Le long de la côte Blanche, les seaux et les jeunes plants ont côtoyé le temps d’une matinée les promeneurs et les cyclistes du week-end. Avant de lancer ce chantier, sous le soleil de ce samedi 28 mars, Thibaut Bizien, chargé de mission de l’association environnementale Caledoclean, accueille les participants. « Un grand merci à vous d’être présents ! »
Table Of Content
- « Avancer tous ensemble »
- Solutions fondées sur la nature
- Dimension familiale et éducative
- INTRODUCTION
- Ce qui se passe réellement
- « Avancer tous ensemble »
- Solutions fondées sur la nature
- Dimension familiale et éducative
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Autour de lui, une vingtaine de bénévoles, des familles, des enfants… Tous réunis pour une opération au principe simple : planter pour tenter de ralentir l’érosion du littoral côtier.
« Avancer tous ensemble »
Le travail est organisé en deux temps. D’abord une ligne de vétiver à disposer sur le haut du talus. Ensuite, des plantations plus bas, au plus près du bord de mer. Les trous ont déjà été préparés par l’équipe de Caledoclean. Il ne reste plus qu’à planter, tasser, puis pailler. « L’idée, c’est d’avancer ensemble », résume Thibaut Bizien en détaillant avec précision les gestes à effectuer.

Thibaut Bizien et son association, Caledoclean, ont encore mis les mains dans la terre pour contribuer à cette opération citoyenne. Photo Julien Mazzoni
En écoutant ses consignes, les volontaires du jour peuvent constater la réalité de l’érosion. « On est sur un remblai historique. Sans protection, la mer va forcément venir le grignoter », explique à son tour François Tron, coordinateur en Nouvelle-Calédonie du projet régional Kiwa Pebacc +, porté par le programme régional océanien de l’environnement. Le site en porte déjà les traces. Une petite falaise, haute d’un à deux mètres, s’est formée au fil du temps le long du sentier.
Solutions fondées sur la nature
Le projet s’inscrit dans une démarche d’adaptation au changement climatique au travers de « solutions fondées sur la nature ». En l’occurrence, utiliser la végétation pour freiner l’érosion. « Ça ne va pas empêcher la mer de monter ni stopper complètement le recul du trait de côte, précise François Tron, mais ça permet de ralentir le phénomène. »

François Tron, coordinateur du projet Kiwa PEBACC + a briefé les participants en leur présentant les différentes espèces destinées à être plantées. Photo Julien Mazzoni
Depuis deux ans, plusieurs aménagements ont été testés. Des fascines en coco, installées au pied de la falaise, permettent de dissiper l’énergie des vagues. Plus bas, des cordons pierreux favorisent l’accumulation de sables et de débris, dont des graines, transportés par la mer. Selon le coordinateur, ces dispositifs ont déjà permis de limiter l’érosion et de reconstituer du sédiment en haut de plage.
Dimension familiale et éducative
La plantation vient compléter ces dispositifs. Parmi les espèces retenues, plusieurs plantes indigènes du littoral calédonien, comme le palétuvier blanc ou le « pied-de-poule », mais aussi le vétiver, choisi pour son système racinaire. « Ses racines peuvent descendre sur plusieurs mètres, explique François Tron. Elles permettent de stabiliser rapidement le sol. »

Des plants de vétiver, choisis pour leur important système racinaire, ont été plantés le long de la côte Blanche. Mais aussi des palétuviers blancs et des « pieds-de-poule ». Photo Julien Mazzoni
Sur le terrain, l’opération prend également une dimension familiale. À genoux dans la terre, Patricia guide sa petite-fille, Alix, qui a presque 3 ans. « Il faut sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge, s’enthousiasme la grand-mère. Et en plus, ils adorent faire ça. »
Un peu plus loin, Élodie, 33 ans, est venue avec son mari et leurs trois enfants. « C’est important pour la transmission. Les emmener ici, c’est déjà planter une petite graine pour plus tard », estime la maman.

Alix n’a pas encore 3 ans, mais elle est déjà très impliquée… Photo Julien Mazzoni
C’est le même engagement qui motive Maëva, 32 ans, qui s’est même lancé un défi : participer tous les samedis aux actions de Caledoclean. « En Nouvelle-Calédonie, on plante très peu pour lutter contre l’érosion », déplore la jeune femme, pour qui ces chantiers ont également valeur d’exemple. « Ça montre qu’il existe d’autres solutions que l’enrochement. »

Après avoir mis en terre les plantes, Maëva y dispose du paillage afin de préserver l’humidité. Photo Julien Mazzoni
Chacun à sa manière les participants l’expriment d’ailleurs de façon claire. L’intérêt n’est pas seulement écologique, il est aussi collectif et éducatif. « Ces actions doivent inspirer, insiste François Tron. Y compris à l’échelle des particuliers ou des associations. »

Élodie et son mari sont venus en famille. Pour eux, la transmission aux plus jeunes est un élément essentiel dans la préservation de notre environnement. Photo Julien Mazzoni
D’autant que ces solutions, nécessaires et utiles, ont un effet limité. « Restaurer la végétation littorale, c’est environ cinquante fois moins cher qu’un enrochement, rappelle-t-il, mais ce n’est pas une solution miracle. »
Face à la mer, les jeunes plants fraîchement mis en terre paraissent encore fragiles. Mais sur ce bout de côte déjà entamé, ils représentent un premier pas. Une manière de ralentir, au moins un peu, un phénomène déjà en marche et qui semble inéluctable.
Quand planter devient un acte de résistance : La côte Blanche face à l’érosion
Des citoyens s’unissent pour freiner l’érosion, mais pendant ce temps, les promesses politiques s’envolent comme des feuilles au vent.
INTRODUCTION
Sous le soleil de ce samedi 28 mars, une vingtaine de bénévoles se sont rassemblés le long de la côte Blanche, armés de seaux et de jeunes plants. L’objectif ? Planter pour ralentir l’érosion du littoral. Pendant que ces héros du quotidien s’activent, on se demande où sont les véritables héros : ceux qui promettent de protéger notre environnement tout en laissant la mer grignoter nos côtes.
Ce qui se passe réellement
Thibaut Bizien, chargé de mission de l’association Caledoclean, accueille les participants avec un enthousiasme palpable : « Un grand merci à vous d’être présents ! » Au programme, une opération simple mais essentielle : planter des végétaux pour tenter de freiner l’érosion. François Tron, coordinateur du projet Kiwa Pebacc +, n’hésite pas à rappeler la réalité : « On est sur un remblai historique. Sans protection, la mer va forcément venir le grignoter. »
« Avancer tous ensemble »
Le chantier se déroule en deux temps : d’abord une ligne de vétiver sur le haut du talus, puis des plantations plus près de la mer. Les trous sont déjà préparés, et il ne reste plus qu’à planter, tasser et pailler. « L’idée, c’est d’avancer ensemble », résume Thibaut. Une belle intention, mais où sont les politiques qui devraient soutenir ces initiatives au lieu de les laisser aux citoyens ?
Solutions fondées sur la nature
Le projet s’inscrit dans une démarche d’adaptation au changement climatique, utilisant la végétation pour freiner l’érosion. François Tron précise : « Ça ne va pas empêcher la mer de monter ni stopper complètement le recul du trait de côte, mais ça permet de ralentir le phénomène. » Une belle promesse, mais qui semble bien loin des mesures concrètes que l’on attend des décideurs.
Dimension familiale et éducative
L’opération prend également une dimension familiale. Patricia, à genoux dans la terre, guide sa petite-fille Alix, presque 3 ans. « Il faut sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge », s’enthousiasme-t-elle. Pendant ce temps, les politiques continuent de jouer à cache-cache avec les véritables enjeux environnementaux, laissant les citoyens se débrouiller.
Pourquoi cela dérange
Il est absurde de voir des citoyens se battre pour ce qui devrait être une priorité gouvernementale. Pendant que des familles plantent des arbres, les décideurs semblent plus préoccupés par des discours creux que par des actions concrètes. Les promesses de protection de l’environnement s’évaporent comme l’eau sur un sol aride.
Ce que cela implique concrètement
Ces actions citoyennes, bien que louables, ne suffisent pas. Elles mettent en lumière l’inaction des autorités face à un problème qui ne cesse de s’aggraver. Les solutions naturelles, bien que moins coûteuses, ne sont pas une panacée. « Restaurer la végétation littorale, c’est environ cinquante fois moins cher qu’un enrochement, mais ce n’est pas une solution miracle », rappelle François Tron.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que ces citoyens s’efforcent de sauver leur littoral, les discours politiques continuent de promettre monts et merveilles. Mais où sont les actes ? Les promesses de protection de l’environnement semblent aussi solides qu’un château de sable face à la marée montante.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des côtes calédoniennes, on voit des politiques autoritaires, comme celles de certains gouvernements aux États-Unis ou en Russie, qui ignorent les véritables enjeux environnementaux au profit de discours populistes. Les citoyens, eux, continuent de se battre pour leur avenir, souvent sans le soutien de ceux qui devraient les protéger.
À quoi s’attendre
Face à la mer, les jeunes plants fraîchement mis en terre semblent fragiles. Mais ils représentent un premier pas. Une manière de ralentir, au moins un peu, un phénomène déjà en marche et qui semble inéluctable. Si les politiques ne changent pas, il est à craindre que ces efforts ne soient qu’un pansement sur une plaie béante.
Sources



