Somaliland : L’Invisibilité Diplomatique Devenue Hyperexposition Stratégique
Un territoire qui a osé proclamer son indépendance, mais qui reste dans l’ombre de la reconnaissance internationale, sauf pour un allié inattendu : Israël.
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Le Somaliland, ce petit bout d’Afrique de l’Est, a décidé de faire cavalier seul depuis 1991. Oui, vous avez bien entendu, cela fait plus de trente ans qu’il tente de se faire une place sur la scène mondiale, tout en étant contraint d’utiliser des passeports somaliens pour voyager. Un véritable tour de magie diplomatique, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Le Somaliland a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991, et depuis, il a tout d’un État : élections démocratiques, monnaie, drapeau, et même une armée. Mais la communauté internationale, dans sa grande sagesse, a décidé de le laisser dans l’oubli, de peur d’ouvrir une « boîte de Pandore » pour les mouvements indépendantistes de la région. Comme si la reconnaissance d’un territoire pouvait déclencher une épidémie d’indépendance !
Et puis, le 26 décembre dernier, Israël a décidé de briser le silence en reconnaissant le Somaliland. Pour Tel-Aviv, c’est un coup de maître stratégique. Le Somaliland se trouve à l’entrée du détroit de Bab El-Mandeb, un point névralgique pour le commerce mondial. Qui aurait cru que la reconnaissance d’un État pourrait être motivée par des intérêts géopolitiques ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière les incohérences de la communauté internationale. D’un côté, on a un Somaliland qui s’efforce de prouver son existence, et de l’autre, une communauté mondiale qui préfère ignorer son existence pour ne pas froisser la Somalie. C’est un peu comme si l’on disait à un enfant qui a réussi à construire un château de sable : « C’est joli, mais je ne peux pas le reconnaître, sinon tous les autres enfants vont vouloir faire pareil. »
Ce que cela implique concrètement
La reconnaissance par Israël pourrait ouvrir la voie à d’autres pays pour faire de même, ce qui pourrait bouleverser l’équilibre fragile de la région. Imaginez un instant que d’autres pays suivent le mouvement : cela pourrait donner des idées à d’autres mouvements indépendantistes dans la Corne de l’Afrique. Un vrai casse-tête pour les diplomates !
Lecture satirique
Le discours politique autour du Somaliland est un véritable festival d’ironie. D’un côté, on prône la souveraineté des États, mais de l’autre, on laisse un territoire se débrouiller tout seul pendant plus de trente ans. C’est un peu comme si l’on disait à quelqu’un : « Fais ce que tu veux, mais ne t’attends pas à ce que je t’aide. » Quelle belle façon de promouvoir la démocratie !
Effet miroir international
En parallèle, on ne peut s’empêcher de penser aux politiques autoritaires qui sévissent ailleurs, comme en Russie ou aux États-Unis. Ces pays, qui se disent champions de la démocratie, semblent parfois plus préoccupés par leurs propres intérêts que par le sort des nations qui luttent pour leur reconnaissance. Un vrai décalage entre le discours et la réalité.
À quoi s’attendre
Si la tendance se poursuit, nous pourrions voir d’autres pays reconnaître le Somaliland, ce qui pourrait entraîner une série de réactions en chaîne dans la région. Qui sait, peut-être que dans quelques années, le Somaliland sera le nouvel eldorado des diplomates en quête de reconnaissance.
Sources
Source : www.courrierinternational.com



