Rima Hassan (ici en 2024) est sortie de garde à vue et devra être jugée en juillet.

ANTONIN UTZ / AFP

Rima Hassan (ici en 2024) est sortie de garde à vue et devra être jugée en juillet.

EN BREF Rima Hassan, eurodéputée LFI, est convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour « apologie de terrorisme en ligne » après un tweet sur Kozo Okamoto.
La garde à vue s’est déroulée sans incident, mais son avocat dénonce des fuites médiatiques indignes.
L’eurodéputée a annoncé vouloir s’exprimer davantage lors d’une conférence de presse prévue ce vendredi

Fin de garde à vue pour l’eurodéputée LFI, Rima Hassan. Elle a été remise en liberté dans la soirée de jeudi 2 avril et devra désormais s’expliquer devant la justice. Le parquet de Paris a annoncé qu’une convocation lui avait été remise pour comparaître le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel. Elle sera jugée pour « apologie de terrorisme commise en ligne », en lien avec un message publié fin mars.

Le tweet en question, supprimé depuis, faisait référence à Kozo Okamoto. Ce dernier est le seul survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à l’aéroport israélien de Lod-Tel Aviv, qui avait fait 26 morts.

Accompagné de drapeaux du Japon et de la Palestine, le tweet de Rima Hassan reprenait des propos qui lui sont attribués : « Kozo Okamoto : J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ».

Rima Hassan s’était présentée jeudi matin à la police judiciaire sur convocation, avant d’être placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête de flagrance. Le parquet précise que cette procédure ne nécessitait pas de levée préalable de son immunité parlementaire.

À sa sortie, son avocat, Me Vincent Brengarth, a indiqué que « la garde à vue est terminée » et que sa cliente était « libre ». L’eurodéputée a annoncé vouloir s’exprimer davantage lors d’une conférence de presse prévue ce vendredi, ont rapporté plusieurs journalistes présents sur place.

Selon son conseil, la mesure s’est déroulée dans de bonnes conditions. Rima Hassan a évoqué des enquêteurs « très corrects ». L’avocat a en revanche dénoncé des « fuites » dans la presse, qu’il juge « parfaitement indignes », et a indiqué espérer l’ouverture d’une enquête sur ce point.

Lors de la fouille de ses effets personnels, les enquêteurs ont découvert des substances présentées comme du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse. Le parquet précise que ces éléments feront l’objet d’une procédure distincte.

Rima Hassan : Quand l’apologie de la résistance devient un délit

L’eurodéputée LFI Rima Hassan, après un tweet sur Kozo Okamoto, se retrouve convoquée devant la justice pour « apologie de terrorisme en ligne ». Une situation qui soulève des questions sur la liberté d’expression et les incohérences du discours politique.

Fin de garde à vue pour l’eurodéputée LFI, Rima Hassan. Remise en liberté, elle devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 7 juillet prochain. Le parquet de Paris l’accuse d’« apologie de terrorisme commise en ligne » suite à un tweet controversé sur Kozo Okamoto, le seul survivant d’un attentat meurtrier de 1972. Le tweet, supprimé depuis, évoquait la résistance face à l’oppression, un message qui, visiblement, ne passe pas inaperçu dans les couloirs du pouvoir.

Ce qui se passe réellement

Rima Hassan a été placée en garde à vue après s’être présentée à la police judiciaire. Son tweet, qui faisait référence à Kozo Okamoto, a été interprété comme une glorification du terrorisme. En effet, Okamoto est connu pour son rôle dans un attentat qui a causé la mort de 26 personnes. Dans son message, elle citait : « Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ». Un propos qui a visiblement choqué les autorités, mais qui soulève aussi des questions sur la définition même de l’apologie.

Pourquoi cela dérange

Ce qui dérange ici, c’est l’incohérence d’un système qui prône la liberté d’expression tout en sanctionnant ceux qui osent évoquer la résistance face à l’oppression. En condamnant Rima Hassan, ne risque-t-on pas de créer un précédent dangereux ? La frontière entre l’expression politique et l’apologie du terrorisme semble de plus en plus floue, et cela pose la question de la véritable nature de notre démocratie.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette affaire pourraient être lourdes. Si Rima Hassan est condamnée, cela enverra un message clair : toute critique du système, même sous forme de résistance pacifique, peut être réprimée. Cela pourrait dissuader d’autres voix de s’exprimer, par peur de représailles judiciaires. Une dérive qui rappelle les temps sombres où la dissidence était étouffée.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que les gouvernements se targuent de défendre les droits humains et la liberté d’expression, ils semblent prêts à sacrifier ces valeurs sur l’autel de la sécurité. En condamnant un tweet, ils oublient que les mots peuvent être des armes, mais aussi des outils de changement. La promesse d’une démocratie ouverte se heurte à la réalité d’une répression déguisée.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, la lutte contre le terrorisme a souvent servi de prétexte pour restreindre les libertés individuelles. En Russie, critiquer le régime peut mener à des conséquences similaires. La France, en empruntant ce chemin, risque de se retrouver dans une spirale où la liberté d’expression est sacrifiée au nom de la sécurité.

À quoi s’attendre

À l’approche du procès, il sera intéressant de voir comment cette affaire évolue. Les réactions du public et des médias pourraient jouer un rôle crucial dans la défense de la liberté d’expression. Rima Hassan pourrait devenir le symbole d’une lutte contre une répression qui s’intensifie, ou au contraire, être la première d’une longue liste de voix réduites au silence.

Sources

Source : www.huffingtonpost.fr

Après sa garde à vue, Rima Hassan convoquée devant la justice pour « apologie de terrorisme commise en ligne »
Visuel — Source : www.huffingtonpost.fr
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