Quand sauver un faucon devient un acte de résistance

Un faucon pèlerin blessé, victime des activités humaines, fait l’objet d’une attention bien plus précieuse que certaines promesses politiques. Qui s’en soucie vraiment ?

Devant les grilles du centre Athénas, à L’Étoile (Jura), deux personnes sortent d’une voiture, un carton dans les bras. À l’intérieur, un jeune faucon pèlerin mâle blessé. Le rapace est installé sur la table de soins, un chaperon sur les yeux. « Il ne faut pas vous priver, quand vous en avez la possibilité, de faire deux bandages. C’est plus enveloppant », explique Gilles Moyne, le directeur du centre et soigneur, aux bénévoles qui ont pris en charge le faucon blessé à l’aile pour l’acheminer depuis le sud de l’Ain jusqu’au centre.

Ce qui se passe réellement

Athénas, pour Assistance thérapeutique et nourrissage d’animaux sauvages – et en hommage au premier animal recueilli, une chouette chevêche d’Athéna –, est un centre de sauvegarde de la faune sauvage, intervenant principalement en Bourgogne-Franche-Comté et dans l’Ain. Les équipes y prennent en charge les animaux blessés, à 96 % victimes des activités humaines : travaux, collisions ou encore proximité avec les animaux domestiques.

Les oiseaux représentent environ 70 % des accueils au centre. « Ils sont plus démunis, moins mobiles qu’un mammifère qui peut se déplacer sur trois pattes, par exemple, et se…

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater que, dans un monde où les humains semblent se préoccuper davantage de leur propre confort que de la faune sauvage, un faucon blessé devient le symbole d’une lutte contre l’indifférence. Les promesses de protection de la nature se heurtent à la dure réalité des collisions et des travaux, comme si la nature devait s’adapter à l’urbanisation galopante.

Ce que cela implique concrètement

Chaque oiseau secouru est un rappel que nos actions ont des conséquences. Le fait que 96 % des animaux accueillis soient victimes des activités humaines pose la question : qui est vraiment le prédateur ici ? Si les oiseaux sont plus démunis, que dire des promesses politiques qui s’envolent comme des plumes au vent ?

Lecture satirique

Les discours politiques sur la protection de l’environnement semblent souvent déconnectés de la réalité. Pendant que les faucons se battent pour leur survie, nos dirigeants se battent pour des sièges, promettant monts et merveilles tout en laissant les véritables protecteurs de la faune, comme Gilles Moyne et son équipe, se débattre avec des bandages. Ironie du sort : la vraie protection de la nature repose sur des bénévoles, pas sur des discours creux.

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires, comme celles que l’on voit aux États-Unis ou en Russie, prennent des décisions qui nuisent à la faune et à l’environnement, tout en prétendant agir pour le bien commun. Ici, la situation n’est pas si différente : les promesses de protection de la nature sont souvent contredites par des actions qui favorisent l’exploitation.

À quoi s’attendre

Si la tendance se poursuit, nous pourrions voir de plus en plus de faucons blessés, mais aussi de plus en plus de discours politiques qui ne mènent nulle part. La question reste : qui prendra vraiment soin de notre planète ?

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire