Voilà un constat qui n’a pas l’air de préoccuper les va-t-en-guerre et autres spéculateurs sur les hydrocarbures. Une étude parue dimanche 5 avril dans la revue Nature alerte sur le fait que les sécheresses extrêmes vont s’aggraver dans de nombreuses régions du monde : la moitié de la planète y serait exposée d’ici à la fin du siècle. « Nos résultats mettent en évidence des régions présentant des risques de sécheresse potentiellement plus élevés et plus précoces que prévu pour les sociétés et les écosystèmes », mettent en garde les auteurs de l’étude.

Changement climatique oblige, ces phénomènes pourraient être 42 à 44 % plus longs que jusqu’alors, soit une hausse d’au moins 5 jours du nombre maximal de jours secs consécutifs sur une année au niveau mondial. « Dans certaines régions, cette augmentation pourrait atteindre 45 jours », ajoutent-ils.

Les pays du pourtour méditerranéen, le sud-ouest de l’Amérique du Nord, l’Amazonie, l’Indonésie, l’Afrique australe ou encore Madagascar sont en première ligne. À l’inverse, la Russie ou le centre-est du continent africain pourraient connaître des périodes de sécheresse plus courtes, avec une hausse significative des précipitations.

Un été 2026 à hauts risques

Si ces prévisions font craindre le pire, l’urgence est déjà de mise. Après une année 2025 marquée par des températures démentes, 2026 pourrait bien atteindre un nouveau cap. Les modèles récents du Centre européen de prévision météorologique (ECMWF) ont estimé à 98 % la probabilité d’un El Niño modéré d’ici août, à 80 % celle que cet événement soit fort, et même à 22 % que le plus calamiteux des scénarios, appelé « Super El Niño », survienne.

Cela signifie un réchauffement anormal de la température à la surface de l’eau dans la partie centrale et orientale de l’océan Pacifique et donc un dérèglement météorologique au niveau global, augmentant le risque d’inondations dévastatrices, de tempêtes, ou encore de sécheresses de longue durée.

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Sécheresses extrêmes : la planète en mode « sèche » et les va-t-en-guerre en vacances

Une étude alarmante révèle que d’ici la fin du siècle, la moitié de la planète pourrait souffrir de sécheresses extrêmes. Mais qui s’en soucie vraiment ?

Voilà un constat qui n’a pas l’air de préoccuper les va-t-en-guerre et autres spéculateurs sur les hydrocarbures. Une étude parue dimanche 5 avril dans la revue Nature alerte sur le fait que les sécheresses extrêmes vont s’aggraver dans de nombreuses régions du monde : la moitié de la planète y serait exposée d’ici à la fin du siècle. « Nos résultats mettent en évidence des régions présentant des risques de sécheresse potentiellement plus élevés et plus précoces que prévu pour les sociétés et les écosystèmes », mettent en garde les auteurs de l’étude.

Ce qui se passe réellement

Changement climatique oblige, ces phénomènes pourraient être 42 à 44 % plus longs que jusqu’alors, soit une hausse d’au moins 5 jours du nombre maximal de jours secs consécutifs sur une année au niveau mondial. « Dans certaines régions, cette augmentation pourrait atteindre 45 jours », ajoutent-ils. Les pays du pourtour méditerranéen, le sud-ouest de l’Amérique du Nord, l’Amazonie, l’Indonésie, l’Afrique australe ou encore Madagascar sont en première ligne. À l’inverse, la Russie ou le centre-est du continent africain pourraient connaître des périodes de sécheresse plus courtes, avec une hausse significative des précipitations.

Un été 2026 à hauts risques

Si ces prévisions font craindre le pire, l’urgence est déjà de mise. Après une année 2025 marquée par des températures démentes, 2026 pourrait bien atteindre un nouveau cap. Les modèles récents du Centre européen de prévision météorologique (ECMWF) ont estimé à 98 % la probabilité d’un El Niño modéré d’ici août, à 80 % celle que cet événement soit fort, et même à 22 % que le plus calamiteux des scénarios, appelé « Super El Niño », survienne.

Cela signifie un réchauffement anormal de la température à la surface de l’eau dans la partie centrale et orientale de l’océan Pacifique et donc un dérèglement météorologique au niveau global, augmentant le risque d’inondations dévastatrices, de tempêtes, ou encore de sécheresses de longue durée.

Pourquoi cela dérange

Les lobbies pétroliers, les politiciens en quête de votes et les climato-sceptiques semblent plus préoccupés par leur image que par la réalité. Pendant que la planète se dessèche, ces acteurs continuent de faire la danse du ventre pour les hydrocarbures, comme si le réchauffement climatique n’était qu’une blague de mauvais goût.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes sont alarmantes : des millions de personnes pourraient se retrouver sans eau potable, des écosystèmes entiers risquent de s’effondrer, et les conflits pour les ressources pourraient exploser. Mais bon, tant que les profits continuent de couler à flots, qui se soucie des sécheresses ?

Lecture satirique

Les promesses des dirigeants de lutter contre le changement climatique semblent aussi solides qu’un château de sable. Pendant qu’ils prêchent la vertu écologique, ils continuent de soutenir des industries polluantes. Ironie du sort, les mêmes qui nous parlent de « développement durable » sont souvent ceux qui mettent en avant des projets destructeurs pour l’environnement.

Effet miroir international

À l’étranger, les politiques autoritaires, comme celles de certains dirigeants aux États-Unis ou en Russie, montrent que la déconnexion entre discours et réalité est un phénomène mondial. Pendant que les populations souffrent, les élites continuent de jouer à la roulette russe avec notre avenir.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à des étés de plus en plus chauds et secs, avec des conséquences catastrophiques pour l’humanité. Les promesses de changement ne suffiront pas à éteindre le feu qui couve sous la cendre.

Sources

Source : www.humanite.fr

Climat : pourquoi les sécheresses extrêmes ravageront la moitié de la planète
Visuel — Source : www.humanite.fr
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