Réunions secrètes au sommet : le libre s’organise à l’étage
Dans un monde où le libre se retrouve dans des endroits improbables, c’est dans l’ombre du deuxième étage qu’un groupe de passionnés tente de libérer les esprits… et un peu plus.
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Étrangement, ce mois-ci, la réunion des soirées de contribution au libre avait décidé d’adopter une ambiance mystérieuse. Oui, contrairement à d’habitude, il nous faudra appeler en bas pour être admis dans la salle du deuxième étage, comme si nous traversions un rite d’initiation. La promesse de l’électricité et d’une connexion Internet est également un atout indéniable, mais on se demande si cela ne sert pas de décor pour une réunion secrète de l’Ordre des Chevaliers du Libre.
Ce qui se passe réellement
Le but de ces soirées est simple : offrir un espace de travail partagé aux âmes voguant dans le vaste océan du libre en Île-de-France, une fois par mois, précisément le deuxième jeudi. Que vous soyez développeur, designer ou simplement un habile utilisateur de Linux, vous êtes les bienvenus. Un siège, une prise et un bon vieux clavier, c’est tout ce qu’il vous faut pour espérer créer des connexions.
Les soirées de contribution au libre sont faites pour vous si :
- vous êtes en pleine création d’un projet libre et que vous cherchez un cadre propice au travail collaboratif,
- vous êtes un collectif bienveillant désireux de faire avancer vos propres projets.
Si ce n’est pas votre tasse de thé, vous pourrez toujours vous réjouir autour d’un verre lors de l’Apéro du Libre organisé tous les 15 du mois. À défaut de libérer les logiciels, on libère la parole… avec modération.
Pourquoi cela dérange
Tout ceci se déroule sous l’œil vigilant de ceux qui n’apprécient guère ces effervescences. Il faudrait rappeler que les soirées de contribution se réservent le droit de refuser l’entrée à quiconque souhaiterait apporter une attitude non-conforme à l’esprit du libre. Ironiquement, cela ressemble à un club très fermé dans un monde censé être ouvert.
Ce que cela implique concrètement
Ces soirées pourraient bien être le souffle d’air frais dont ont besoin les projets libres pour sortir de la routine. Cependant, il est tout de même inquiétant de devoir passer un contrôle sur l’esprit d’ouverture et de convivialité. Qui aurait imaginé qu’un tel espace doive faire face à des gardiens de la bienséance ?
Lecture satirique
Et là où le bât blesse, c’est dans la contradiction flagrante entre la promesse de liberté et les escadrons d’entrée. Après tout, qui détermine ce qu’est « le libre » ? Un projet où des barrières sont érigées pour contrôler qui peut entrer et qui doit attendre à la porte, cela semble plus autoritaire qu’inclusif. Souhaitons juste qu’aucun malheureux ne soit trouvé avec un logiciel non libre sur son ordinateur, car cela reviendrait à cerner des sorcières à coup de claviers.
Effet miroir international
Regardez de l’autre côté de l’Atlantique : vous avez là des scènes de la plus grande comédie politique, où l’extrême droite tente de museler toute voix discordante. De ce côté-ci, alors que l’idée du libre flotte dans l’air comme un souffle de rébellion, ces petites règles d’un club peuvent rapidement se transformer en quagmire d’autoritarisme. Ce n’est pas qu’une question locale ; c’est un symptôme mondial.
À quoi s’attendre
Donc, si vous avez envie d’entrer dans cette salle d’initiation de l’esprit libre, n’oubliez pas d’appeler. Mais faites attention à ne pas QUITTER un commentaire incorrect sur la qualité de l’Internet, au risque de finir sur la liste noire de ces soirées où l’on prétend encore défendre la liberté d’expression.

