignants ne sont pas des machines. Ils absorbent la détresse, la douleur, la mort. Et on les laisse seuls avec ça. » — Pr Thibaud Damy, Hôpital Henri-Mondor, Créteil – Président du projet Les Survivants

Sources

Source : Santé Mentale

Source : Les Survivants

Visuel d’illustration — Source : www.santementale.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-01-09 12:04:00 — Site : www.santementale.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-01-09 12:04:00 — Slug : deuil-hospitalier-langle-mort-de-la-formation-soignante-sante-mentale

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