Bonne nouvelle pour la SNCF. La société anonyme SNCF voyageurs s’est vue attribuer un contrat pour opérer six lignes de TER en région Nouvelle-Aquitaine, a annoncé son président (PS), Alain Rousset, ce jeudi 2 avril. « Je proposerai de retenir (l’offre de la SNCF) au vote de la Commission Permanente le lundi 20 avril prochain », a indiqué l’élu, en ouverture, d’une séance plénière régionale.
Table Of Content
- Selon la CGT, « le rapport de force a conduit Alain Rousset à infléchir sa position »
- Aux côtés de celles et ceux qui luttent !
- Ce qui se passe réellement
- Selon la CGT, « le rapport de force a conduit Alain Rousset à infléchir sa position »
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Dans un communiqué, la région indique que l’offre de l’entreprise historique, parmi les trois reçues « fait le mieux coïncider la performance des coûts et l’augmentation de l’offre de transport. » Les lignes concernées comprennent notamment les liaisons TER Poitiers-La Rochelle et Bordeaux-La Rochelle. « Ainsi, le territoire picto-charentais bénéficiera de 20 % d’offres supplémentaires, soit 22 trains de plus par jour et en semaine dès la mise en exploitation en 2028 », peut-on lire dans la déclaration. Sur X, le PDG de la SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, a exprimé sa « grande fierté », en remerciant « toutes les équipes qui ont eu à cœur de présenter la meilleure offre au service de la Région et de ses voyageurs ».
Selon la CGT, « le rapport de force a conduit Alain Rousset à infléchir sa position »
Un choix qui infirme une information de BFM TV, qui assurait que Transdev avait décroché ce contrat estimé à 1,2 milliard sur 10 ans. « Ce résultat vient confirmer la pertinence d’un opérateur public historique, porteur d’un savoir-faire reconnu et constitue un gage de continuité et de qualité du service rendu aux usagères et usagers, apprécie, dans un communiqué, le groupe PCF à la région. Pour autant, nous tenons à rappeler notre opposition de fond à la mise en concurrence des TER. »
De son côté, la CGT-Cheminots de Bordeaux évoque « un soulagement, mais pas une victoire ». Selon le syndicat, « le conseil régional avait, en âme et conscience, laisser circuler pendant 48 heures l’information concernant Transdev, sans la démentir, plaçant les cheminots dans une situation psychologique potentiellement très délicate ».
Ainsi, pour la CGT, « il ne fait aucun doute que c’est bien le rapport de force qui a conduit Alain Rousset à infléchir sa position ». Malgré cette attribution pressentie, les 411 agents exploitant ces lignes seront transférés dans une société dédiée de droit privé, filiale de la SA SNCF Voyageurs, fragmentant un peu plus le corps social des cheminots.
Aux côtés de celles et ceux qui luttent !
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- En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.
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SNCF : Une Victoire Qui Ne Fait Que Masquer Une Défaite
La SNCF remporte un contrat pour six lignes de TER en Nouvelle-Aquitaine, mais à quel prix pour les cheminots ?
Bonne nouvelle pour la SNCF ! La société a été choisie pour opérer six lignes de TER en Nouvelle-Aquitaine, une décision annoncée par le président de la région, Alain Rousset, ce jeudi 2 avril. Mais derrière cette façade triomphante, se cache une réalité bien plus sombre pour les cheminots concernés.
Ce qui se passe réellement
Le contrat, qui sera soumis au vote de la Commission Permanente le 20 avril, est présenté comme un gage de qualité et de continuité du service. La région affirme que l’offre de la SNCF « fait le mieux coïncider la performance des coûts et l’augmentation de l’offre de transport ». En effet, le territoire picto-charentais devrait bénéficier de 20 % d’offres supplémentaires, soit 22 trains de plus par jour dès 2028. Sur les réseaux sociaux, le PDG de la SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, a exprimé sa « grande fierté » pour cette réalisation.
Selon la CGT, « le rapport de force a conduit Alain Rousset à infléchir sa position »
Mais attendez ! Ce choix contredit une information de BFM TV, qui annonçait que Transdev avait décroché ce contrat. La CGT-Cheminots de Bordeaux, quant à elle, parle d’un « soulagement, mais pas d’une victoire ». En effet, le conseil régional a laissé circuler l’information concernant Transdev pendant 48 heures sans démentir, plongeant les cheminots dans une angoisse inutile. Pour la CGT, « il ne fait aucun doute que c’est bien le rapport de force qui a conduit Alain Rousset à infléchir sa position ».
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : comment peut-on parler de victoire lorsque 411 agents seront transférés dans une société de droit privé, fragmentant ainsi le corps social des cheminots ? La promesse d’une meilleure offre de transport s’accompagne d’une dégradation des conditions de travail, et cela, sous le regard complice des élus.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette décision sont claires : une précarisation accrue des emplois, une fragmentation des équipes et une mise en concurrence qui ne fait que renforcer la logique ultralibérale. Les cheminots, au lieu d’être soutenus, sont laissés à la merci d’une politique qui privilégie les intérêts financiers au détriment du service public.
Lecture satirique
Ah, la SNCF, ce modèle d’entreprise publique qui, sous couvert de performance, se transforme en machine à broyer les droits des travailleurs. Les promesses de qualité et de continuité ne sont que des slogans creux, des mots vides qui cachent une réalité bien plus amère. On pourrait presque croire que les dirigeants de la SNCF ont pris des cours de communication auprès de leurs homologues dans des régimes autoritaires, où la forme prime sur le fond.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires à l’étranger, où les droits des travailleurs sont souvent sacrifiés sur l’autel de l’efficacité économique. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques déconnectés de la réalité semblent se ressembler de plus en plus.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une détérioration continue des conditions de travail dans le secteur public. La SNCF, autrefois symbole de service public, pourrait bien devenir un exemple à ne pas suivre.
Sources




