Depuis le début du mois de mars, une expérimentation est en cours sur le réseau de transports de la Stas. Des réservistes de la police nationale, ainsi que de la gendarmerie, patrouillent dans les tramways, bus et trolleys du réseau, afin de sécuriser les usagers et le personnel. Un dispositif inédit dans le pays, qui pourrait faire des émules…
Table Of Content
- Une atteinte à l’intégrité physique tous les deux jours
- 232 000 euros d’investissement
- Ce qui se passe réellement
- Une atteinte à l’intégrité physique tous les deux jours
- 232 000 euros d’investissement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources

Nous vous en parlions à la fin du mois de novembre dernier. L’expérimentation a donc commencé dans les transports en commun du réseau Stas.
A l’origine, c’est une demande de l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau auprès des préfectures fin 2024 qui a tout déclenché. Demande consistant à dénicher des innovations localisées anti-délinquances sur quatre thèmes dont la sécurité dans les transports. Début 2025, émerge l’idée de fournir des réservistes de la Police Nationale et de la Gendarmerie pour des interventions dans le réseau Stas. Proposition a donc été faite au maire d’expérimenter l’idée à Saint-Etienne. C’est désormais chose faite, depuis le début du mois de mars, sur le réseau Stas. Ce mercredi 8 avril, la presse était invitée à découvrir ce dispositif unique en France, directement dans les transports.
Une atteinte à l’intégrité physique tous les deux jours
Unique parce qu’il réunit policiers et gendarmes au sein d’une seule brigade afin que toutes les zones puissent être concernées, qu’elles relèvent de la Police ou de la Gendarmerie. Unique également parce qu’il s’appuie uniquement sur des réservistes, soit des personnes dont ce n’est pas l’activité principale. Avec nous ce mercredi après-midi par exemple, un gendarme réserviste kinésithérapeute.
« Cela leur permet de se former et de monter en compétences, et de recentrer les effectifs sur d’autres missions, pointe Yves Cellier, Directeur interdépartemental de la police nationale. L’idée vient du constat qu’il y a deux faits de délinquance par jour et une atteinte à l’intégrité physique tous les deux jours dans les transports ». Et d’ajouter que dans ce contexte, difficile de faire la promotion des mobilités douces. S’il est prématuré de dresser un premier bilan, les retours des usagers sont positifs. Du côté de la brigade, des saisies de stupéfiants ainsi que d’armes blanches ont déjà été effectués, et des personnes recherchés appréhendées.
232 000 euros d’investissement
Toujours en binôme, les patrouilles sont déployées deux jours par semaine avec des zones priorisées. D’ici une quinzaine de jours, ce sera trois fois par semaine. « Je suis fier que Saint-Etienne soit de nouveau à la pointe de l’innovation et de l’expérimentation, de façon à ce que nous puissions faire école dans d’autres villes, a déclaré Régis Juanico, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole. Nous allons proposer un élargissement du dispositif de façon à avoir beaucoup plus de patrouilles, et que Métropole participe au financement. C’est un investissement utile pour nos concitoyens. Nous avons besoin d’une ville plus sûre, plus propre, et pour cela nous avons besoin des forces de l’ordre ». Pour l’heure, c’est la Ville de Saint-Etienne qui porte cet investissement, à hauteur de 232 000 euros.
Saint-Étienne : La sécurité dans les transports, ou comment faire d’un tramway un terrain d’entraînement pour réservistes
Depuis le début du mois de mars, la Stas a décidé de transformer ses tramways en véritables zones de patrouille, avec des réservistes de police et de gendarmerie. Une initiative qui pourrait bien faire des émules… ou des cauchemars.
Nous vous en parlions déjà en novembre dernier : l’expérimentation de sécurité dans les transports en commun de Saint-Étienne est désormais lancée. À l’origine de cette brillante idée, l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a demandé aux préfectures de dénicher des innovations anti-délinquance. En 2025, l’idée de faire appel à des réservistes a germé, et voilà comment Saint-Étienne se retrouve avec des gendarmes en uniforme, mais pas toujours en service, patrouillant dans ses tramways.
Ce qui se passe réellement
Ce dispositif, unique en France, réunit policiers et gendarmes dans une seule brigade, mais repose uniquement sur des réservistes. On y croise même un gendarme kinésithérapeute, parce que pourquoi pas ? Yves Cellier, Directeur interdépartemental de la police nationale, nous explique que cette initiative vise à lutter contre les deux faits de délinquance quotidiens et les atteintes à l’intégrité physique tous les deux jours. En gros, si vous pensiez que prendre le tram était un moment de détente, détrompez-vous !
Une atteinte à l’intégrité physique tous les deux jours
Les retours des usagers sont « positifs », comme on dit dans le jargon. Mais à quel prix ? Des saisies de stupéfiants et d’armes blanches ont déjà été effectuées, ce qui est rassurant, mais cela ne fait pas de Saint-Étienne une ville de vacances. En attendant, la promotion des mobilités douces semble être mise sur la touche. Qui a besoin de vélos quand on peut avoir des réservistes en patrouille ?
232 000 euros d’investissement
Et pour couronner le tout, la Ville de Saint-Étienne a investi 232 000 euros dans ce projet. Le maire, Régis Juanico, se félicite de cette « innovation » qui pourrait faire école dans d’autres villes. Mais à quel prix ? Une ville plus sûre, plus propre, et pour cela, il nous faut des forces de l’ordre. On se demande juste si ce n’est pas un peu trop cher payé pour un sentiment de sécurité qui pourrait bien être illusoire.
Pourquoi cela dérange
Cette initiative soulève des questions sur l’efficacité réelle de ces patrouilles. Est-ce que la présence de réservistes va réellement dissuader les délinquants ? Ou est-ce juste une manière de donner l’illusion d’une sécurité accrue, tout en détournant l’attention des véritables problèmes de fond ?
Ce que cela implique concrètement
Concrètement, cela signifie que les usagers des transports en commun devront s’habituer à croiser des réservistes, qui ne sont pas toujours des professionnels de la sécurité. Cela pourrait également créer un climat de méfiance et de peur, plutôt que de tranquillité.
Lecture satirique
En somme, cette initiative pourrait être vue comme une réponse à une crise de sécurité qui n’existe peut-être pas. En effet, si l’on regarde les chiffres, on pourrait se demander si ces patrouilles ne sont pas une manière de masquer des politiques publiques inefficaces. Comme si, en ajoutant des réservistes dans les tramways, on pouvait faire disparaître les problèmes de fond.
Effet miroir international
Cette situation rappelle étrangement certaines dérives autoritaires à l’étranger, où la sécurité est souvent mise en avant pour justifier des mesures de contrôle. On pense notamment aux États-Unis, où la militarisation de la police est devenue la norme. Espérons que Saint-Étienne ne suive pas cette voie.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que d’autres villes s’inspirent de ce modèle. Mais cela pourrait aussi mener à une banalisation de la surveillance dans l’espace public, où la sécurité prime sur les libertés individuelles. À suivre…
Sources
Source : www.if-saint-etienne.fr



