
La Cité des Arts de La Réunion et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest lancent l’appel à candidature « D’un océan, l’Autre » pour des résidences croisées.
Table Of Content
Pour cet appel à candidature, l’accompagnement en résidence concerne uniquement les artistes-auteurs affiliés de Bretagne et de La Réunion relevant du champ des arts visuels, avec une attention particulière aux artistes émergents.
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CALENDRIER DE MISE EN ŒUVRE
⸱ Publication de l’appel à projets : 9 septembre 2024
⸱ Date limite de réception des candidatures : 13 octobre 2024
⸱ Instruction des dossiers : du 14 au 31 octobre 2024
⸱ Notification des décisions : avant le 15 novembre 2024
⸱ Accueil en résidence à la Cité des Arts : 8 semaines entre mi-avril et mi-juin 2025
⸱ Accueil en résidence à Passerelle : 8 semaines entre mi-août et mi-octobre 2025 ou mi-juillet et mi-septembre 2025 (à affiner entre les parties).
CONTACTS
Pour toute question concernant cet appel à projets, merci de contacter :
⸱ Nicolas de Ribou : nicolas.deribou@territoarts.re
⸱ Emmanuelle Baleydier : communication@cac-passerelle.com
Résidences artistiques : un océan de promesses vides
La Cité des Arts de La Réunion et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest lancent un appel à projets pour des résidences artistiques, mais qui en profitera vraiment ?
Dans un monde où l’art est souvent relégué au second plan, la Cité des Arts de La Réunion et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest se lancent dans un projet audacieux : « D’un océan, l’Autre ». Un titre poétique pour une initiative qui, à première vue, semble prometteuse pour les artistes-auteurs de Bretagne et de La Réunion. Mais derrière cette façade se cache une réalité bien plus complexe.
Ce qui se passe réellement
Pour cet appel à candidature, seuls les artistes affiliés de Bretagne et de La Réunion, évoluant dans le champ des arts visuels, sont concernés. L’accent est mis sur les artistes émergents, comme si le fait d’être « émergent » suffisait à garantir une visibilité et un soutien. Les dates clés sont les suivantes : publication de l’appel le 9 septembre 2024, date limite de réception des candidatures le 13 octobre 2024, et notification des décisions avant le 15 novembre 2024. Les résidences, quant à elles, se dérouleront entre avril et octobre 2025.
Pourquoi cela dérange
Cette initiative soulève des questions : pourquoi se limiter à un cercle aussi restreint ? Dans un monde où l’art devrait être un pont entre les cultures, cette approche semble plus être un mur qu’une passerelle. En se concentrant uniquement sur des artistes « affiliés », on risque d’exclure des voix essentielles, celles qui pourraient apporter une véritable diversité et enrichir le dialogue artistique.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette exclusion sont claires : un manque de diversité dans les œuvres produites et une vision artistique qui reste confinée à des normes préétablies. En favorisant certains artistes au détriment d’autres, on renforce des dynamiques de pouvoir déjà bien ancrées dans le monde de l’art.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que ces institutions prétendent vouloir soutenir les artistes émergents, elles semblent plutôt se complaire dans un système qui favorise les « élus ». On pourrait presque croire que les promesses de soutien ne sont qu’un leurre, un discours bien rodé pour masquer une réalité bien moins glorieuse. Les contradictions entre les discours politiques sur la culture et les décisions concrètes sont frappantes.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires à l’étranger. Dans des pays comme la Russie ou les États-Unis, la culture est souvent utilisée comme un outil de propagande, favorisant certaines voix tout en étouffant d’autres. Ce projet, bien qu’il ne soit pas aussi extrême, montre une tendance inquiétante à vouloir contrôler le discours artistique.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une uniformisation de l’art, où seules les voix conformes aux attentes des institutions seront mises en avant. Une perspective qui devrait inquiéter tous ceux qui croient en la richesse de la diversité artistique.



