Reins en Polynésie : un besoin urgent de donneurs pour sauver des vies
Mise à jour le 2026-03-12 08:00:00 : En Polynésie, 613 patients sont en dialyse, soulignant l’importance de la sensibilisation sur les maladies rénales.
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En Polynésie, 613 patients étaient en dialyse au 4 mars 2026, tous centres confondus. Les maladies du rein évoluent souvent sans symptômes.
Maruki Dury, Polynésie la 1ère : Les dépistages ont eu lieu aujourd’hui au centre Vaima à Papeete. Qu’est-ce que ces petites machines qu’on a vues vous apportent comme informations ?
Maeva Wong Fat, néphrologue à Dial’Isis : « Nous avons utilisé un tensiomètre pour mesurer la tension artérielle, et des lecteurs de glycémie pour mesurer la glycémie dans le sang, afin de détecter l’hypertension artérielle avec le tensiomètre et de détecter le diabète avec la glycémie, qui sont les deux principaux facteurs de risque pour développer la maladie rénale chronique. »
M.D : Pourquoi ces deux maladies peuvent-elles avoir des conséquences sur les reins ?
M. Wong Fat : « Les maladies telles que le diabète et l’hypertension artérielle, si on ne les traite pas, si on ne prend pas ses médicaments et qu’on ne fait pas attention à son alimentation, elles vont évoluer silencieusement, elles vont abîmer le rein. »
Est-ce qu’on peut évaluer les reins dans la vie de tous les jours ?
« Malheureusement la maladie rénale est silencieuse, comme nous l’avons dit. Elle est indolore. Elle ne fait pas mal. Donc, en fait, quand on a une hypertension artérielle ou quand on a un diabète, il y a un dépistage qui se fait de manière systématique avec une prise de sang et un échantillon urinaire. »
Et à quel moment sait-on que les reins ne fonctionnent pas bien ?
« On ne peut pas savoir que les reins ne fonctionnent pas bien, sauf si vous faites une prise de sang. C’est pour cela que cette prise de sang est obligatoire chaque fois que l’on a un facteur de risque pour développer la maladie rénale chronique. C’est le seul moyen de savoir si le rein dysfonctionne. Et malheureusement, on devient symptomatique, lorsque les reins fonctionnent à 10%. Et là, c’est trop tard parce que c’est là où l’on doit se rendre compte cliniquement, car c’est à ce moment-là que le traitement devient nécessaire, le traitement par la dialyse ou par la greffe. »
« On devient symptomatique, lorsque les reins fonctionnent à 10%. »
Maeva Wong Fat, néphrologue à Dial’Isis.
Donc là, on en arrive au stade de l’insuffisance rénale. Vous trouvez qu’on ne fait pas assez de prévention ?
« Effectivement, on parle souvent de dialyse, de greffe, on parle de traitement curatif de la maladie rénale chronique. Notre objectif, en tant que néphrologue, en tant que médecin et de structure de santé, c’est de prévenir la maladie. Et la prévention passe par des actions comme celles que nous avons réalisées aujourd’hui : des actions de dépistage, des actions de sensibilisation, d’information, parce que l’insuffisance rénale, la maladie rénale chronique, est souvent méconnue. »
Quand il y a une insuffisance rénale et donc un gros problème de santé, on doit être dialysé pour continuer à vivre. Comment fonctionne la dialyse ? Quel est le principe ?
« Il faut savoir que le rein est un filtre. C’est-à-dire qu’il va épurer les déchets que nous produisons tous les jours. Il va épurer les déchets et l’eau en excès via l’urine. Donc forcément, quand le rein ne fonctionne plus, nous accumulons ces déchets et de l’eau, et la dialyse permet d’éliminer les déchets du sang et l’eau en excès. »
Il y a un centre lourd de dialyse en Polynésie, qui se trouve à l’hôpital du Taaone. Comment ça se passe pour les patients des îles ?
« Les patients des îles ont un choix. Il existe la dialyse à domicile par le sang, que l’on appelle hémodialyse à domicile par le sang. Il y a la dialyse péritonéale par le ventre, qui se fait à domicile. Donc, si le patient des îles se sent capable de faire sa dialyse à domicile et qu’il n’a pas de contre-indication médicale, à ce moment-là, on peut lui proposer la dialyse à domicile pour qu’il reste dans son île. Malheureusement, s’il y a une contre-indication médicale ou que le patient ne se sent pas capable de faire sa dialyse, il est obligé d’aller dans des centres de dialyse qui se trouvent soit à Tahiti, soit à Moorea, Raiatea ou Bora Bora. »
Quand on se fait dialyser, cela peut durer des années, voire même jusqu’à la mort. Les transplantations rénales sont possibles en Polynésie, mais quelles sont les principales difficultés ?
« Les principales difficultés, malheureusement, c’est un refus de dons. Donc, nous n’avons pas assez de greffons, de donneurs. »
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La Polynésie fait face à une pénurie de donneurs d’organes pour les patients en dialyse.
- Qui est concerné : Les patients atteints de maladies rénales et leurs familles.
- Quand : Actuellement, avec un besoin croissant de sensibilisation.
- Où : Polynésie française.
Chiffres clés
- 613 patients en dialyse au 4 mars 2026.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Augmentation des dépistages et sensibilisation sur les maladies rénales.
- Démarches utiles : Participer aux dépistages organisés.
Contexte
En Polynésie, 613 patients étaient en dialyse au 4 mars 2026, tous centres confondus. Les maladies du rein évoluent souvent sans symptômes.
Sources

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Date : 2026-03-12 08:00:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-12 08:00:00 — Slug : reins-la-polynesie-manque-cruellement-de-donneurs
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