
Table Of Content
- Des rencontres qui permettent de mieux comprendre certains métiers
- Le film « Rêver l’avenir » donne la parole à tout le monde
- Des professionnels pour aider les jeunes
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Après quelques films déjà réalisés avec les élèves, le collège Octave-Mirbeau à Trévières (Calvados) réitère le projet. « Cette année, nous avons choisi de travailler sur l’orientation scolaire et l’ambition dans le milieu rural. Nous nous alignons sur le projet de l’Académie », expliquent Laura Hubert, professeure documentaliste et éducatrice aux médias, et Isabelle Boisset-Vinault, professeure d’Histoire et Géographie.
Elles ajoutent : « Nous voulons donner de l’ambition à nos élèves et leur proposer une voie qui leur corresponde et élargir leurs horizons. »
Des rencontres qui permettent de mieux comprendre certains métiers
Les jeunes de 4e sont partis deux jours en classe en immersion à la Centrale de Flamanville. La semaine prochaine, les collégiens de 4e et 3e iront visiter l’entreprise Piercan de Port-en-Bessin (Calvados).
Les 4e partiront découvrir les métiers d’Orano La Hague (l’usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague).
Nous donnons aussi la parole aux élèves, évidemment, pour savoir ce qu’ils attendent du collège en matière d’orientation. Nous leur donnons des clés qui ne seront pas forcément les bonnes, car, à tout moment, les jeunes peuvent bifurquer vers une autre profession.
Le film « Rêver l’avenir » donne la parole à tout le monde
À chaque intervention, les collégiens se transforment en réalisateurs, metteurs en scène, animateurs, chroniqueurs… Et filment leurs différentes interventions.
Parmi les autres intervenants : des élèves, le directeur du collège, et des parents qui viennent raconter comment cela se passait à leur époque.
Les élèves ont réalisé une interview de Quentin Enée, ancien élève au collège de Trévières qui s’est dirigé vers l’agriculture avant de devenir animateur radio et qui est revenu à la terre pour sauver la ferme de son père.
Ils ont tourné avec Angèle, une collégienne qui souhaite être coiffeuse, au salon de coiffure de Trévières, ou encore avec une enseignante-chercheuse, Anne Ciccard, qui s’est spécialisée dans « l’ambition scolaire en milieu rural ».
Ils sont aussi allés à la rencontre des sapeurs-pompiers de Trévières.
Des professionnels pour aider les jeunes
Si le film est réalisé par les collégiens au fur et à mesure des différentes visites ou rencontres, le montage reviendra à deux réalisateurs professionnels : Arthur Shelton et Frédérique Renda. Ils viendront au collège durant une journée, en mai, pour travailler avec les élèves. Joris Marin, journaliste à Sweet FM, sera aussi de la partie. Le film sera diffusé en juin, d’abord aux collégiens, puis aux parents et habitants.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
« Rêver l’avenir » : Quand l’orientation scolaire devient un film d’horreur rural
À Trévières, le collège Octave-Mirbeau s’attaque à l’ambition scolaire. Mais est-ce vraiment une promesse ou un simple écran de fumée ?
Dans un monde où les promesses d’avenir s’évanouissent aussi vite que les rêves de carrière des jeunes, le collège Octave-Mirbeau à Trévières (Calvados) a décidé de prendre les choses en main. En effet, après quelques films déjà réalisés, ils se lancent dans un nouveau projet : « Rêver l’avenir ». Un titre qui, à première vue, semble prometteur, mais qui, à y regarder de plus près, pourrait bien être une farce tragique.
Ce qui se passe réellement
Les professeurs Laura Hubert et Isabelle Boisset-Vinault, véritables architectes de ce projet, affirment vouloir « donner de l’ambition à nos élèves ». Pour cela, ils organisent des visites d’entreprises, comme la centrale nucléaire de Flamanville et l’usine de retraitement des déchets nucléaires d’Orano La Hague. Oui, vous avez bien lu : pour inspirer les jeunes, rien de tel qu’une immersion dans le monde du nucléaire !
Les élèves de 4e et 3e sont ainsi envoyés en classe en immersion, comme si l’on pouvait leur faire croire que la carrière de pompier ou de coiffeur est à portée de main après une journée à jouer les apprentis réalisateurs. « Nous voulons élargir leurs horizons », disent-ils. Mais élargir vers quoi ? Vers un avenir où le seul horizon visible est celui des centrales nucléaires ?
Pourquoi cela dérange
Le projet semble plus un coup de communication qu’une réelle volonté d’aider les élèves. En effet, comment peut-on parler d’ambition scolaire en milieu rural tout en les dirigeant vers des métiers souvent mal perçus ? Les promesses d’un avenir radieux s’effacent face à la réalité d’un monde où les jeunes sont souvent laissés pour compte.
Ce que cela implique concrètement
Les élèves, en se transformant en réalisateurs, sont censés prendre les rênes de leur avenir. Mais que se passe-t-il lorsque ces jeunes se rendent compte que leurs rêves sont souvent écrasés par des réalités économiques et sociales ? La question reste en suspens, tout comme leur avenir.
Lecture satirique
Ironiquement, ce projet met en lumière les contradictions du discours politique sur l’éducation. D’un côté, on prône l’ambition et l’ouverture, de l’autre, on les enferme dans des cases préétablies. La promesse d’un avenir meilleur semble se heurter à la triste réalité des choix limités qui s’offrent à eux.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où l’éducation est souvent utilisée comme un outil de contrôle plutôt que d’émancipation. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont leurs propres méthodes pour façonner l’avenir de leurs jeunes, souvent au détriment de leur libre arbitre.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, on peut s’attendre à ce que ces jeunes, après avoir rêvé d’un avenir radieux, se retrouvent face à un mur. Les tendances actuelles montrent que les choix d’orientation sont souvent dictés par des intérêts économiques plutôt que par les aspirations des élèves.
Sources




