« Le système de retraites est en grande difficulté« , introduit Christopher Gygès, lors du point presse dédié aux décisions du gouvernement, mercredi 18 février. En raison du vieillissement de la population, mais aussi de la perte de 10 000 emplois salariés depuis les émeutes, explique le porte-parole. À tel point que la Cafat avait alerté le gouvernement sur une probable « cessation de paiements du régime du secteur privé au mois de juin« .
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En conséquence, poursuit Christopher Gygès, l’exécutif a travaillé avec l’État afin d’obtenir une aide complémentaire dans le but de « sauver les retraites pour l’année 2026« . « Nous avons une dotation supplémentaire de 15,4 milliards de francs qui sera dédiée aux comptes sociaux, dont 7 milliards aux retraites du secteur privé. » Mais cela ne suffit pas. Une réforme est nécessaire afin de contribuer à pérenniser le système, insiste le porte-parole, en charge notamment des comptes sociaux.
La retraite du privé ouverte aux patentés sans condition
Des discussions ont été menées avec les partenaires sociaux et les groupes politiques lors de séminaires, afin d’élaborer ce premier train de mesures. Tout d’abord, si l’âge de départ à la retraite reste inchangé, à 62 ans, la durée de cotisation nécessaire pour partir sans abattement passe, elle, de 37 à 39 ans. L’augmentation sera progressive jusqu’en 2030, à raison de six mois par an pendant quatre ans. « On vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps« , pointe Christopher Gygès.
Ensuite, la création d’une seconde tranche de cotisation est prévue à partir de 2027, le plafond mensuel actuel étant fixé à 548 000 francs. Mais, si l’avant-projet de loi de pays acte le principe du déplafonnement, son niveau n’est pas encore décidé. « On a deux choix, soit au-dessus de 500 000 francs, soit de 300 000. Un débat est en cours avec les partenaires sociaux sur ce sujet. » Cette seconde tranche était devenue inévitable. « On n’a pas d’autre choix si on veut financer. » Et représente également une forme « d’équité« , souligne le porte-parole.
Le texte introduit également une durée minimale de quinze ans de cotisation afin de pouvoir partir avec une retraite pleine avant 65 ans, sans quoi il y aura des abattements.
Une nouveauté concerne les travailleurs indépendants qui, jusqu’à présent, devaient justifier d’une période minimale de cinq ans en tant que salarié, afin d’être en mesure de cotiser au régime retraite du secteur privé. « On fait sauter ce seuil de cinq ans. Tout patenté pourra désormais y prétendre de manière volontaire« , précise Christopher Gygès.
Un taux de CCS à 3 % pour tous
La dernière disposition concerne la contribution calédonienne de solidarité (CCS). Aujourd’hui, les salariés payent 3 % de CCS et les retraités 1,3 %. Afin « d’augmenter les recettes affectées à la Cafat pour le financement du Ruamm et à l’ASS pour les dépenses de protection sociale« , le texte propose d’augmenter progressivement le taux de CCS des retraités jusqu’à 3 %, à raison de 0,6 % par an jusqu’en 2028. Le taux de CCS des retraités sera ainsi aligné sur celui des actifs (le minimum vieillesse et le complément retraite ne sont pas concernés). Il s’agit de « solidarité intergénérationnelle« , relève Christopher Gygès. « Cela permet une meilleure contribution. Un salarié ou un retraité qui touchent 200 000 francs doivent payer la même chose en termes de CCS. C’est quelque chose qui est juste. » Cette mesure pourrait représenter un montant de 1,36 milliard de francs par an.
Une étude est en cours afin de déterminer combien d’années de sursis cette réforme devrait donner au régime de retraites du privé. Mais le membre du gouvernement prévient : « Ce ne sera pas la dernière, il y en aura d’autres. » L’avant-projet de loi du pays doit maintenant être validé par le Conseil d’État avant de revenir sur le bureau du gouvernement, puis de pouvoir être examiné par les élus du Congrès.
Réforme des retraites : Travailler deux ans de plus pour sauver un système en détresse
Le gouvernement panique face à un système de retraites en péril, mais la solution semble être de faire travailler les gens plus longtemps. Ironie ou absurdité ?
Le 18 février, lors d’un point presse, Christopher Gygès a révélé que « le système de retraites est en grande difficulté« . En effet, le vieillissement de la population et la perte de 10 000 emplois depuis les émeutes ont mis le système à genoux. La Cafat, en mode alarmiste, a même prévenu d’une possible « cessation de paiements du régime du secteur privé au mois de juin« . Que fait le gouvernement ? Il se tourne vers l’État pour une aide de 15,4 milliards de francs, dont 7 milliards pour le secteur privé. Mais, comme d’habitude, cela ne suffira pas.
Ce qui se passe réellement
Le gouvernement a donc décidé de réformer le système. Si l’âge de départ à la retraite reste à 62 ans, la durée de cotisation nécessaire pour partir sans abattement passe de 37 à 39 ans, avec une augmentation progressive jusqu’en 2030. « On vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps« , déclare Gygès, comme si la longévité était une excuse pour prolonger le calvaire des travailleurs.
Une seconde tranche de cotisation est également prévue à partir de 2027, mais le plafond reste flou. « On a deux choix, soit au-dessus de 500 000 francs, soit de 300 000« , dit-il, comme si le choix entre deux options impossibles était une avancée. Et pour les travailleurs indépendants, le seuil de cinq ans de cotisation est supprimé, permettant à tout patenté de cotiser volontairement. Une « réforme » qui semble plus être un coup de communication qu’une véritable solution.
Un taux de CCS à 3 % pour tous
La cerise sur le gâteau ? L’augmentation progressive du taux de contribution calédonienne de solidarité (CCS) des retraités, qui passera de 1,3 % à 3 % d’ici 2028. Gygès parle de « solidarité intergénérationnelle« , mais on se demande si cette solidarité ne se transforme pas en une simple ponction sur les plus vulnérables.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont criantes : d’un côté, on nous dit qu’il faut travailler plus longtemps, de l’autre, on augmente les cotisations des retraités. C’est un peu comme dire à quelqu’un qui a déjà du mal à joindre les deux bouts qu’il doit encore débourser plus. La promesse d’un système pérenne semble être une farce, et les travailleurs sont les dindons de la farce.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : moins de pouvoir d’achat pour les retraités et une pression accrue sur les travailleurs. Les promesses de solidarité semblent s’évaporer face à la réalité économique. Une réforme qui, au lieu de rassurer, ne fait qu’alimenter l’inquiétude.
Lecture satirique
La contradiction est frappante : le gouvernement prône la solidarité tout en ponctionnant davantage ceux qui ont déjà du mal à s’en sortir. On pourrait presque croire qu’ils se moquent de nous. Les discours politiques sont déconnectés de la réalité, et les promesses de réforme ne sont que des mots vides. Une belle illustration de la déconnexion entre les élites et le peuple.
Effet miroir international
À l’étranger, des politiques similaires se mettent en place, notamment aux États-Unis et en Russie, où les gouvernements tentent de masquer leurs échecs par des réformes qui ne profitent qu’à une minorité. La question se pose : à quel moment ces gouvernements comprendront-ils que les solutions doivent venir du peuple et non d’une élite déconnectée ?
À quoi s’attendre
Les projections sont sombres : si cette réforme est adoptée, elle ne sera pas la dernière. Les travailleurs devront s’attendre à des mesures encore plus drastiques, alors que le gouvernement continue de jongler avec des chiffres et des promesses qui ne tiennent pas la route.
Sources





