Officialiser la coopération mise en place entre les agriculteurs et les gendarmes depuis 2023 afin de lutter contre les vols et braconnages : voilà l’objet du partenariat signé ce jeudi 26 mars entre la Chambre d’agriculture et de la pêche (CAP-NC), la gendarmerie et le haut-commissariat. La convention « Éleveurs et maraîchers vigilants » vise à lutter contre les vols de bétail, les intrusions, les dégradations, les violences, ou encore les conflits de voisinage ou fonciers connus dans le milieu rural.

Un contact direct

Concrètement, un référent a été nommé chez les gendarmes dans chaque brigade du territoire. « Nous en avons aussi chez les éleveurs ou les agriculteurs dans chaque commune, ce qui permet d’avoir un contact direct« , explique Jean-Christophe Niautou, président de la CAP-NC. Des groupes d’alerte sécurisés sur WhatsApp ont également vu le jour, favorisant « un niveau de réactivité élevé » et facilitant la localisation des faits déclarés, et donc « des interventions très rapides« . Un autre volet concerne la sécurisation des exploitations, via l’installation de caméras, l’achat de drones, etc.

Et visiblement, ça fonctionne. « Ce partenariat est rassurant psychologiquement, mais aussi financièrement« , indique Jean-Christophe Niautou, car il aurait permis de réduire de manière notable les faits de délinquance. « On constate une baisse des vols de bétail et du braconnage, ainsi qu’une meilleure sécurisation des exploitations par les éleveurs, soit en investissant dans des moyens de surveillance, soit en changeant leurs pratiques. Ils sont désormais conscients qu’il ne faut pas laisser le bétail dans les runs de bord de route la nuit, encore moins les nuits de pleine lune, période propice aux vols.« 

La Chambre d’agriculture et de la pêche, le haut-commissariat et la gendarmerie ont signé, ce jeudi 26 mars, une convention de partenariat relative à la sécurité du milieu agricole. Photo Anne-Claire Pophillat

Lutter contre les circuits illégaux de vente

La situation s’est améliorée sur la côte Ouest, mais aussi sur une zone pourtant particulièrement touchée par les vols, le Mont-Dore Sud et ses exploitations maraîchères, notamment de bananes. « Cela fait plusieurs années que c’est problématique, et ça a fortement augmenté au cours du second semestre 2024, avec des conséquences économiques et morales pour les producteurs, mais aussi pour le consommateur, avec une pénurie de bananes sur le marché« , raconte Jean-Christophe Niautou, les fruits étant écoulés sur le marché noir.

Un des axes de la convention vise justement à lutter contre les circuits illégaux de vente. L’intervention de la gendarmerie ces derniers mois a conduit à « une très forte baisse de ces larcins« . Des agriculteurs du secteur de La Coulée ont également formé une association, Agri-sentinelles, afin de renforcer la sécurisation de leurs parcelles.

Porter plainte

Pour les forces de l’ordre, cela nécessite l’engagement de moyens, explique le commandant François Haouchine, sur 2025, « 145 éleveurs visités« , « 110 maraîchers rencontrés« , des survols en hélicoptère et en drone, sans oublier le rôle du Psic, le peloton de surveillance et d’intervention à cheval de Bourail.

Du côté des professionnels, le sentiment de « proximité » est réel, assure Alexandre Étuvé, en charge du dispositif à la CAP-NC. « La relation est plus simple, ils ont l’impression d’avoir les gendarmes à leurs côtés. » Reste un dernier enjeu : le dépôt de plainte. Les agriculteurs demeurent réticents à engager la démarche. « C’est vrai que c’est long et complexe, ça n’aboutit pas forcément, et la réponse judiciaire n’est pas toujours satisfaisante sur la partie sanction« , reconnaît Alexandre Étuvé, qui ajoute que c’est pourtant essentiel. « Sans plainte, il n’y a pas de trace, pas d’enquête, et les gendarmes ne peuvent pas intervenir, donc il faut le faire, parce qu’à un moment, ça va porter ses fruits. »

Quand les gendarmes deviennent les gardiens des champs : une alliance inattendue

Un partenariat entre agriculteurs et gendarmes pour lutter contre le vol de bétail : une promesse de sécurité ou un coup de com’ pour masquer l’inefficacité des politiques rurales ?

INTRODUCTION

Le 26 mars dernier, une convention a été signée entre la Chambre d’agriculture et de la pêche (CAP-NC), la gendarmerie et le haut-commissariat. L’objectif ? Officiellement unir leurs forces pour contrer les vols et braconnages dans le milieu rural. Mais derrière cette façade de coopération, se cache peut-être une réalité bien plus complexe.

Ce qui se passe réellement

La convention « Éleveurs et maraîchers vigilants » vise à endiguer les vols de bétail, les intrusions et autres dégradations. Jean-Christophe Niautou, président de la CAP-NC, se félicite de la création de référents gendarmes dans chaque brigade, permettant un contact direct avec les agriculteurs. Des groupes d’alerte sur WhatsApp ont vu le jour, promettant une réactivité accrue. Mais est-ce vraiment une avancée ou juste un moyen de faire croire à une sécurité renforcée ?

Un contact direct

Les gendarmes sont désormais à portée de main, comme des super-héros des champs. « Nous avons aussi des référents chez les éleveurs », déclare Niautou. Les agriculteurs, armés de drones et de caméras, semblent enfin prêts à défendre leurs terres. Mais cette vigilance accrue ne cache-t-elle pas une certaine naïveté ?

Lutter contre les circuits illégaux de vente

La situation s’améliore, dit-on, mais les chiffres sont là : les vols de bananes dans le Mont-Dore Sud ont explosé. Niautou évoque une « pénurie de bananes sur le marché », conséquence directe de ce fléau. Les fruits, vendus sur le marché noir, rappellent que la lutte contre la délinquance agricole est loin d’être gagnée.

Porter plainte

Le commandant François Haouchine évoque des moyens déployés pour lutter contre cette délinquance, mais les agriculteurs restent réticents à porter plainte. « C’est long et complexe », admet Alexandre Étuvé de la CAP-NC. Une belle ironie : comment espérer une réponse judiciaire efficace quand même le dépôt de plainte est perçu comme un parcours du combattant ?

Pourquoi cela dérange

Cette alliance entre gendarmes et agriculteurs soulève des questions. Est-ce vraiment une solution efficace ou un simple pansement sur une plaie béante ? Les promesses de sécurité se heurtent à la réalité des pratiques agricoles et à une délinquance qui semble toujours un pas en avant.

Ce que cela implique concrètement

La sécurisation des exploitations, bien qu’encourageante, ne doit pas occulter les véritables enjeux : la nécessité d’une politique agricole plus globale et efficace. Les agriculteurs, tout en investissant dans des moyens de surveillance, doivent aussi changer leurs pratiques. Mais qui s’attaque aux racines du problème ?

Lecture satirique

Il est presque comique de voir comment cette coopération est présentée comme une panacée. Les agriculteurs, armés de drones et de WhatsApp, sont-ils devenus les nouveaux vigilants d’un Far West moderne ? Pendant ce temps, les véritables causes de la délinquance agricole restent inexplorées, comme un éléphant dans la pièce.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où l’État s’érige en protecteur, tout en laissant les véritables problèmes de côté. Les États-Unis et la Russie, par exemple, utilisent souvent des alliances similaires pour masquer des politiques inefficaces. La question demeure : à quel prix ?

À quoi s’attendre

La tendance actuelle semble indiquer une augmentation des mesures de sécurité, mais cela suffira-t-il ? Les agriculteurs doivent-ils vraiment se transformer en gardiens de leurs champs ? Une projection prudente laisse entrevoir que, sans une réelle volonté politique, cette alliance pourrait n’être qu’un feu de paille.

Sources

Source : www.lnc.nc

Une convention pour renforcer la sécurité des exploitations agricoles
Visuel — Source : www.lnc.nc
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