Silence, on tue : la marche de Schaerbeek et l’indifférence politique

200 personnes se sont rassemblées à Schaerbeek pour honorer Gloria, 24 ans, victime d’un féminicide. Pendant ce temps, les politiques continuent de jouer à cache-cache avec la réalité.

Samedi après-midi, une marche silencieuse a eu lieu à Schaerbeek, en hommage à Gloria, une jeune femme tragiquement tuée par son ex-compagnon. Ce rassemblement, qui a attiré environ 200 participants, visait à mettre en lumière les féminicides en Belgique, qui, selon Stop Féminicide, se chiffrent déjà à quatre depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui, à ce rythme, pourrait bientôt faire de la Belgique le champion européen des violences faites aux femmes.

Ce qui se passe réellement

Réunis devant l’appartement de la victime, les participants ont exprimé leur émotion. Le père de Gloria, Pascal, a pris la parole pour remercier les personnes présentes, connues ou non de la famille. Il a rappelé que la marche n’était pas organisée uniquement pour sa fille, mais aussi pour toutes les autres victimes. « On a envie que ça n’arrive plus », a-t-il affirmé. « Cette marche est faite pour ça, pour éveiller les politiques ».

Des personnalités politiques schaerbeekoises, dont Bernard Clerfayt (DéFI) et Isabelle Durant (Ecolo), ont été aperçues dans le cortège, comme si leur présence pouvait compenser leur inaction. Une rose blanche à la main, les participants ont quitté le domicile de Gloria pour un parcours encadré par la police, portant des pancartes avec des messages tels que « Justice pour Gloria » et « Féminicide = urgence nationale ».

Pourquoi cela dérange

Ce rassemblement met en lumière une incohérence flagrante : les discours politiques sur la lutte contre les violences faites aux femmes sont souvent aussi creux que les promesses de campagne. Pendant que des marches se tiennent, les politiques semblent plus préoccupés par leur image que par des solutions concrètes. Le père de Gloria a dû modifier l’itinéraire de la marche pour s’assurer que le message soit entendu, un geste qui souligne l’absence de véritable engagement de la part des élus.

Ce que cela implique concrètement

Les féminicides ne sont pas des statistiques, mais des vies brisées. Chaque chiffre représente une histoire tragique, une famille dévastée. Pourtant, les politiques continuent de tergiverser, comme si le problème pouvait se résoudre par des discours bien rodés et des apparitions médiatiques. La réalité est que tant que les mesures concrètes ne seront pas mises en place, le cycle de la violence continuera.

Lecture satirique

Il est ironique de voir des élus se joindre à une marche pour la justice tout en restant sourds aux cris de désespoir qui résonnent dans les rues. « On est là pour vous soutenir », semblent-ils dire, tout en s’asseyant sur leurs promesses de campagne. La déconnexion entre leurs discours et la réalité est aussi palpable qu’un coup de poing dans l’estomac.

Effet miroir international

En observant la situation en Belgique, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires à l’étranger. Aux États-Unis, les droits des femmes sont régulièrement remis en question, tandis qu’en Russie, les violences domestiques sont souvent minimisées. La Belgique, en se contentant de marches symboliques, risque de suivre cette pente glissante vers l’indifférence.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à voir de plus en plus de marches silencieuses, mais peu d’actions concrètes. Les politiques devront bientôt choisir entre continuer à faire du bruit ou réellement agir pour protéger les femmes.

Sources

Source : www.lalibre.be

Visuel — Source : www.lalibre.be
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