Silence assourdissant au Liban : quand la guerre devient une routine

Ebel es-Saqi, village fantôme, témoigne d’une guerre qui s’éternise, laissant derrière elle des maisons vides et des promesses oubliées.

Tout est calme, trop calme, comme si la vie elle-même avait décidé de prendre des vacances prolongées. Sur la route menant à Ebel es-Saqi, dans le gouvernorat de Nabatieh, les rares voitures croisées semblent être des mirages. La guerre, elle, est bien présente, matérialisée par des maisons détruites qui rappellent à chaque instant la brutalité d’un conflit qui ne connaît pas de trêve. Les troupes israéliennes, après avoir fait leur entrée par les airs, ont désormais investi le sol libanais, comme si le pays était devenu un terrain de jeu pour géants belliqueux.

Ce qui se passe réellement

Le but avoué ? La mainmise sur le territoire au sud du Litani, fleuve qui serpente à une trentaine de kilomètres de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban. C’était le 2 mars, un jour comme un autre pour les occupants, mais un jour qui a marqué un tournant pour Ebel es-Saqi, juste en face de Khiam, symbole de l’occupation israélienne de 1982 à 2000. À 800 mètres d’altitude, cette localité est un point stratégique pour quiconque désire contrôler le Liban méridional.

Une population devenue invisible

Le calme est troublé par un bruit sourd, semblable à une presse géante, annonçant l’arrivée d’une armée dont la mission se résume en trois mots : écraser, tuer, détruire. Israël, visiblement lassé des guerres à huis clos, semble vouloir faire de chaque conflit un spectacle grandiose. Ebel es-Saqi, peut-être épargnée pour l’instant en raison de sa population chrétienne et druze, n’est en réalité qu’une extension de Khiam, un vallon qui les unit.

La population, elle, a disparu. « Les Israéliens sont là, pratiquement dans la ville, » tonne le maire, Georges Rahal. « On ne sait plus où on en est. Va-t-on être bombardé ? Occupés ? » Des 454 maisons, seules 181 sont encore habitées. Un véritable record de l’invisibilité.

Pourquoi cela dérange

Ce silence assourdissant est le reflet d’une réalité tragique : la guerre a transformé des vies en ombres. Les promesses de paix et de sécurité semblent aussi vides que les maisons abandonnées. La question qui se pose est : où sont passés les discours politiques qui promettaient un avenir radieux ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des familles déplacées, des vies brisées, et un territoire qui se vide de ses habitants. Le calme apparent cache une tension palpable, une épée de Damoclès suspendue au-dessus des têtes. Les habitants se demandent si leur village sera le prochain sur la liste des cibles.

Lecture satirique

Les discours politiques, souvent déconnectés de la réalité, semblent se nourrir de cette invisibilité. Promettre la paix tout en bombardant des villages, c’est un peu comme dire que l’on veut un jardin fleuri tout en arrosant les plantes avec du désherbant. La contradiction est flagrante, et pourtant, elle passe inaperçue dans le tumulte des déclarations officielles.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres régimes autoritaires qui, eux aussi, semblent adeptes de la stratégie du « tout pour la façade ». Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours de paix cachent souvent des intentions bien plus sombres. La guerre, après tout, est un excellent moyen de détourner l’attention des problèmes internes.

À quoi s’attendre

Les tendances visibles laissent présager une intensification des conflits. Si la guerre est devenue une routine, il est à craindre qu’elle ne se transforme en un cycle sans fin, où les promesses de paix ne sont que des mots vides, perdus dans le bruit des bombardements.

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
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