On regarde les dernières stories, on scrolle, on partage… Pour ces jeunes étudiants, les réseaux sociaux font partie du quotidien, pour le meilleur, comme pour le pire. « Trouver des amis sur les réseaux sociaux, mois que des ‘ennemis’, parfois il est difficile de s’en faire. Du coup, c’est peut-être une porte, pour les gens introvertis, qui ont un handicap, ou qui ont peur de leur image en public » explique Raimana Hayezétudiant en L1 STES (sciences de la transition écologique et sociétale). Quand à Tehivanui Tetahio, étudiante en L2 géographie, elle se dit plus attentive. « Bien qu’on soit de la presqu’île, on a cette influence où avoir de la bagarre tout autour ou poster sur les réseaux sociaux, ça fait partie du quotidien ».

Alors faut-il interdire ? Réguler ? Ou bien éduquer aux dangers du numérique ? Comment protéger les plus jeunes, les plus vulnérables ? C’est l’exercice qui leur est soumis par leur professeur de droit et des institutions de la Polynésie Française; Jerry Biret. « Ils vont faire une synthèse de tous les débats, de tous les arguments qui ont été développés. Et leur objectif est de rédiger une loi du Pays, de la présenter éventuellement aux représentants à l’Assemblée de Polynésie Française ».

Réguler l’utilisation des plateformes est du ressort de l’État. Une loi est d’ailleurs en préparation à Paris. Les députés ont voté ‘pour’ en janvier dernier. « Nous avons eu l’opportunité de suivre la fameuse mission d’information sur Tik Tok et son impact sur les jeunes et ça nous a révélé quand même que si l’on ne contrôle pas, ces usages intensifs pouvaient conduire à des situations extrêmes », s’inquiète Nicole Sanquer, députée de la Polynésie.

L’Australie est le premier pays au monde à avoir franchi le pas, en interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Greta Whyte, consule générale d’Australie, estime que l’ « on a une belle évolution des jeunes, qui jouent maintenant à l’extérieur, et qui ne sont plus forcément derrière leur écran. Pendant les vacances de Pâques, j’ai vu des rapportages, les jeux sont à l’extérieur. Mais ça date seulement de 4 mois, autant dire peu de temps pour en mesurer l’impact, et voir si c’est positif ».

Mais certains jeunes Australiens réussissent à détourner l’interdiction. Selon des experts, la loi australienne est mal construite. On attend donc la proposition des étudiants de l’UPF.

Réseaux sociaux : la jeunesse entre addiction et législation

L’obsession des jeunes pour les réseaux sociaux soulève des questions cruciales sur leur sécurité. Entre promesses politiques et réalités déconcertantes, la régulation semble plus que jamais nécessaire.

Dans un monde où scroller est devenu un sport de haut niveau, les jeunes étudiants de Polynésie Française se retrouvent à jongler entre amis virtuels et ennemis cachés. Raimana Hayez, étudiant en L1 STES, résume bien la situation : « Trouver des amis sur les réseaux sociaux, moins que des ‘ennemis’, parfois il est difficile de s’en faire. » Une belle façon de dire que derrière chaque like se cache peut-être un troll, et que la quête d’acceptation peut rapidement tourner au cauchemar.

Ce qui se passe réellement

Les réseaux sociaux font partie intégrante du quotidien des jeunes, pour le meilleur et pour le pire. Tehivanui Tetahio, étudiante en L2 géographie, souligne cette dualité : « Bien qu’on soit de la presqu’île, on a cette influence où avoir de la bagarre tout autour ou poster sur les réseaux sociaux, ça fait partie du quotidien. » Un quotidien où la bagarre virtuelle semble parfois plus excitante que la réalité.

Face à cette situation, la question se pose : faut-il interdire, réguler ou éduquer ? Jerry Biret, professeur de droit, a soumis ses étudiants à un exercice de réflexion sur la protection des plus jeunes. Leur objectif ? Rédiger une loi qui pourrait être présentée à l’Assemblée de Polynésie Française. Une initiative louable, mais qui rappelle étrangement les promesses politiques souvent vides de sens.

Pourquoi cela dérange

Réguler l’utilisation des plateformes est du ressort de l’État. Une loi est en préparation à Paris, où les députés ont voté ‘pour’ en janvier dernier. Nicole Sanquer, députée de la Polynésie, s’inquiète des conséquences d’une utilisation intensive : « Si l’on ne contrôle pas, ces usages intensifs peuvent conduire à des situations extrêmes. » Une belle manière de dire que les politiques doivent enfin prendre leurs responsabilités, mais qui sonne comme un écho lointain des discours déjà entendus.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de cette situation sont alarmantes. L’Australie a déjà franchi le pas en interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Greta Whyte, consule générale d’Australie, se réjouit de voir les jeunes jouer à l’extérieur, mais avoue que cela fait seulement quatre mois. Une période trop courte pour mesurer l’impact réel de cette décision. Pendant ce temps, certains jeunes Australiens trouvent déjà des moyens de contourner l’interdiction. Une loi mal construite, disent les experts. On attend donc avec impatience la proposition des étudiants de l’UPF.

Lecture satirique

Il est fascinant de constater à quel point les discours politiques sont déconnectés de la réalité. On nous promet des lois protectrices, mais la réalité est que les jeunes continuent à se débattre dans un océan de contenus toxiques. Les politiques semblent plus préoccupées par leur image que par le bien-être des jeunes. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, les politiques autoritaires et ultraconservatrices se multiplient, souvent au détriment des libertés individuelles. Les États-Unis, la Russie et d’autres pays montrent que la dérive autoritaire peut prendre des formes variées, mais le résultat est le même : une jeunesse piégée entre les promesses et la réalité.

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager un avenir incertain. Si les politiques ne prennent pas des mesures concrètes et efficaces, on risque de voir une génération entière se noyer sous le poids des réseaux sociaux, avec des conséquences désastreuses sur leur santé mentale et leur bien-être.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Réseaux sociaux, réflexion autour de l'interdiction aux mineurs
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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