Les connexions aux systèmes satellitaires Starlink et Starshield restent limitées dans plusieurs secteurs du front ukrainien, selon Volodymyr Zelensky. Le président affirme que les équipements cessent de fonctionner à des vitesses comprises entre 130 et 161 km/h, ce qui affecte la logistique et l’emploi de certains drones.

Des drones intercepteurs concernés
Dans un message publié sur X le lundi 19 octobre, Volodymyr Zelensky a indiqué que ces limites ralentissaient les déplacements logistiques au front et réduisaient les possibilités d’utilisation de plusieurs types de drones. Il a notamment évoqué les appareils ukrainiens chargés d’intercepter les drones russes à réaction, dont la vitesse peut atteindre 600 km/h.
Le président ukrainien estime que le sujet doit être de nouveau abordé avec les partenaires de Kiev. La rapidité, a-t-il souligné, est déterminante pour protéger des vies.
Des restrictions déjà signalées
Des sources ukrainiennes avaient fait état de restrictions la semaine précédente. Selon les éléments rapportés, la connexion entre un satellite et une antenne pouvait être interrompue lorsque celle-ci dépassait environ 160 km/h, compliquant certaines missions de drones intercepteurs ainsi que des frappes de moyenne portée.
Kiev a accusé Washington de limiter délibérément les vitesses auxquelles le réseau de SpaceX peut être utilisé efficacement. Cette accusation est intervenue après des critiques de Donald Trump visant les frappes ukrainiennes contre des raffineries russes. La source ne rapporte pas de confirmation indépendante de cette intention.
L’Ukraine s’appuie sur les systèmes de SpaceX pour les communications sur le champ de bataille, les frappes de moyenne portée contre les territoires occupés par la Russie et l’utilisation de drones intercepteurs. Elle utilise aussi le service civil Starlink, mais pas pour des opérations militaires, précise franceinfo.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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