Rando pour sauver le Marité : quand la solidarité fait du chemin
Dimanche 12 avril 2026, à Donville-les-Bains, deux randonnées solidaires sont organisées pour sauver le Marité, mais qui aurait cru qu’un champignon pourrait devenir le héros de cette histoire ?
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Le club de rando pédestre Rando cinq a décidé de se retrousser les manches pour restaurer le Marité, ce trois-mâts emblématique qui, depuis la découverte d’un champignon lignivore sur sa coque, attend des travaux à Port-en-Bessin. Coût total du chantier : 3 millions d’euros. Oui, vous avez bien lu, 3 millions d’euros pour un bateau qui a visiblement plus de champignons que de marins à son bord.
Ce qui se passe réellement
Le Marité, fier terre-neuvier de Granville, est en attente de travaux depuis 2024. Le coût du chantier s’élève à 2,5 millions d’euros pour la coque, plus 500 000 euros pour changer la motorisation. Pendant ce temps, le club de rando propose deux boucles de 6 et 13 km autour de Granville, avec un départ du Village du Marité, quai d’Orléans. Une belle initiative, mais on se demande si les randonneurs ne devraient pas plutôt se lancer dans une quête pour débusquer le champignon responsable de cette situation.
Pourquoi cela dérange
Il est ironique de constater que, dans une époque où les gouvernements se battent pour des milliards pour des projets d’infrastructures, un bateau historique doit compter sur des randonnées pour financer sa restauration. Cela soulève des questions sur nos priorités : est-ce vraiment aux citoyens de sauver notre patrimoine maritime ?
Ce que cela implique concrètement
Ces randonnées, bien que louables, révèlent une réalité inquiétante : la dépendance de notre patrimoine culturel à des initiatives privées. Pendant que les randonneurs s’acharnent à collecter des fonds, les véritables décideurs semblent se perdre dans des promesses vides, laissant le Marité et d’autres trésors culturels à la merci de champignons affamés.
Lecture satirique
En fin de compte, ces randonnées sont un bel exemple de l’écart entre les promesses politiques et la réalité. Les élus, qui se pavanent souvent en vantant leur amour du patrimoine, devraient peut-être enfiler des chaussures de randonnée et se joindre à la cause. Après tout, il est plus facile de marcher sur le terrain que de s’asseoir dans un bureau climatisé à discuter de budgets.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les gouvernements préfèrent investir dans des projets grandioses plutôt que de préserver ce qui compte vraiment. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques sont souvent déconnectés des réalités du terrain. Ici, à Granville, le champignon est peut-être le symbole d’une lutte plus vaste pour la préservation de notre patrimoine contre l’indifférence.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir de plus en plus d’initiatives citoyennes pour sauver ce que les politiques semblent oublier. Espérons que le Marité ne finisse pas par devenir un monument à la négligence, mais plutôt un symbole de la résilience collective.
Sources





