Rima Hassan : entre apologie du terrorisme et devoir de résistance

La garde à vue de l’eurodéputée LFI Rima Hassan pour « apologie du terrorisme » rappelle un épisode tragique de l’histoire israélo-palestinienne : le massacre de l’aéroport de Lod en 1972. Retour sur un drame qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Rima Hassan a récemment partagé sur X les mots de Kōzō Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de Lod : « Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. » Un post qui lui vaut une garde à vue pour apologie du terrorisme. Mais qui est vraiment ce Kōzō Okamoto, et pourquoi son message résonne-t-il encore aujourd’hui ?

Ce qui se passe réellement

Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise, a orchestré l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972, tuant 26 personnes et en blessant 80 autres. Ce « crime minutieusement planifié », selon Golda Meir, a été revendiqué par le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), qui a justifié l’attaque comme une étape dans la lutte contre l’impérialisme. Un bel exemple de la manière dont les discours peuvent être manipulés pour justifier l’injustifiable.

Pourquoi cela dérange

La garde à vue de Rima Hassan soulève des incohérences : d’un côté, on condamne l’apologie du terrorisme, de l’autre, on ignore les contextes historiques et politiques qui nourrissent ces discours. Est-ce que la résistance à l’oppression est vraiment un crime, ou est-ce simplement une manière de museler des voix dissidentes ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette situation sont multiples. D’un côté, on voit des élus être criminalisés pour leurs opinions, tandis que de l’autre, des discours extrêmes continuent de prospérer sans être remis en question. Une belle hypocrisie, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Il est ironique de constater que ceux qui prônent la « lutte contre le terrorisme » semblent souvent oublier que la résistance peut prendre plusieurs formes. Les promesses de paix et de dialogue sont souvent balayées par des décisions qui ne font qu’alimenter le cycle de la violence. Quel contraste entre les discours politiques et la réalité sur le terrain !

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe aux États-Unis et en Russie, où la liberté d’expression est souvent compromise au nom de la sécurité. La lutte contre le terrorisme devient alors un prétexte pour étouffer toute forme de dissidence.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que la criminalisation des discours critiques se poursuive, alimentée par une peur grandissante de l’autre. Une tendance inquiétante qui pourrait bien avoir des répercussions sur la démocratie elle-même.

Sources

Source : www.ladepeche.fr

Visuel — Source : www.ladepeche.fr
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