Somaliland : Quand la santé des femmes est une promesse en l’air
Dans un pays où 106 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge de 5 ans, la réalité des soins de santé est un cruel paradoxe.
Table Of Content
Le centre de santé de Habaas Weyn, perché sur une colline aride, est un phare dans l’obscurité de la mortalité infantile et maternelle au Somaliland. Pourtant, à 40 kilomètres de la capitale, Hargeisa, ce centre est le dernier rempart pour une population de 8 000 personnes, principalement des éleveurs semi-nomades. La promesse de soins accessibles semble s’évanouir dans la poussière des routes non goudronnées.
Ce qui se passe réellement
Ce centre, fondé par Edna Adan, figure emblématique de la santé au Somaliland, a été créé pour répondre à un besoin urgent. La Somalie et le Somaliland affichent le deuxième plus haut taux de mortalité infantile au monde, juste derrière le Niger. Les femmes accouchent souvent chez elles, faute de moyens pour se rendre à l’hôpital. Nimco Abdi, sage-femme, souligne que beaucoup de femmes n’ont ni voiture ni argent pour payer un transport. Et que dire des soins post-partum ? Autant dire que la vie des femmes et des enfants est un jeu de dés.
Hinda Mohamed, sage-femme traditionnelle, a vu des horreurs : des mort-nés, des nourrissons anémiés, le tout dans des conditions d’hygiène déplorables. « J’ai pratiqué des accouchements sans même une bassine d’eau », témoigne-t-elle. Les infections, elles, ne se font pas prier.
Pourquoi cela dérange
La situation est d’autant plus tragique que le Somaliland, malgré ses efforts, reste dans l’ombre des politiques internationales. Edna Adan, à 89 ans, se bat contre l’excision et la mortalité infantile, mais elle se heurte à un mur d’indifférence. Les Nations Unies, trop préoccupées par le gouvernement de Mogadiscio, semblent avoir oublié ce territoire qui a pourtant su se relever de ses cendres.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont désastreuses : des femmes meurent en couches, des enfants ne voient jamais le jour. La promesse d’un avenir meilleur pour les femmes et les enfants du Somaliland est un mirage, une illusion entretenue par des discours politiques déconnectés de la réalité.
Lecture satirique
Les discours politiques, souvent pleins de promesses, sont à l’image de ces routes poussiéreuses : ils mènent nulle part. Comment peut-on parler de progrès lorsque 99 % des femmes sont encore victimes de mutilations génitales ? Les promesses de soins sont aussi solides qu’un château de sable, prêtes à s’effondrer au premier coup de vent.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Les États-Unis et la Russie, avec leurs politiques autoritaires, semblent également ignorer les besoins fondamentaux de leurs citoyens. Les promesses de sécurité et de prospérité sont souvent des façades qui cachent des réalités bien plus sombres.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, le Somaliland continuera d’être un terrain de jeu pour les promesses non tenues. Les femmes et les enfants resteront les premières victimes de cette indifférence. Mais peut-être qu’un jour, les bonnes pratiques finiront par payer, comme le dit Edna Adan. En attendant, la poussière continue de s’accumuler sur les rêves de milliers de familles.


