Rennes : Quand la défense se prend pour un cadeau de Noël
Un derby explosif, un score de 4-3, et pourtant, la défense rennaise a décidé de jouer à cache-cache avec la victoire.
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Ce week-end, Rennes a réussi l’exploit de s’imposer contre Brest, mais pas sans une bonne dose de suspense et d’angoisse. Au terme d’un match où les erreurs défensives ont rivalisé avec les prouesses offensives, les Rouge et Noir ont arraché une victoire précieuse, mais à quel prix ?
Ce qui se passe réellement
Au terme d’un match qu’il s’est rendu difficile par ses errements défensifs, Rennes a arraché un succès extrêmement précieux (4-3) dans le derby, à Brest, samedi, lors de la 28e journée de Ligue 1. Avec ces trois points, Rennes grimpe provisoirement à la 6e place, revenant à hauteur de points avec Lyon (4e) et Lille (5e), et à deux longueurs de Marseille (3e), même si ces trois équipes n’ont pas encore joué. Brest reste 11e avec 36 unités.
Confronté aux absences d’Anthony Rouault, suspendu, en défense centrale, ou de Mahamadou Nagida et Sebastian Szymanski, très sollicités pendant la trêve internationale, Franck Haise avait sensiblement modifié son onze et son animation. Avec les titularisations d’Alidu Seidu, d’Abdelhamid Aït Boudlal et de Breel Embolo, qui n’avaient plus débuté un match depuis fin janvier ou début février, c’est même en 4-4-2 que les Rennais se sont présentés à Francis-Le-Blé.
Un changement de système qui devait peut-être aussi répondre à quelques manques observés face à Lille (1-2) puis Metz (0-0). Mais il est très difficile de savoir quelles conclusions Haise tirera d’une rencontre rendue inutilement palpitante par les cadeaux incroyables de sa défense.
Dès la 4e minute, sur un corner, les Rouge et Noir avaient été complètement spectateurs sur une tête d’Eric Junior Dina Ebimbe contrée avant de revenir sur le milieu dont la reprise aux six mètres a été déviée par d’Abdelhamid Aït-Boudlal hors de portée de Brice Samba (1-0). Alors que Rennes avait réussi à renverser le score avant la pause, un très long centre de Bradley Locko, mal jugé par Samba, a permis à Dina Ebimbe de s’offrir un doublé en égalisant de la tête dans le but vide (2-2, 57e).
Repassé devant rapidement, Rennes a de nouveau laissé filer l’avantage sur une erreur inexplicable de Seidu dont la remise de la tête plein axe a trouvé Rémy Labeau-Lascary, à l’affût, et qui ne s’est pas fait prier pour égaliser dans un angle fermé (3-3, 70e). Malgré tout cela, Rennes repart avec les trois points grâce à une attaque qui a souvent mis au supplice la défense brestoise.
Il le doit notamment à Estéban Lepaul auteur d’un doublé de penalty (1-2, 35e et 3-4, 74e) — tous deux obtenus par Mousa Al-Tamari — qui lui permettent de rejoindre l’Argentin Joachim Panichelli (blessé et forfait pour la fin de saison) en tête du classement des buteurs avec 16 réalisations. Un autre doublé, de passes décisives, cette fois, est à mettre au crédit de Quentin Merlin qui a servi Ludovic Blas en retrait pour l’égalisation à 1-1 (20e), puis Breel Embolo au coeur de la surface adverse, pour le 3-2 (63e).
Au final, malgré un but refusé à Ludovic Ajorque pour hors-jeu (90+1) et une tête de Pathé Mboup (90+6) bien repoussée par Samba, la victoire des Rennais reste assez logique dans un duel breton qui aura même dépassé toutes ses promesses.
Pourquoi cela dérange
Ce match, c’est un peu comme un discours politique : plein de promesses, mais dès qu’on gratte un peu, on découvre une réalité bien moins reluisante. La défense rennaise, en particulier, a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les plus grands clowns du cirque, offrant des occasions à Brest comme si c’était un buffet à volonté.
Ce que cela implique concrètement
Avec cette victoire, Rennes se repositionne pour l’Europe, mais à quel prix ? Si la défense continue de jouer à cache-cache, les Rennais risquent de se retrouver à la porte de la Ligue des champions, tout comme certains discours politiques qui promettent monts et merveilles mais laissent les citoyens sur leur faim.
Lecture satirique
Il est intéressant de noter que, tout comme certains leaders politiques qui se vantent de leur capacité à gérer les crises tout en laissant leurs partisans dans l’incertitude, Franck Haise semble avoir pris des décisions tactiques qui laissent perplexes. On pourrait presque croire qu’il s’est inspiré des manuels de communication de certains politiciens : « Comment faire croire que tout va bien alors que tout part en vrille ».
Effet miroir international
À l’échelle internationale, cette situation rappelle les discours de certains dirigeants qui promettent la prospérité tout en laissant leurs pays sombrer dans le chaos. On pourrait presque imaginer un parallèle entre la défense rennaise et les politiques de certains gouvernements, où les erreurs sont systématiquement attribuées à des « forces extérieures » plutôt qu’à des choix internes discutables.
À quoi s’attendre
Si Rennes ne corrige pas rapidement ses erreurs défensives, il est à craindre que cette victoire ne soit qu’un feu de paille. Les prochaines rencontres seront déterminantes pour savoir si l’équipe peut réellement prétendre à une place en Europe, ou si elle va se retrouver à lutter pour sa survie, tout comme certains pays face à des politiques de plus en plus autoritaires.
Sources
Source : information.tv5monde.com



