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Une association de Rousson, près d’Alès, est la première à suivre l’opération « 1 000 fontaines pour Mayotte », destinée à aider les Mahorais à mieux accéder à l’eau potable après le passage du cyclone Chido.
En janvier, Jean-Luc Aigoin, l’ancien maire de Saint-Jean-de-Serres et membre de l’association des Éco-maires de France, avait, à son échelle gardoise, lancé un appel général à qui veut. Avec en première ligne : les collectivités locales (mairies, associations d’élus…) et les associations solidaires.
Son objectif : trouver du soutien pour l’opération « 1 000 fontaines pour Mayotte ». Une action de l’ONG Unigaia Solidarité, qui souhaite envoyer sur l’archipel un maximum de fontaines équipées de filtres permettant de nettoyer l’eau douce pour la rendre potable. Une action d’urgence pour aider les sinistrés du cyclone Chido, qui a détruit l’île le 15 décembre dernier. Mayotte, il la connaît un peu, pour avoir arpenté ses terres en 2018, bien avant le drame climatique.
Mais malgré de nombreuses missives et demandes, des collectivités, il n’a reçu aucune réponse. « Seul Philippe Ribot, le président de l’association des maires du Gard, m’a répondu me promettant de voir ce qu’il pouvait faire. »
Vers un envol de « colibris » ?
La première fontaine, c’est finalement ARC’avène, association de préservation de la nature, passionnée de plantes et de jardins de Rousson, qui l’aura financée, avec un chèque rendu ce samedi 16 janvier. « On apporte juste une petite contribution à l’immédiat« , présice tout simplement ses membres.
Et vu le prix de la fontaine (94 €, frais de port vers Mayotte compris), certains d’entre eux se disent surpris qde l’absence d’élan des collectivités publiques pour ce projet. Mais « je crois aux petits colibris », souffle Jean-Luc Aigoin. Des colibris à l’image de donateurs d’Arc’Avène qui, en plus des fonds de l’association, ont donné un peu plus. De quoi financer « deux fontaines supplémentaires ». Ou encore à l’image du club du 3e âge de Saint-Jean-de-Serres, qui en contribuera pour une de plus ce mardi 18 février.
Mais du côté des collectivités, cela pourrait, selon certaines affirmations, se mobiliser pour cette cause. Après avoir versé une subvention spéciale, la mairie d’Alès pourrait faire un geste selon un élu.
Quand les petites mains font le grand geste : l’eau à Mayotte, un défi pour les collectivités
Une association de Rousson prend les devants pour fournir de l’eau potable à Mayotte, tandis que les collectivités locales semblent jouer à cache-cache avec leurs responsabilités.
Dans un monde où l’on s’attendrait à ce que les collectivités locales se mobilisent pour aider les sinistrés du cyclone Chido à Mayotte, c’est une petite association de Rousson qui a décidé de prendre les choses en main. Jean-Luc Aigoin, ancien maire de Saint-Jean-de-Serres, a lancé un appel à l’aide en janvier, espérant que les mairies et autres institutions locales se lèveraient pour soutenir l’opération « 1 000 fontaines pour Mayotte ». Spoiler alert : la réponse a été aussi glaciale qu’un verre d’eau non filtrée en plein été.
Ce qui se passe réellement
La mission de l’ONG Unigaia Solidarité est simple : envoyer des fontaines équipées de filtres pour rendre l’eau potable aux Mahorais. Après le cyclone Chido, qui a ravagé l’île le 15 décembre, l’urgence est palpable. Pourtant, malgré des courriers envoyés à de nombreuses collectivités, Aigoin n’a reçu qu’une réponse, celle de Philippe Ribot, le président de l’association des maires du Gard, promettant de « voir ce qu’il pouvait faire ». Pas de quoi remplir un seau d’eau, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Il est ahurissant de constater qu’une petite association, passionnée par la nature, parvient à financer la première fontaine (94 €, frais de port inclus) alors que les collectivités, censées être les premières à agir, restent muettes. Cela soulève une question : où sont passés les « grands » de la politique locale ? Peut-être trop occupés à débattre sur des sujets futiles pour se rendre compte qu’il y a des vies en jeu.
Ce que cela implique concrètement
La mobilisation d’ARC’avène, qui a financé la première fontaine, est un exemple de solidarité qui contraste avec l’inaction des collectivités. Si des « colibris » comme eux peuvent agir, pourquoi les grandes institutions ne le feraient-elles pas ? La mairie d’Alès, après avoir versé une subvention spéciale, pourrait enfin se réveiller. Mais cela reste à prouver.
Lecture satirique
Il est ironique de voir que les petites associations, souvent considérées comme des « petites mains », prennent les rênes là où les « grands » se dérobent. Les promesses des élus semblent aussi solides qu’un mirage dans le désert. Pendant ce temps, les Mahorais attendent désespérément des actions concrètes. La réalité est que les discours politiques sont souvent déconnectés des besoins réels des populations. Une promesse de soutien, c’est bien, mais un geste tangible, c’est mieux.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les gouvernements se concentrent sur des discours grandiloquents tout en négligeant les besoins fondamentaux de leurs citoyens. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de changement se heurtent souvent à la réalité du terrain. À quand un véritable engagement pour ceux qui souffrent ?
À quoi s’attendre
Si les « colibris » continuent à se mobiliser, peut-être que les collectivités finiront par se réveiller. Mais pour l’instant, la situation reste floue. Espérons que cette première fontaine ne soit pas la dernière et que d’autres suivront. Les Mahorais méritent mieux qu’un soutien à la petite cuillère.
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