Chalonnais d’adoption depuis son passage comme joueur à l’Elan Chalon – basket fauteuil, Simon Farre, également champion du monde de CrossFit est un sportif paraplégique infatigable. Il se lance, en juin 2026, un nouveau pari : terminer en duo handi-valide l’Ironman Tours Métropole.
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L’Ironman, triathlon de l’extrême, est la course à laquelle se prépare depuis six mois Simon Farre avec en ligne de mire l’Ironman Tours Métropole. Au programme : 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de nage et 42,2 kilomètres de course, soit un marathon. Le tout, en binôme avec Géraldine Le Merrer, une ultratriathlète basée à la Réunion.
Ce duo handi-valide – configuration rare dans cette discipline – est le nouveau défi qu’ils se lancent. À bientôt 40 ans, Simon Farre, chalonnais d’adoption, n’en finit pas de repousser ses limites, avec un mantra : “le sport peut repousser les barrières”.
Et des barrières, il en a franchi beaucoup : paraplégique de naissance, Simon Farre se met au sport à l’adolescence. À un âge où chacun cherche sa place, il trouve la sienne dans cette voie-là avec la volonté de ne pas rester identifié comme “le pauvre petit handicapé”, comme il l’indique lui-même.
Il teste la nage, le tennis de table, le basket. Il en devient même joueur professionnel puisqu’il fait partie de l’équipe de France basket-fauteuil de 2004 à 2009. C’est en 2017 qu’il découvre Chalon-sur-Saône et s’y installe en intégrant le club de l’Elan Chalon. Il quitte finalement l’équipe en 2020 mais y reste plusieurs années en tant que préparateur sportif.
En parallèle, un autre sport, le CrossFit, a conquis son cœur. Il la considère comme une discipline “inclusive” : “C’est une mentalité où on n’est pas là à regarder les autres mais on est là pour dépasser ses limites.” Simon Farre devient en quelques années champion du monde de ce sport : deux médailles d’or, un d’argent et deux de bronzes. Un palmarès qui en ferait rougir plus d’un.
Après sa retraite de basket, il réfléchit à prendre aussi sa retraite, en compétition, dans ce sport pour passer à autre chose. C’est à ce moment-là que la rencontre avec Géraldine Le Merrer se fait, à la Réunion, lors d’une compétition de CrossFit. On est en 2024 et il partage à cette dernière, sur le ton léger de la discussion, son envie de se trouver un équipement de triathlète. Une idée qui ne laisse pas indifférente la sportive, une des rares Françaises à avoir terminé l’Enduroman, considéré comme le triathlon le plus dur du monde. Quelques mois plus tard elle lui propose de faire un Ironman ensemble.
Ma vision était plutôt le triathlon pour le plaisir et là j’étais bien servi…
Simon FarreSportif de haut-niveau
Depuis la mi-octobre 2025, ils se préparent donc, à distance, avec le même coach. Certains entraînements sont communs. Simon revient justement de la Réunion où vit Géraldine. Ils se sont entraînés, pendant 15 jours, à la nage et à la course. Il l’accueillera lui, à Chalon-sur-Saône, du 14 au 18 avril pour tester un vélo tandem qu’ils ont fait construire.
Géraldine Le Merrer (droite) Simon Farre (gauche) s’entraînent pour l’épreuve de course à pied à La Réunion.
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© Gwenael Bertaut
“Moi je serai les bras et elle les jambes. On va devoir gérer la partie coordination et gestion des trajectoires”, explique-t-il. Ce projet à deux est une configuration très rare dans une telle compétition. “C’est l’occasion de montrer qu’on peut partager ces moments entre valides et personnes en situation de handicap. (…) Je suis convaincu que le sport est une manière de réunir tout le monde peu importe l’âge, peu importe les conditions physiques”, ajoute-t-il.
Les deux athlètes vont parcourir 3,8 kilomètres à la nage pour l’Ironman Tours Métropole. Ici, ils sont en entraînement à La Réunion.
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© Gwenael Bertaut
Pour moi, tout le monde est capable de faire énormément de choses. Que ce soient les personnes valides ou en situation de handicap, il y a plein de moments où on se dit qu’on ne peut pas et avec de la préparation on est capable de plus de choses que ce qu’on croit.
Simon FarreSportif de haut-niveau
Avec un volume hebdomadaire de cinq entraînements par semaine, les journées de Simon sont bien remplies. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir encore des idées en tête. Déjà, bien sûr, finir et “passer un moment inoubliable”, lors de l’Ironman Tours Métropole où 15 heures de courses estimées les attendent.
Et ensuite ? “Si la fédération de triathlon, après l’Ironman, est d’accord pour me faire passer des tests, pourquoi pas participer aux Jeux Paralympiques de 2030…” Le message sera-t-il entendu ?
Simon Farre : Le Paraplégiques qui Détruit les Barrières, Pas les Promesses
Un sportif paraplégique s’attaque à l’Ironman, mais que fait-on pour rendre le sport accessible à tous ?
Simon Farre, ce Chalonnais d’adoption, ne se contente pas de briser des records, il brise aussi des stéréotypes. Champion du monde de CrossFit et ancien joueur de basket fauteuil, il se lance dans un nouveau défi : terminer l’Ironman Tours Métropole en duo handi-valide. Mais derrière cette belle histoire de dépassement de soi, que nous dit réellement la société sur l’inclusion des personnes en situation de handicap ?
Ce qui se passe réellement
Depuis six mois, Simon Farre se prépare pour l’Ironman, un triathlon de l’extrême qui comprend 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et un marathon de 42,2 kilomètres. En duo avec Géraldine Le Merrer, une ultratriathlète, ils s’attaquent à un défi rare. Simon, paraplégique de naissance, a toujours voulu prouver qu’il n’est pas juste « le pauvre petit handicapé ». Sa carrière sportive est un parcours semé d’embûches, mais il a toujours su rebondir.
Pourquoi cela dérange
La réalité est que, malgré les exploits de Simon, le monde du sport reste largement inaccessible pour beaucoup. Les infrastructures, les équipements adaptés et le soutien financier sont souvent absents. Alors que Simon et Géraldine s’entraînent, combien d’autres sportifs en situation de handicap sont laissés pour compte ?
Ce que cela implique concrètement
Le défi de Simon est une belle vitrine pour le sport inclusif, mais il soulève aussi des questions sur les politiques publiques. Pourquoi les initiatives pour rendre le sport accessible ne sont-elles pas plus soutenues ? Les promesses d’inclusion sont souvent des mots en l’air, tandis que les athlètes comme Simon doivent se battre pour chaque mètre parcouru.
Lecture satirique
Les discours politiques sur l’inclusion sont souvent déconnectés de la réalité. On nous promet des « sociétés inclusives », mais les faits montrent que les personnes en situation de handicap sont souvent laissées sur le banc de touche. Pendant que Simon nage, pédale et court, les décideurs se prélassent dans leurs fauteuils confortables, loin des véritables défis.
Effet miroir international
À l’étranger, des pays comme les États-Unis et la Russie affichent aussi des discours d’inclusion, mais la réalité est tout autre. Les athlètes paralympiques y sont souvent confrontés à des défis similaires, et les politiques d’inclusion sont souvent des façades. Loin des belles promesses, la lutte pour l’égalité des droits continue.
À quoi s’attendre
Simon Farre espère non seulement finir l’Ironman, mais aussi attirer l’attention sur les inégalités persistantes. Si la fédération de triathlon l’entend, peut-être qu’il pourra même participer aux Jeux Paralympiques de 2030. Mais pour cela, il faudra plus que des mots : il faudra des actions concrètes.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

À l’heure où Simon Farre se prépare à réaliser un exploit, il est temps de se demander si nous sommes prêts à soutenir tous les Simon de ce monde, ou si nous préférons rester spectateurs de leur lutte.
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