Quand l’ONU joue à cache-cache avec la réalité : le veto de Moscou et Pékin au détroit d’Ormuz

La Russie et la Chine ont mis leur veto à une résolution de l’ONU pour débloquer le détroit d’Ormuz, laissant les pays du Golfe dans l’expectative. Ironie du sort : les promesses de sécurité se heurtent à la réalité géopolitique.

Ce mardi 7 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a vu un spectacle digne d’un théâtre absurde : une résolution, déjà édulcorée pour éviter un veto, a été rejetée par les deux poids lourds de la diplomatie mondiale. La Russie et la Chine, en véritables gardiens de la paix, ont décidé que la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz n’était pas à leur goût. Qui aurait cru que la sécurité des voies de navigation pourrait être un sujet aussi controversé ?

Ce qui se passe réellement

La résolution, portée par Bahreïn, visait à permettre l’utilisation de « tous les moyens nécessaires » pour garantir la sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole. Avec 11 votes pour, deux contre (Russie et Chine) et deux abstentions (Pakistan et Colombie), le texte a fait un flop retentissant. Les pays du Golfe, qui espéraient un feu vert pour libérer la zone de force, se sont retrouvés avec un veto qui envoie un « mauvais signal au monde », selon le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn.

Pourquoi cela dérange

Ce veto ne fait pas que bloquer une résolution ; il met en lumière les contradictions flagrantes de la diplomatie internationale. D’un côté, les États-Unis, sous l’égide de Donald Trump, menacent d’éradiquer « une civilisation entière » si l’Iran ne débloque pas la navigation. De l’autre, la Russie et la Chine, en champions de la paix, justifient leur veto par des préoccupations de déséquilibre et d’agression. Qui aurait cru que les défenseurs des droits de l’homme se cachent derrière un veto au Conseil de sécurité ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ce veto sont déjà palpables : la hausse des prix des hydrocarbures impacte l’économie mondiale. Les pays du Golfe, qui ont fait preuve d’une « retenue considérable » face à l’agression iranienne, se voient contraints de revoir leur stratégie. La promesse d’une action décisive pour garantir la sécurité maritime s’est évaporée comme un mirage dans le désert.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. D’un côté, Trump promet de défendre « le monde libre », tandis que de l’autre, les pays du Golfe se plaignent de l’inaction de l’ONU. La situation devient un véritable numéro de cirque où chacun joue son rôle, mais personne ne prend de véritables décisions. La promesse de sécurité se transforme en une farce tragique.

Effet miroir international

Ce veto rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours de paix cachent souvent des intentions belliqueuses. Les États-Unis, la Russie et la Chine, chacun à leur manière, illustrent comment la diplomatie peut devenir un outil de manipulation plutôt qu’un véritable moyen de résolution des conflits.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que les tensions dans la région s’intensifient. Les pays du Golfe, frustrés par l’inaction de l’ONU, pourraient être tentés de prendre des mesures unilatérales. La promesse d’une paix durable semble s’éloigner, laissant place à une escalade des tensions.

Sources

Source : www.nouvelobs.com

Visuel — Source : www.nouvelobs.com
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