Guerre en Iran : entre frappes et promesses, qui va vraiment payer ?

Alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël entre dans son sixième jour, les promesses de paix semblent aussi éloignées que jamais.

INTRODUCTION : La situation au Moyen-Orient devient de plus en plus chaotique, et les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran se poursuivent. Pendant ce temps, Téhéran riposte avec des drones, et un nouveau pays, l’Azerbaïdjan, se retrouve pris dans ce conflit. Mais qui a vraiment besoin de paix quand on peut jouer à la guerre ?

Ce qui se passe réellement

La guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël entre dans son sixième jour et les contours de celle-ci commencent à se dessiner plus clairement. Ce jeudi 5 mars, en effet, les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran se sont poursuivies, l’armée de l’État hébreu a continué son action dans le sud du Liban, et Téhéran a encore riposté, essentiellement par le biais de drones envoyés contre les pays du Golfe alliés des États-Unis. Le conflit semble donc s’installer dans la durée avec des contours géographiques plus précis, à l’exception d’un nouveau pays qui a pour la première fois été frappé par la guerre aujourd’hui.

C’est l’un des sept États qui partage une frontière terrestre avec l’Iran, et, jusqu’à hier, il était totalement étranger à ce conflit. Jeudi 5 mars, l’Azerbaïdjan a été touché par des drones partis du territoire iranien. Ces derniers ont notamment frappé l’aéroport de Nakhitchevan, capitale de l’enclave azérie homonyme, ainsi que d’autres lieux, faisant au moins quatre blessés. Téhéran a nié être responsable de cette attaque, mais cela n’a pas empêché une réponse virulente de la part de Bakou par la voix du président du pays, Ilham Aliev, qui, indique The Guardian, “a ordonné à l’armée de ‘préparer et d’appliquer des mesures de représailles. Nous ne tolérerons pas cet acte de terreur et d’agression non provoqué contre l’Azerbaïdjan.’”

Interviendront, interviendront pas. Le bruit court depuis plusieurs jours : les Kurdes iraniens pourraient se mêler à la guerre actuelle, et, hier soir, la rumeur d’une discussion en cours avec la CIA pour une offensive terrestre avait commencé à circuler avec insistance dans les médias américains et israéliens. L’attaque contre la République islamique partirait de l’Irak voisin, où les forces kurdes sont très nombreuses, mais officiellement, ces dernières ont nié toute volonté d’implication dans la guerre à ce stade. En effet, précise le média britannique, “Nechirvan Barzani, président de la région du Kurdistan irakien, a déclaré que la région kurde ‘ne doit s’impliquer dans aucun conflit’”.

C’est une des premières informations qui a circulé sur les sites internationaux au matin de ce jeudi 5 mars. “Un pétrolier a été touché, provoquant une forte explosion au large du Koweït et une fuite de pétrole en mer”, écrit le quotidien italien Avvenire. L’attaque, revendiquée par Téhéran, a eu lieu dans les eaux du golfe Persique, non loin, donc, du détroit d’Ormuz, que les Iraniens affirment depuis hier contrôler totalement. Plus tard dans la journée, l’Agence britannique des opérations maritimes commerciales (UKMTO) a affirmé que le bateau en question n’aurait pas perdu de pétrole.

Forcément inquiète des répercussions du conflit en cours au Moyen-Orient sur les énergies, la Chine a pris une mesure forte ce jeudi 5 mars, annonce The Straits Times. En effet, Pékin “a demandé aux entreprises de suspendre la signature de nouveaux contrats d’exportation de carburant raffiné et d’essayer d’annuler les expéditions déjà engagées. La baisse des exportations de la Chine, l’un des plus grands exportateurs de carburant d’Asie, risque d’aggraver la pénurie de carburant dans le continent,” prévient le média établi à Singapour.

La phrase choc a été prononcée par Bezalel Smotrich, “le ministre des Finances d’extrême droite du gouvernement israélien,” contextualise The Times of Israel. L’homme a déclaré que Dahieh, une banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, “ressemblera bientôt à Khan Younès,” la ville située dans le sud de la bande de Gaza, dévastée par deux ans de bombardements de Tsahal. Une déclaration qui s’inscrit dans le contexte de l’action menée par Israël contre le Hezbollah, mais qui, bien entendu, alarme au plus haut point au Liban.

Ainsi, rapporte L’Orient-Le Jour, “le président libanais, Joseph Aoun, a demandé au président français, Emmanuel Macron, d’‘intervenir afin que la banlieue sud ne soit pas visée, après les menaces de l’armée israélienne’, et il lui a également demandé d’‘œuvrer à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais’”. Un appel à l’aide auquel le président de la République semble avoir répondu puisque, plus tard dans la journée, dans un long post X, Emmanuel Macron a affirmé demander au “Premier ministre israélien de ne pas étendre la guerre au Liban,” peut-on lire dans ce quotidien francophone de Beyrouth.

Pourquoi cela dérange

La situation est d’une absurdité sans nom. Les promesses de paix se heurtent à des frappes de drones, et pendant ce temps, les dirigeants continuent de jouer aux échecs géopolitiques. Qui aurait cru que l’Azerbaïdjan, un pays qui se contentait de regarder le spectacle, se retrouve en première ligne ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà palpables : des blessés, des tensions croissantes et une instabilité régionale qui ne fait que s’aggraver. Pendant ce temps, les grandes puissances continuent de manœuvrer, comme si la vie des gens n’était qu’un simple pion sur un échiquier.

Lecture satirique

Le discours politique est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on promet la paix, de l’autre, on envoie des drones. C’est un peu comme si un chef cuisinier promettait un repas gastronomique tout en brûlant la cuisine. Quelle belle métaphore de l’inefficacité !

Effet miroir international

Pendant que les États-Unis et Israël s’engagent dans cette danse macabre, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires qui, eux aussi, promettent monts et merveilles tout en semant le chaos. Comme quoi, la politique est un art où l’absurde est roi.

À quoi s’attendre

Les tendances visibles laissent présager une escalade du conflit. Les promesses de paix semblent de plus en plus éloignées, et les populations continuent de payer le prix fort.

Sources

Source : www.courrierinternational.com

Visuel — Source : www.courrierinternational.com
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