Comment développer les activités économiques sans étendre toujours davantage les zones urbanisées ? Dans un travail réalisé en 2025 pour la DREAL Nouvelle-Aquitaine, le Cerema a recensé des initiatives de collectivités qui cherchent à mieux utiliser le foncier déjà aménagé. Quatre retours d’expérience montrent des réponses adaptées à des situations locales différentes, complétés par des fiches consacrées à la gouvernance et aux outils d’optimisation des zones d’activité. (cerema.fr)

Réutiliser et mieux organiser le foncier existant

En France, 20 000 à 30 000 hectares sont artificialisés chaque année, selon les chiffres rappelés par le Cerema. La loi « Climat et résilience » du 22 août 2021 prévoit l’objectif de zéro artificialisation nette en 2050, avec une réduction de moitié du rythme de consommation d’espaces d’ici à 2031. Le foncier destiné aux entreprises est lui aussi concerné par cette trajectoire. (cerema.fr)
Le Cerema met en avant plusieurs manières d’agir : densifier ou restructurer des zones d’activité existantes, mutualiser certains espaces, mobiliser des friches et mieux connaître les terrains disponibles. L’organisme souligne toutefois qu’il n’existe pas de modèle unique : les choix doivent tenir compte des entreprises présentes, de l’état du bâti, des disponibilités immobilières, de la pression foncière et des objectifs environnementaux du territoire. (cerema.fr)
Quatre collectivités, des réponses différentes
Dans le Nord Est Béarn, où l’intercommunalité regroupe 73 communes et 35 000 habitants, l’expérience de la zone d’activité de Berlane porte sur l’optimisation et l’intensification du foncier. L’enjeu présenté par le Cerema est de poursuivre l’accueil des entreprises tout en réduisant la consommation d’espace et en tenant compte du cadre du zéro artificialisation nette. (cerema.fr)
Grand Angoulême, qui rassemble 38 communes et 142 500 habitants, a articulé sa stratégie foncière économique avec des objectifs environnementaux. La démarche s’appuie notamment sur un schéma d’accueil des zones d’activité, un plan consacré aux friches et l’élaboration simultanée de plusieurs documents de planification dans le cadre de Cartéclima ! (cerema.fr)
La Communauté d’agglomération Val de Garonne a, de son côté, travaillé à partir de friches industrielles. L’une d’elles accueille désormais une zone d’activité économique, tandis que d’autres zones ont fait l’objet d’un plan d’optimisation. À Dinan, hors de Nouvelle-Aquitaine, l’agglomération s’est dotée d’un observatoire des zones d’activité pour mieux connaître les terrains et leurs possibilités. Sa stratégie prévoit aussi d’encadrer la commercialisation et l’artificialisation, de favoriser l’immobilier d’entreprise et de créer du foncier économique par le renouvellement urbain. (cerema.fr)
La gouvernance, un levier de la stratégie
Pour le Cerema, la transformation des zones d’activité dépend aussi de l’organisation des collectivités et de la participation des acteurs économiques. Une fiche thématique examine notamment l’échelle de gouvernance à privilégier, le lien de proximité avec les entreprises et les partenariats à mobiliser pour construire un projet de développement.
Une autre fiche porte sur les étapes d’une démarche d’optimisation : mettre en œuvre les outils adaptés, définir le rôle de la collectivité, puis faire vivre la stratégie dans la durée. Le Cerema résume les leviers proposés autour de la connaissance du foncier, du renouvellement des zones existantes, de la mobilisation des friches, d’une planification de long terme et de l’adaptation aux besoins locaux. (cerema.fr)
Source : Cerema – Actualité (www.cerema.fr)
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Auteur : Cerema







