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Rachida Dati lors d’une audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale, le 5 février 2026. THOMAS SAMSON / AFP
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Qui ment et qui dit la vérité ? Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a estimé ce lundi 6 avril que les documents reçus dans le cadre du litige opposant Rachida Dati et « Complément d’enquête » fournissaient la preuve de la « bonne foi » de chacune des parties.
« Les documents que j’ai, en l’occurrence des e-mails, leur donnent à tous les deux le bénéfice du doute, en tout cas de la bonne foi », a déclaré sur RTL le député, qui avait reçu fin février des éléments preuves demandés à l’ancienne ministre et à l’émission de France Télévisions.
Dati accuse « Complément d’enquête » de soudoyer un proche
En cause, un numéro de juin 2025, en collaboration avec « Le Nouvel Obs », consacré à l’ex-candidate à la mairie de Paris, qui épinglait l’ancienne ministre de la Culture concernant de possibles conflits d’intérêts, dans les affaires GDF Suez et Renault.
L’affaire avait commencé le 5 février, quand Rachida Dati avait accusé, sous serment, « Complément d’enquête » d’avoir « proposé, via un tiers (un journaliste indépendant, NDLR), auprès d’un membre de (s) a famille, de pouvoir le payer » pour recevoir des informations la concernant.
Accusation que les responsables du magazine de France Télévisions avaient réfutée, lors de leur audition : « Nous n’avons évidemment pas donné d’argent ou proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de Madame Dati, fût-ce par un tiers », avait assuré le présentateur de l’émission Tristan Waleckx.
Les deux parties avaient jusqu’au lundi 23 février pour transmettre les éléments étayant leurs positions. « Complément d’enquête nous a fait parvenir des e-mails et un proche de la ministre a transmis au rapporteur des échanges pouvant étayer ces propos », avait expliqué Jérémie Patrier-Leitus en ouvrant la séance le mardi 24 février.
Des auditions sous serment
Les auditions se déroulant sous serment, Jérémie Patrier-Leitus avait dit vouloir faire la lumière sur ces accusations, soulevant l’hypothèse de saisir la justice pour soupçon de parjure. Après examen des documents reçus des deux partis, ce dernier en a dont conclu à leur bonne foi respective : « Je ne suis pas un procureur ni un juge d’instruction. Mon rôle, ce n’est pas d’aller enquêter », a-t-il affirmé sur RTL.
Après plusieurs semaines chaotiques, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la « neutralité » et le « financement » de l’audiovisuel public, démarrée fin novembre, doit achever ses auditions mercredi.
Rachida Dati et Complément d’Enquête : Le Duel de la « Bonne Foi »
Quand la vérité se dispute entre Rachida Dati et Complément d’Enquête, le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public joue les arbitres… avec un sifflet en papier mâché.
Le 6 avril 2026, Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a déclaré que les documents échangés dans le cadre du litige entre Rachida Dati et l’émission de France Télévisions fournissaient la preuve de la « bonne foi » des deux parties. Une révélation qui, à première vue, pourrait faire sourire, tant elle semble ignorer les tensions qui entourent cette affaire.
Ce qui se passe réellement
Dans un contexte où la transparence est souvent mise à mal, Dati accuse Complément d’Enquête d’avoir tenté de soudoyer un membre de sa famille pour obtenir des informations la concernant. En retour, l’émission a fermement démenti ces accusations, affirmant n’avoir jamais proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de l’ancienne ministre. Le député Patrier-Leitus, après avoir examiné des e-mails, a donc décidé que tout le monde était de bonne foi. Comme quoi, la bonne foi est un concept élastique, surtout en politique.
Pourquoi cela dérange
Cette affaire met en lumière une incohérence flagrante : comment peut-on croire que deux parties, qui s’accusent mutuellement de malversations, puissent être toutes deux de bonne foi ? Cela rappelle les contes pour enfants, où tout le monde finit par s’entendre autour d’un bon feu de camp, sauf que là, le feu est plutôt celui de la controverse.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette affaire sont multiples. D’un côté, cela pourrait renforcer la méfiance du public envers les médias et les hommes politiques, qui semblent se livrer à un jeu de dupes. De l’autre, cela soulève des questions sur l’intégrité des commissions d’enquête, qui, au lieu de faire la lumière, semblent parfois se transformer en arènes de règlement de comptes.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment le discours politique peut se dérober à la réalité. D’un côté, Dati se présente comme la victime d’un complot médiatique, tandis que de l’autre, Complément d’Enquête se veut le champion de la vérité. Ironiquement, cette situation rappelle les promesses de transparence des gouvernements, qui, au final, se heurtent souvent à la réalité d’un monde où l’opacité règne en maître.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où la vérité est souvent manipulée pour servir des intérêts politiques. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la lutte pour le contrôle de l’information semble être un sport de haut niveau, où les règles sont souvent réécrites au gré des besoins des puissants.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette affaire ne soit qu’un épisode parmi tant d’autres dans le grand théâtre de la politique française. Les tensions entre médias et politiques ne vont pas disparaître de sitôt, et le public continuera à naviguer dans un océan d’informations contradictoires, se demandant qui, au final, dit la vérité.
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