(Drummondville) Qui de Christine Fréchette ou de Bernard Drainville deviendra le prochain chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) et premier ministre du Québec ?


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Les Québécois connaîtront la réponse à cette question ce dimanche après-midi, autour de 16 h, alors que le résultat du vote des quelque 20 500 membres de la CAQ sera dévoilé.

Les caquistes seront réunis pour l’occasion au Centre expo Promutuel de Drummondville.

Si Mme Fréchette est considérée comme la favorite de la course, M. Drainville a quand même obtenu dans les derniers jours des appuis de taille, dont celui du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.

Ce dernier a fait valoir que M. Drainville était la personne qui incarnait le mieux « la troisième voie nationaliste ».

Bernard Drainville a agi à titre de ministre de l’Environnement et de l’Éducation au sein du gouvernement Legault. Ex-ministre péquiste, il est également connu comme le père de la Charte des valeurs.

Elle aussi issue du Parti québécois, Mme Fréchette était directrice adjointe de cabinet de Jean-François Lisée avant de devenir ministre caquiste de l’Immigration, de l’Économie et de l’Énergie.

Les deux aspirants premiers ministres ont chacun promis durant la course de limiter l’immigration, de faciliter l’accès au logement et au système de santé, et de réduire la taille de l’État.

Toutefois, des lignes de fracture sont vite apparues dans le dossier du troisième lien routier Québec-Lévis et dans celui de l’extraction du gaz de schiste.

La course à la chefferie a été lancée à la mi-janvier après l’annonce du départ du premier ministre François Legault, qui a décidé de céder sa place en vue des élections générales prévues le 5 octobre.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

François Legault quittant le Salon rouge à la fin de sa dernière journée dans ses fonctions de premier ministre au Salon rouge de l’Assemblée nationale du Québec, le 3 avril 2026

Il a depuis fait savoir qu’il terminera malgré tout son mandat de député de L’Assomption.

Le prochain chef de la CAQ aura assurément du pain sur la planche : selon le dernier sondage Léger réalisé pour les médias de Québecor, la CAQ ne récolterait désormais que 9 % des intentions de vote.

L’agrégateur de sondages Qc125 prédit pour sa part que la CAQ n’obtiendra aucun siège et sera complètement rayée de la carte aux prochaines élections.

Qui est Christine Fréchette ?

  • Née à Trois-Rivières en 1970 (56 ans)
  • Diplômée de HEC Montréal et de l’Université Laval
  • Membre du conseil d’administration du Conseil du statut de la femme
  • Ancienne directrice adjointe de cabinet du ministre péquiste Jean-François Lisée
  • Présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal
  • Élue députée caquiste de Sanguinet en 2022, ministre de l’Immigration, de l’Économie et de l’Énergie sous François Legault

Qui est Bernard Drainville ?

  • Né à La Visitation-de-l’Île-Dupas en 1963 (62 ans)
  • Diplômé de la London School of Economics et de l’Université d’Ottawa
  • Ancien journaliste de Radio-Canada
  • Élu député péquiste de Marie-Victorin en 2007, ministre des Institutions démocratiques sous Pauline Marois
  • Animateur de radio au 93,3 FM et 98,5 FM
  • Élu député caquiste de Lévis en 2022, ministre de l’Éducation et de l’Environnement sous François Legault

Qui de Christine Fréchette ou de Bernard Drainville va sauver la CAQ de l’oubli ?

Le suspense est à son comble : qui, de Fréchette ou Drainville, sera le héros de la Coalition avenir Québec (CAQ) ? La réponse pourrait bien être le début d’une nouvelle ère… ou le dernier clou dans le cercueil de cette formation politique.

Les Québécois auront la réponse ce dimanche après-midi, à 16 h précises, lorsque les quelque 20 500 membres de la CAQ dévoileront le nom de leur nouveau chef. Les caquistes se rassemblent au Centre expo Promutuel de Drummondville, un lieu qui pourrait devenir le théâtre d’un enterrement de première classe pour une formation qui ne récolte plus que 9 % des intentions de vote, selon les derniers sondages.

Ce qui se passe réellement

Christine Fréchette, favorite de la course, et Bernard Drainville, qui a récemment reçu le soutien du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, s’affrontent pour prendre les rênes d’un parti en perte de vitesse. Drainville, connu pour sa fameuse Charte des valeurs, tente de se positionner comme le champion d’une « troisième voie nationaliste ». Pendant ce temps, Fréchette, ancienne directrice adjointe de cabinet, promet de limiter l’immigration et de réduire la taille de l’État, tout en facilitant l’accès au logement et au système de santé. Un vrai programme de rêve, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

Les promesses de ces deux candidats semblent aussi solides qu’un château de cartes. Limiter l’immigration tout en facilitant l’accès au logement ? C’est un peu comme vouloir remplir un seau percé. Les lignes de fracture se dessinent déjà autour de sujets brûlants comme le troisième lien routier Québec-Lévis et l’extraction du gaz de schiste, des projets qui pourraient faire exploser leur fragile unité.

Ce que cela implique concrètement

Le prochain chef de la CAQ devra faire face à un défi colossal : redresser un parti qui pourrait ne pas obtenir un seul siège aux prochaines élections. La CAQ, qui a fait des promesses grandioses, se retrouve maintenant à devoir justifier des décisions qui semblent plus déconnectées que jamais des réalités du terrain.

Lecture satirique

En somme, nous avons deux candidats qui promettent de faire des miracles tout en étant assis sur un volcan. Leurs discours sont truffés de contradictions, et leur incapacité à s’accorder sur des sujets cruciaux montre à quel point la CAQ est en train de se transformer en un véritable cirque politique. Qui veut voir un spectacle de clowns ?

Effet miroir international

En regardant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires à l’étranger. Comme aux États-Unis ou en Russie, où les promesses politiques se heurtent souvent à la réalité. La CAQ semble vouloir emprunter le même chemin, en jouant sur les peurs et les frustrations des électeurs sans offrir de solutions viables.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, le nouveau chef de la CAQ pourrait bien se retrouver à la tête d’un parti en déroute, avec des promesses qui ne tiendront pas la route. La question n’est pas de savoir qui gagnera, mais plutôt si la CAQ pourra survivre à cette tempête.

Sources

Source : www.lapresse.ca

Direction de la CAQ | Le nouveau premier ministre connu dimanche
Visuel — Source : www.lapresse.ca
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