Retour vers le futur : 1996, l’année où la presse vivait sans Internet

Le 12 avril 1996, La Semaine du Roussillon voit le jour, dans un monde où le fax règne en maître et où les cabines téléphoniques sont des refuges pour les perdus.

Ce qui se passe réellement

Le 12 avril 1996, lorsque sort le premier numéro de La Semaine du Roussillon, internet n’existe pas. Si, si, on a pu vivre sans ça. L’essentiel des communications passe encore par le courrier et par le fax. Le fax, un outil formidable qui permet d’envoyer des textes, des dessins, des graphiques de manière instantanée en passant par le fil téléphonique. Une révolution ! À l’époque, le téléphone est fixe, évidemment. Lorsqu’on a rendez-vous dans une ville ou un village du département, il faut faire préciser le lieu en amont, vérifier le parcours sur une carte. Oui, une carte en papier avec les routes, les chemins, toujours présente dans la voiture. Perdu, il faut trouver une cabine téléphonique pour tenter de retrouver le site du rendez-vous. C’est quoi le GPS ?

Pourquoi cela dérange

Cette époque, où la technologie était rudimentaire, met en lumière les absurdités de notre dépendance actuelle à Internet. Les journalistes de l’époque, armés de petits Mac portables, se battent avec des disquettes et des pellicules argentiques, tandis que nous, aujourd’hui, nous nous plaignons si notre connexion Wi-Fi est trop lente. La réalité de l’époque, c’est une fabrication entièrement manuelle, où les pages montées du journal sont stockées sur des disquettes, envoyées à une entreprise spécialisée pour être imprimées. Le tout, dans un contexte politique où les élus semblent plus préoccupés par leur image que par les véritables enjeux locaux.

Ce que cela implique concrètement

Cette nostalgie pour un temps où tout était plus simple, mais aussi plus laborieux, nous rappelle que la rapidité ne garantit pas la qualité. La presse, à l’époque, était un artisanat, un travail de patience et de précision, loin des dérives des fake news et de la désinformation qui pullulent aujourd’hui. Les adresses des abonnés étaient reproduites à la main, et la distribution se faisait à pied dans le centre-ville. Qui se souvient encore de ces gestes ?

Lecture satirique

Ironiquement, alors que nous avons accès à une multitude d’informations en un clic, la qualité de cette information est souvent mise en question. Les promesses des politiques de transparence et d’accès à l’information semblent s’évanouir dans le brouhaha numérique. Les discours politiques, souvent déconnectés de la réalité, nous rappellent que la technologie n’est pas une panacée. À l’époque, les élus comme René Marquès méprisaient déjà les Catalans du Sud, un mépris qui semble persister dans certaines sphères politiques contemporaines.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les dérives autoritaires qui se dessinent ailleurs, que ce soit aux États-Unis ou en Russie. La manipulation de l’information, la censure et le contrôle des médias sont des pratiques qui rappellent les temps sombres de l’histoire. Alors que nous célébrons les avancées technologiques, il est crucial de se rappeler que l’accès à l’information ne doit pas se faire au détriment de la vérité.

À quoi s’attendre

À l’avenir, nous devrions nous attendre à une presse qui, tout en étant plus rapide, doit retrouver ses racines artisanales. La qualité de l’information doit primer sur la quantité. Les citoyens, de leur côté, doivent apprendre à naviguer dans cet océan d’informations avec discernement, en se rappelant que tout ce qui brille n’est pas or.

Sources

Source : www.lasemaineduroussillon.com

Visuel — Source : www.lasemaineduroussillon.com
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