Révélations choquantes sur l’abattoir de Martinique : un scandale qui secoue la filière viande
Mise à jour le 2026-03-26 23:59:00 : Une vidéo de L214 dénonce des pratiques cruelles dans un abattoir martiniquais, provoquant une onde de choc.
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La diffusion, mercredi 25 mars, d’une vidéo de plus de deux heures par l’association L214 a provoqué un séisme dans la filière viande en Martinique.
L’ONG y dénonce de graves manquements aux règles d’abattage : animaux découpés encore en vie, bovins égorgés conscients ou encore usage d’aiguillons électriques sur des zones interdites.
Des images transmises à la justice, qui ont conduit le parquet de Fort-de-France à ouvrir une enquête.
« Voir de telles images fait du mal à la profession »
Face à ces révélations, les professionnels affichent leur choc, tout en pointant les conditions de captation des images.
Henry Basson, président du syndicat des bouchers de Martinique, réagit :
« Voir de telles images ça ne peut que faire du mal à la profession. Rentrer dans une usine et y mettre des caméras sans autorisation et salir une profession, je ne peux pas cautionner ça. »
Il défend les pratiques réglementaires en vigueur :
« La bête reçoit une balle qui l’anesthésie, elle tombe, ensuite elle est suspendue, puis saignée. Les vétérinaires sont là à chaque étape. »
Henry Basson, président du syndicat des bouchers de Martinique
Des règles strictes pour encadrer l’abattage
En France, l’abattage est strictement encadré pour limiter la souffrance animale. Le règlement européen (CE) n°1099/2009 impose notamment l’étourdissement des animaux avant leur mise à mort, sauf dérogation spécifique.
Le Code rural précise que ces opérations doivent être réalisées dans des abattoirs agréés, sous contrôle permanent des services vétérinaires. Ces derniers sont chargés de veiller au respect des normes sanitaires et du bien-être animal à chaque étape.
Entre stupeur et attente de la justice
À la tête de l’abattoir territorial, Jean-Claude Duverger se dit surpris :
« Nous sommes vraiment étonnés de cette affaire compte tenu de la rigueur de l’équipe. (…) Il y a un certain nombre d’images qui ne s’expliquent pas. »
Il insiste aussi sur un point :
« Il n’est autorisé à personne de prendre des images. (…) L’enquête judiciaire nous dira comment c’est arrivé. »
Même prudence du côté de la CTM, qui annonce avoir lancé une analyse approfondie, tandis que la direction et les salariés de l’abattoir n’ont pas encore pris la parole.
« Il faut dissocier l’abattoir de la filière »
Chez les éleveurs, la réaction est tout aussi forte. André Prosper, président de la Codem, se dit « choqué, surpris, dubitatif » face aux images.
« En 40 ans d’élevage, je n’ai jamais été au courant de ce genre de faits. Nous voulons savoir ce qui se passe vraiment. »
André Prosper, président de la CODEM, vice-président de l’Union des éleveurs bovins Brahman et propriétaire de Biguine
Il tient toutefois à distinguer les responsabilités :
« Il faut détacher les problèmes de l’abattoir de ceux de la filière. Nous livrons nos animaux pour qu’ils soient abattus dans des conditions correctes. Les éleveurs martiniquais n’ont rien à voir dans ce scandale. »
André Prosper, président de la CODEM, vice-président de l’Union des éleveurs bovins Brahman et propriétaire de Biguine
Entre défense de la profession, choc des images et ouverture d’une enquête, la filière viande martiniquaise se retrouve désormais suspendue aux conclusions de la justice.
Sources

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Date : 2026-03-26 23:59:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-26 23:59:00 — Slug : choque-surpris-dubitatif-seisme-chez-les-professionnels-apres-les-revelations-de-l214-sur-labattoir-de-martinique
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