Rima Hassan, la députée européenne de La France insoumise (LFI), est convoquée au tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet puis le 16 septembre.

Le 7 juillet, Rima Hassan devra répondre d’apologie du terrorisme, sur Internet. Il s’agit de l’affaire pour laquelle elle était convoquée jeudi dernier à la direction de la police judiciaire. Episode dans lequel on aurait trouvé de la drogue dans son sac à main. L’accusation d’apologie du terrorisme repose sur la publication d’un tweet d’hommage à Kozo Okamoto, terroriste japonais auteur d’un massacre à Lod (Israël), en 1972, faisant 26 morts et 80 blessés. 

Pour la drogue, Rima Hassan prétend qu’elle est arrivée là par hasard. Mais une enquête est en cours pour « violation du secret de l’enquête« .

 

16 septembre : deux affaires

 

Le 16 septembre, Rima Hassan devra répondre d’apologie publique de crime ou délit. Elle a publié sur son compte Instagram une “story” commentée “one by one” dont Actu17 précise…

 

Elle accompagnait un article du site américain Mondoweiss titré « Hamas is hunting down groups in Gaza that collaborated with the Israeli army, one by one » (« Le Hamas traque un à un les groupes à Gaza qui ont collaboré avec l’armée israélienne »).

…L’article de Mondoweiss renvoyant lui-même à des vidéos non censurées en lien avec l’exécution de civils gazaouis par le Hamas…

 

Ce même 16 septembre, Rima Hassan devra répondre de « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou délit » pour avoir publié le 8 mars 2025 “un carrousel de photographies provenant du compte @comitepalestineparis1 comprenant la photographie d’un tag « Dissoudre Nemesis à l’acide » prises lors d’une manifestation le 8 mars 2025 à Paris”, selon le parquet.

 

5 à 7  ans de prison

 

Bien entendu, les accusations sont susceptibles d’aboutir à une relaxe. Les peines encourues sont de 5 ans et 5.000€ d’amende pour l’apologie de crime ou délit ou la provocation à en commettre, de 7 ans de prison et 100.000€ d’amende pour apologie du terrorisme.

Rima Hassan : la Députée au Tribunal, entre Terrorisme et Insta Stories

La députée européenne de La France insoumise, Rima Hassan, convoquée au tribunal, interpelle non seulement la justice, mais aussi notre sens de l’absurde politique.

Rima Hassan s’apprête à prendre place devant le tribunal correctionnel de Paris, les 7 juillet et 16 septembre, avec une programmation digne d’un mauvais soap opera politique. En première ligne de cette performance judiciaire, l’accusation d’apologie du terrorisme, a priori préoccupante, mais à bien des égards révélatrice des contorsions du discours politique actuel.

Ce qui se passe réellement

Le 7 juillet, Rima Hassan devra répondre d’apologie du terrorisme en ligne. Cette accusation découle d’une publication sur Twitter, où elle rendait hommage à Kozo Okamoto, dont les exploits sanglants à Lod en 1972 ont causé la mort de 26 personnes et blessé 80 autres. Et si cela ne suffisait pas, un épisode encore plus rocambolesque survient : lors d’une convocation à la police judiciaire, de la drogue aurait été retrouvée dans son sac à main. « C’est tombé là par hasard », affirme-t-elle. Accusation de drogue ou de terrorisme, que choisirait-on dans une élection par un fait divers ?

16 septembre : deux affaires

Le 16 septembre, Rima Hassan sera à nouveau en scène, cette fois pour répondre de provocation publique à commettre un délit. Les réclamations de l’accusation se basent sur une « story » Instagram, où elle aurait commenté une publication du site Mondoweiss qui évoquait des exécutions de groupes à Gaza. Pour couronner le tout, elle devra également justifier un post avec un tag préoccupant : “Dissoudre Nemesis à l’acide”. Mais que fait le hashtag ? N’a-t-il pas le droit de s’exprimer sans être réprimé par ce tribunal des idées ?

5 à 7 ans de prison

Les éventuelles peines encourues évoquent un futur sombre : 5 ans et 5 000 € d’amende pour apologie de crime ou provocation, et jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende pour l’apologie du terrorisme. Tout cela pour quel(s) message(s) ? Un post Insta contesté et un hommage controversé, voilà la recette du chaos du XXIe siècle.

Pourquoi cela dérange

Rima Hassan incarne une contradiction vivante de notre époque : défendre des positions controversées, certes, mais dans un monde où les médias sociaux dictent les normes, contredire devient vite synonyme de terrorisme intellectuel. Que dit cela de notre société ? Elle est devenue le miroir de nos peurs et de nos a priori, tous amplifiés à travers un filtre numérique.

Ce que cela implique concrètement

Les répercussions de ces accusations ne sont pas à prendre à la légère. Elles mettent en lumière la fragilité de la liberté d’expression, où chaque mot, chaque image peut devenir une arme de destruction massive contre la démocratie. Un post controversé, une réflexion sur le mal, et voilà que l’individu se retrouve au ban de la société.

Lecture satirique

À l’heure où beaucoup se dressent contre des idéologies extrêmes, nous ne pouvons nous empêcher de sourire ironiquement face à ce cirque judiciaire. Quand des personnalités publiques doivent justifier leurs mots comme s’ils étaient des actes de violence, où se situe la frontière entre l’art du langage et le terrorisme de l’idée ? Le paradoxe devient ainsi une farce tragique, jouée sur la scène européenne qui ne fait qu’interroger notre capacité de penser librement.

Effet miroir international

Le cas de Rima Hassan rappelle des dérives similaires à l’étranger : aux États-Unis, où la liberté d’expression est sans cesse rediscutée, ou en Russie, où les dissidents traversent un champ de mines politiques pour faire entendre leur voix. Quel est le seuil d’acceptabilité dans la culture démocratique ? Y a-t-il encore une place pour les controverses dans ce monde où le conformisme semble être la seule voie acceptable ?

À quoi s’attendre

Le futur de Rima Hassan risque d’être aussi imprévisible que le cours de la politique française. Une relaxe semble possible, mais jusqu’à quel point la société se permettra-t-elle d’accueillir les dissonances qui, pourtant, enrichissent le débat public ? Reste à voir si cette affaire débouchera sur un débat plus large, ou si nous resterons prisonniers de notre peur du jugement.

Sources

Source : www.parisdepeches.fr

Rima Hassan : au tribunal en juillet et septembre
Visuel — Source : www.parisdepeches.fr
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