« République bananière : Axel Miller, le retour du roi des copains »
Nommer un ancien patron de Dexia à la tête de la SFPIM, c’est comme confier les clés de la banque à un voleur. Bienvenue dans le monde merveilleux du clientélisme à la belge !
Table Of Content
- Ce qui se passe réellement
- Comment Georges-Louis Bouchez justifie sa décision ?
- Les accusations de clientélisme ? Au PS aussi
- Pourquoi les citoyens ont-ils moins confiance dans le système politique ?
- Quel est l’impact de scandales (comme Publifin) sur la perception qu’ont les citoyens des politiques ?
- Pourquoi les partis politiques ont (presque) tous les pouvoirs lors des nominations ?
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
INTRODUCTION : La nomination d’Axel Miller à la présidence de la SFPIM, après avoir été le chef de cabinet du président du MR et patron de Dexia durant la crise des subprimes, pose question. En effet, qui de mieux qu’un homme ayant déjà fait chavirer une banque pour gérer un fonds souverain ? Ironique, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Axel Miller, ex-chef de cabinet de Georges-Louis Bouchez, a été le patron de Dexia pendant la débâcle de 2008. Après avoir dû démissionner, il a vu l’État belge sauver Dexia, rebaptisée Belfius, aux frais des contribuables. Aujourd’hui, il se retrouve à la tête du CA du fonds souverain belge, alors que le gouvernement De Wever prévoit de vendre 20 % du capital de Belfius. Une belle boucle, non ?
Comment Georges-Louis Bouchez justifie sa décision ?
Le président du MR défend son choix en arguant que Miller n’était pas le seul responsable de la crise. “Je ne savais pas qu’Axel Miller était responsable d’une crise financière mondiale”, a-t-il déclaré, comme si la responsabilité collective n’existait pas. D’aucuns pourraient penser qu’il s’agit d’un petit arrangement entre amis, surtout que Miller a récemment garanti 250 000 euros au club de football des Francs Borains, dont Bouchez est le président.
Les accusations de clientélisme ? Au PS aussi
Ce n’est pas la première fois que Bouchez est sous le feu des critiques. L’an dernier, il a nommé sa compagne à la tête du conseil d’administration de l’ONE, tout en niant le copinage. Dans un monde où le clientélisme semble être la norme, qui peut vraiment s’étonner ?
Pourquoi les citoyens ont-ils moins confiance dans le système politique ?
La méfiance envers la classe politique est palpable. En 2025, 71 % des Belges n’avaient pas confiance dans leurs représentants. Ce sentiment de déconnexion entre les élus et le peuple ne fait qu’alimenter le désenchantement. Les affaires de copinage, qu’elles soient avérées ou non, renforcent cette impression d’impunité.
Quel est l’impact de scandales (comme Publifin) sur la perception qu’ont les citoyens des politiques ?
Les scandales, qu’ils soient pénaux ou non, laissent des traces. Ils renforcent la conviction que le système est corrompu. Pour certains, c’est la goutte d’eau de trop. Pour d’autres, cela ne change rien. Mais la question demeure : jusqu’où ira cette spirale de méfiance ?
Pourquoi les partis politiques ont (presque) tous les pouvoirs lors des nominations ?
Le système particratique belge permet aux présidents de parti de nommer qui ils veulent, sans véritable processus de sélection. Ce marchandage entre membres de la coalition est légitimé par l’équilibre des forces. Mais est-ce vraiment un gage de compétence ?
Pourquoi cela dérange
Cette nomination d’Axel Miller soulève des questions sur l’intégrité et la transparence du système. La proximité entre les acteurs politiques et les affaires privées laisse penser que les intérêts personnels priment sur l’intérêt général.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de telles nominations sont directes : une perte de confiance accrue des citoyens envers leurs représentants, et une perception d’un système politique déconnecté de la réalité.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se contredisent. D’un côté, on prône la transparence et l’intégrité, de l’autre, on nomme des personnes dont le passé est entaché de scandales. Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où le copinage et le clientélisme sont monnaie courante. Un parallèle troublant avec des régimes qui prétendent servir le peuple tout en le trahissant.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette situation ne fera qu’empirer, alimentant encore plus le ressentiment des citoyens envers un système qu’ils perçoivent comme corrompu et incompétent.




