Les célébrations de Songkran, le Nouvel An thaïlandais, qui débutent lundi 13 avril et se poursuivent jusqu’au 15 avril, ont cette année une saveur particulière. En cause : un contexte géopolitique tendu, notamment au Moyen-Orient, et la flambée des prix du carburant. Dans les petites boutiques de Yaowarat, le Chinatown de Bangkok, les commerçants constatent une nette baisse de leurs revenus par rapport à l’an dernier.

Publié le :




1 min Temps de lecture

Avec notre correspondant à Bangkok, Valentin Cebron 

« C’est 150 bahts pour le grand modèle ! », lance un vendeur.  

Dans les ruelles animées de Yaowarat, les traditionnelles ventes de pistolets à eau à cette période de l’année sont en baisse, disent les commerçants. Comme Bod, derrière ses cartons remplis d’invendus :

« Cette année, c’est très différent, vraiment différent, les ventes ont clairement ralenti, c’est beaucoup plus calme… Ça ne marche plus aussi bien qu’avant ». 

Dans une autre boutique, la gérante Mae s’inquiète du caractère imprévisible du président américain : 

« On a le sentiment que tout peut arriver. Franchement, avec Trump, tout est possible… À cause de la guerre, les gens préfèrent économiser, évitent de dépenser, se limitent au strict nécessaire. Du coup, certaines familles ne participeront même pas aux batailles d’eau. En ce moment, tout le monde serre la ceinture ». 

Cette année, de nombreux Thaïlandais privilégient des célébrations locales, près de chez eux, plutôt que de voyager d’une province à l’autre. À cela s’ajoutent d’autres perturbations du secteur touristique : d’après le Bangkok Post, le nombre de visiteurs dans le royaume a chuté d’environ 30 % au cours du premier mois suivant le début du conflit au Moyen-Orient.

À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: percutée par la crise pétrolière, l’Asie du Sud-Est tente de s’adapter

À lire aussiEN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient: après l’échec des négociations, les délégations américaines et iraniennes ont quitté Islamabad

Songkran : Quand la fête se noie sous les crises

Le Nouvel An thaïlandais, célébré du 13 au 15 avril, se transforme en une fête à l’eau amère, entre tensions géopolitiques et flambée des prix.

Cette année, les célébrations de Songkran, traditionnellement synonymes de joie et de batailles d’eau, semblent avoir pris un tour amer. Les ruelles de Yaowarat, le Chinatown de Bangkok, résonnent moins des rires et des éclats d’eau, mais plutôt des lamentations des commerçants, qui constatent une chute vertigineuse de leurs ventes. Comme le dit Bod, un vendeur, « les ventes ont clairement ralenti, c’est beaucoup plus calme… Ça ne marche plus aussi bien qu’avant ». Un constat qui fait écho à un monde où l’incertitude règne en maître.

Ce qui se passe réellement

Les célébrations de Songkran, qui débutent le 13 avril, sont assombries par un contexte géopolitique tendu, notamment au Moyen-Orient, et par la flambée des prix du carburant. Les commerçants de Yaowarat, autrefois en pleine effervescence, voient leurs revenus s’effondrer. Mae, gérante d’une boutique, évoque l’imprévisibilité du président américain, Trump, et l’impact de la guerre sur le moral des consommateurs : « On a le sentiment que tout peut arriver… À cause de la guerre, les gens préfèrent économiser ». Une belle illustration de l’effet domino des crises internationales sur les petites économies locales.

Pourquoi cela dérange

Il est ironique de constater que, alors que les Thaïlandais devraient célébrer la nouvelle année avec éclat, ils se retrouvent à compter leurs bahts. Les promesses de prospérité et de joie se heurtent à la réalité d’un monde où la guerre et l’incertitude économique dictent les comportements. Les familles, au lieu de plonger dans les batailles d’eau, choisissent de rester chez elles, serrant la ceinture et évitant les dépenses superflues.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont palpables : une baisse d’environ 30 % du nombre de visiteurs dans le royaume depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Les petites boutiques, autrefois florissantes, se retrouvent avec des cartons d’invendus. Une situation qui ne fait qu’accentuer le sentiment d’angoisse et d’incertitude parmi les commerçants.

Lecture satirique

Dans un monde où les dirigeants se pavanent en promettant des lendemains qui chantent, la réalité est bien différente. Les discours politiques, souvent déconnectés des réalités du terrain, semblent n’avoir d’autre but que de masquer l’inefficacité des décisions prises. Les batailles d’eau, symbole de joie, deviennent le reflet d’une société qui peine à se réjouir face à des crises qui s’accumulent.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires et ultraconservatrices que l’on observe ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie. Les discours de promesse de sécurité et de prospérité, souvent accompagnés de menaces et de guerres, ne font qu’accentuer les tensions et les incertitudes. Les populations, piégées entre la peur et l’espoir, se retrouvent à jongler avec des réalités de plus en plus complexes.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que les célébrations de Songkran continueront d’être affectées par ces crises. Les Thaïlandais pourraient devoir s’habituer à des fêtes plus locales et moins flamboyantes, alors que l’incertitude économique persiste.

Sources

Source : www.rfi.fr

Songkran, le Nouvel An thaïlandais, perturbé par la crise au Moyen-Orient
Visuel — Source : www.rfi.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire