Saint-Denis : Quand le racisme se met en prime time
Une manifestation contre le racisme à Saint-Denis, et pourtant, les discours racistes continuent de faire le show à la télé.
Table Of Content
Ce samedi, Saint-Denis, bastion de la diversité, a vu défiler des manifestants contre le racisme. Ironie du sort, le nouveau maire, Bally Bagayoko, a récemment été la cible de propos racistes, notamment sur la chaîne CNews. Le psychologue Jean Doridot, en interview, a jugé bon de rappeler que l’être humain « faisait partie de la famille des grands singes ». Un bel exemple de la « science » à la sauce Bolloré.
Ce qui se passe réellement
Les propos tenus sur CNews, propriété de Vincent Bolloré, n’ont pas manqué de faire réagir. Le Journal du Dimanche s’indigne de ce qu’il appelle « la grande fabrique du mensonge » et « l’hystérisation du débat ». En effet, la chaîne serait « prise d’assaut » par des responsables politiques, appelant à sa censure. Mais le JDD choisit de ne pas citer les propos racistes, préférant défendre CNews comme une « utilité précieuse » pour « simplifier le débat ».
Machine à cash
Dans un autre registre, Le Point s’attaque à la fortune du président américain, Donald Trump. « Donald Trump : le grand braquage », titre l’hebdomadaire. Les États-Unis, kleptocratie en devenir ? Les politologues Alexander Cooley et Daniel Nexon affirment que Trump a instrumentalisé la politique étrangère pour accroître sa fortune personnelle. La Maison-Blanche, une véritable machine à cash pour le clan Trump.
Un modèle pour les populistes
En Europe, tous les regards sont tournés vers la Hongrie, où Viktor Orban pourrait essuyer une défaite électorale. Un événement qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières hongroises. Orban, le « saboteur en chef » de l’Union européenne, incarne un modèle de « démocratie illibérale » pour les populistes du monde entier.
Résister à Trump
Donald Trump, omniprésent, suscite des inquiétudes. Pierre Haski, dans le Nouvel Obs, s’interroge : « Pourquoi nos pays ne disent-ils pas plus haut et fort que nous ne l’acceptons pas ? » La prudence verbale des Européens les rend complices d’un apprenti despote. La guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, sans consultation des alliés de l’OTAN, en est un exemple frappant.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes : d’un côté, des manifestations contre le racisme, de l’autre, des discours qui le nourrissent. La télévision, censée être un vecteur d’information, devient un outil de désinformation.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un climat de tension raciale exacerbé, une banalisation des discours haineux, et une société qui se divise davantage.
Lecture satirique
Les promesses des politiques de lutte contre le racisme se heurtent à la réalité d’un débat public dégradé. La télévision, au lieu d’élever le niveau, le rabaisse à des discours de caniveau.
Effet miroir international
Les dérives autoritaires à l’étranger, comme celles de Trump ou Orban, trouvent un écho dans les discours de certains médias français. La banalisation de la haine n’est pas qu’un phénomène local, elle s’inscrit dans une tendance mondiale inquiétante.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, la banalisation du racisme et des discours haineux pourrait devenir la norme, entraînant des conséquences désastreuses pour la cohésion sociale.



