A Mayotte, le 27 octobre 2025.

Huit semaines après le lancement du recensement exhaustif de la population, un sentiment de soulagement flotte sur l’antenne de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de Mayotte. Le porte-à-porte, mené par sept cents agents communaux, est terminé depuis samedi 24 janvier au soir. La masse exceptionnelle de documents en papier doit désormais être centralisée, car le taux de réponse par Internet atteint seulement 3,5 % (contre 70 % dans l’Hexagone).

Les deux semaines supplémentaires accordées par l’Insee à quatorze des dix-sept communes de l’archipel, dont les deux plus grandes, Mamoudzou et Koungou, ont permis de combler les retards accumulés après un état d’avancement du recensement jugé « inquiétant », à la fin de décembre, lié à « différents manquements ». De leur côté, les municipalités classées mauvaises élèves ont critiqué le calendrier retenu par l’Insee et les difficultés de la collecte provoqués par les vacances scolaires et la saison des pluies.

La mobilisation des services municipaux, ardemment réclamée par l’Insee, a porté ses fruits : 97 % des 86 400 logements comptabilisés dans le département ont été recensés. « Ces 3 % de logements non recensés correspondent à des situations où les personnes ont refusé de répondre par méfiance, ou parce qu’il a été impossible de les joindre ou en raison de leur absence de longue durée, observe Bertrand Kauffmann, chef de projet à l’Insee pour le recensement de Mayotte. Ce résultat est meilleur que celui de la moyenne nationale. Dans l’Hexagone, le taux de non-réponse tourne autour de 4,5 %. »

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Recensement à Mayotte : Quand le chiffre devient un mirage

Un recensement qui fait débat : 97% des logements comptabilisés, mais seulement 3,5% de réponses en ligne. Une belle performance, n’est-ce pas ?

Huit semaines après le lancement du recensement exhaustif de la population à Mayotte, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) se frotte les mains. Le porte-à-porte, mené par sept cents agents communaux, est enfin terminé. Mais attention, ne vous laissez pas berner par les chiffres : seulement 3,5% des réponses ont été faites par Internet, contre 70% dans l’Hexagone. Un vrai coup de maître !

Ce qui se passe réellement

Les deux semaines supplémentaires accordées par l’Insee à quatorze des dix-sept communes de l’archipel, dont les plus grandes, Mamoudzou et Koungou, ont permis de combler les retards accumulés. À la fin de décembre, l’état d’avancement du recensement était jugé « inquiétant », en raison de « différents manquements ». Les municipalités, quant à elles, se sont plaintes du calendrier et des difficultés de collecte dues aux vacances scolaires et à la saison des pluies.

Malgré tout, la mobilisation des services municipaux a porté ses fruits : 97% des 86 400 logements ont été recensés. Bertrand Kauffmann, chef de projet à l’Insee, observe que les 3% restants correspondent à des personnes ayant refusé de répondre, par méfiance ou absence prolongée. Un résultat qui, selon lui, est meilleur que la moyenne nationale de 4,5% de non-réponses. Bravo, Mayotte !

Pourquoi cela dérange

Ce qui est dérangeant, c’est le décalage entre les chiffres présentés et la réalité vécue par les habitants. Comment peut-on se réjouir d’un taux de réponse si bas tout en clamant que le recensement a été un succès ? C’est un peu comme si un chef cuisinier se vantait d’un plat brûlé en disant que 97% des ingrédients étaient frais.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette situation sont multiples. D’un côté, un recensement incomplet peut mener à des décisions politiques et économiques basées sur des données erronées. De l’autre, cela alimente la méfiance des citoyens envers les institutions. Qui peut croire à un système qui ne parvient pas à recueillir des informations de base sur sa propre population ?

Lecture satirique

Les discours politiques, souvent déconnectés de la réalité, semblent ignorer le fait que les habitants de Mayotte ne sont pas des fantômes. Les promesses de transparence et d’efficacité s’effondrent face à des chiffres qui ne racontent pas toute l’histoire. C’est un peu comme si l’Insee jouait à cache-cache avec la vérité, mais sans jamais vraiment chercher.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les chiffres sont manipulés pour masquer des réalités désastreuses. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les gouvernements aiment à se pavaner avec des statistiques flatteuses, tout en ignorant les voix qui s’élèvent contre leurs pratiques. À quand un recensement des promesses non tenues ?

À quoi s’attendre

Si rien ne change, on peut s’attendre à ce que les décisions politiques continuent d’être prises sur la base de données incomplètes. Une situation qui pourrait mener à des politiques encore plus déconnectées des besoins réels des habitants. Espérons que les prochaines élections ne se basent pas sur des chiffres aussi fantaisistes.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Recensement à Mayotte : « Il est impossible que 150 000 personnes soient cachées dans la forêt »
Visuel — Source : www.lemonde.fr
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