Lancée de longue date, l’idée du kiosque des arts multi-activités se concrétise à Romilly-sur-Andelle (Eure).
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Si le gros des travaux est terminé, quelques finitions sont encore à réaliser avant de voir ouvrir les lieux qui accueilleront les rendez-vous festifs municipaux et associatifs.
Plusieurs mois de travaux et de réunions
Mais si aujourd’hui le kiosque se dresse devant la bibliothèque, il a nécessité plusieurs mois de travaux et de (nombreuses) réunions de coordination. Comme celle de la mi-mars à laquelle nous avons assisté.
« Pour les gros chantiers, ces réunions sont organisées chaque semaine »
Avant de se rendre sur le chantier, les élus, agents et entreprises se retrouvent en salle du conseil. L’objectif : faire le point sur les travaux, régler d’éventuels problèmes et coordonner les actions suivantes.

À la manœuvre Marie-Josèphe Bescond, architecte en charge de la conception et du suivi du chantier. À ses côtés, Jean-Luc Romet, les élus Frédéric Vieux et Pascale Simon, Gaëlle Pouchet-Rivette responsable du service urbanisme, mais aussi Aline Bachelet, vice-présidente de la Communauté de communes marraine de la structure (lire ci-dessous).
En face, les représentants de deux des trois sociétés, Alma (ossature charpente métallique et couverture aluminium) et Liebault (fondation, terrassement et gros œuvre). La société Duchesne (électricité) ne pouvait être présente ce jour-là.
Un chantier à 200 000 €
La construction du kiosque est chiffrée au total à 188 781,71 € HT (travaux, frais de maîtrise d’œuvre et missions de sécurité).
La commune a obtenu une subvention de 75 512,68 € (40 %) de la part de l’État via la Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux (DETR). Le reste à charge pour la commune étant pour l’heure de 113 269,03 €.
La commune a lancé une demande de subvention pour obtenir un soutien financier au titre du dispositif Leader (fonds européen) qui pourrait atteindre 60 000 € et ainsi encore diviser par deux la facture de la commune.
Coordonner pour éviter les retards
Pendant plus d’une demi-heure, les échanges s’enchaînent, les entreprises détaillent ce qu’elles viennent de réaliser ou vont faire… L’objectif est de régler tout type de problème qui pourrait enrayer l’avancer du chantier.
Une tranchée pas encore construite, mais nécessaire pour que l’entreprise suivante commence à œuvrer, une tôle fixée mais qui devra être enlevée pour permettre le passage de câblage, pose de l’enrobé… tel un maître de ballet l’architecte demande à chacun de s’adapter. Rien ne doit allonger les délais de livraison. Un point est aussi fait sur le paiement des factures aux entreprises.

Direction ensuite, le chantier. L’occasion pour chacun de pouvoir se tenir pour la première fois au centre du kiosque alors que les équipes s’activent tout autour.
« Le kiosque des arts multi-activités a été imaginé pour recevoir un orchestre de huit à quinze musiciens ou accueillir une exposition extérieure de peinture, de toutes autres formes d’art mais aussi des activités diverses. »
Il ne reste donc plus que quelques semaines à attendre.
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Romilly-sur-Andelle : Un Kiosque des Arts ou un Monument à l’Inertie Politique ?
À Romilly-sur-Andelle, le kiosque des arts multi-activités est enfin sur le point d’ouvrir, mais derrière cette façade festive se cache une réalité bureaucratique qui laisse à désirer.
Ce qui se passe réellement
L’idée du kiosque des arts multi-activités, lancée il y a longtemps, se concrétise enfin à Romilly-sur-Andelle, en Eure. Si le gros des travaux est terminé, il reste encore quelques finitions à réaliser avant que ce lieu censé accueillir des événements festifs municipaux et associatifs ne voit le jour. Mais, oh surprise, il a fallu plusieurs mois de réunions et de coordination pour en arriver là ! Jean-Luc Romet, le maire, nous assure que « pour les gros chantiers, ces réunions sont organisées chaque semaine ». Qui aurait cru qu’il fallait tant de temps pour construire un kiosque ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des questions sur l’efficacité de la gestion locale. Pendant que les élus se réunissent pour discuter des tranchées et des câblages, les habitants attendent avec impatience un espace qui aurait dû être opérationnel depuis longtemps. La bureaucratie semble avoir pris le pas sur l’initiative, et le kiosque, au lieu d’être un symbole de créativité, devient un monument à l’inefficacité.
Ce que cela implique concrètement
Le coût total de la construction s’élève à 188 781,71 € HT, dont 75 512,68 € proviennent d’une subvention de l’État. Le reste, soit 113 269,03 €, reste à la charge de la commune, qui espère encore obtenir une aide européenne pour alléger la facture. Pendant ce temps, les citoyens se demandent si cet investissement en vaut vraiment la peine, surtout lorsque l’on voit le temps qu’il a fallu pour arriver à ce stade.
Lecture satirique
Le discours politique autour de ce projet est plein de promesses. « Le kiosque des arts multi-activités a été imaginé pour recevoir un orchestre de huit à quinze musiciens », déclare Romet. Mais où sont ces musiciens ? Peut-être sont-ils coincés dans une réunion de coordination, eux aussi. Le décalage entre les promesses et la réalité est frappant. Au lieu d’un lieu vibrant de culture, on a un chantier qui semble plus préoccupé par les délais que par l’art.
Effet miroir international
En regardant au-delà de Romilly-sur-Andelle, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires à l’étranger, où la bureaucratie et l’inefficacité règnent en maîtres. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les projets qui devraient servir le peuple sont souvent entravés par des décisions absurdes. À Romilly, il semble que nous ayons notre propre version de cette dérive.
À quoi s’attendre
Si les choses continuent sur cette lancée, il est raisonnable de penser que le kiosque des arts pourrait devenir un autre symbole de l’inefficacité politique. Les habitants devront-ils encore attendre des mois pour voir leur espace culturel prendre vie ? Une chose est sûre : la patience des citoyens a des limites.
Sources




