Les prix du carburant se sont envolés en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. En Suisse voisine, les automobilistes du nord Franche-Comté sont de plus en plus nombreux à passer la frontière.
Table Of Content
C’est un peu le monde à l’envers. Des Français qui vont faire le plein en Suisse ! Une situation inédite. Depuis plusieurs jours, à Boncourt dans le canton du Jura, les quatre stations-service voient arriver à la pompe des voitures françaises. Johanna vient de faire le plein : « la semaine dernière, j’ai mis 75 euros pour un plein complet. Je vais voir avec la conversion franc suisse/euro. Je pense qu’il y a au moins 10 ou 15 euros d’écart. Là, il y a plus de 15 centimes d’écart sur le litre de SP 95”.
Ce lundi 13 avril, nos journalistes ont scruté les tarifs, venir faire le plein en terre helvète fait gagner 5 à 14 centimes par litre.
Les prix du carburant en Suisse lundi 13 avril 2026.
•
© Remy Poirot – France Télévisions
Sandrine qui était dans le secteur de Delle (Territoire de Belfort), tout proche de la frontière a franchi celle-ci. ”C’est toujours intéressant de gagner quelques centimes. Moi, je fais 60 kilomètres aller-retour pour aller au travail. Ça chiffre vite” confie-t-elle à nous journalistes Hugo Flotat Talon et Rémy Poirot.
Ce client lui a fait 40 minutes de route depuis Montbéliard pour faire le plein. “Au prix que c’est l’essence, vous avez pas le choix, faut aller où est-ce que vous pouvez aller pour économiser un peu et avoir un peu plus. Pour les petits budgets, comme le mien, y’a pas le choix que de venir mettre de l’essence ici” estime Mladenobic qui pense que le voyage sera rentable.
Dans les cantons du Jura ou de Vaud, les automobilistes de Franche-Comté font régulièrement escale dans les stations-service. D’habitude, c’est plutôt pour acheter des cigarettes, voire un peu de chocolat. Sur le carburant, ils étaient rares à faire le plein. Depuis quelques jours, essence et diesel sont un peu moins chers en Suisse qu’en France. Cette station de Boncourt a même été dévalisée en diesel. Le monde s’est inversé. “Les Suisses restent enfin en Suisse pour chercher de l’essence et les Français viennent chez nous maintenant pour le diesel et aussi pour l’essence” constate Ophélie Schaller employée d’une station-service juste de l’autre côté de la douane du centre de Boncourt, à quelques mètres de la France seulement..
Si vous avez le projet d’aller faire le plein en Suisse, renseignez-vous bien sur les tarifs pratiqués dans la confédération helvétique. Sans oublier le taux de change. Un franc suisse vaut actuellement 1,08 euro. Il vous faut donc multiplier le prix affiché en Suisse par 1,08.
Vous pouvez utiliser un convertisseur de devises. Vérifiez également que vous n’avez pas de frais bancaires quand vous payez en devise étrangère.
En France, les automobilistes ont les yeux rivés sur le site officiel prix carburants du gouvernement. En Suisse, il existe quelques sites ou appli pour pouvoir comparer les prix pratiqués.
Si faire le plein en Suisse, est à l’heure rentable pour celui qui n’est pas très loin de la frontière, les choses pourraient évoluer selon la situation politique entre l’Iran et les Etats-Unis.
L’Allemagne a annoncé ce lundi 13 avril qu’elle va réduire pendant deux mois une taxe sur les produits pétroliers pour soulager automobilistes et entreprises confrontés à la hausse des prix des carburants due à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé lundi le chancelier Friedrich Merz.
La guerre au Moyen-Orient « est la véritable cause des problèmes que nous connaissons », a déploré le dirigeant allemand en annonçant cette baisse provisoire de la taxe énergétique sur le diesel et l’essence, à hauteur d’environ 17 centimes par litre.
L’Italie puis l’Espagne ont déjà activé de tels leviers. Les prix y sont inférieurs d’environ 25 centimes par litre.
Avec Hugo Flotat Talon et Rémy Poirot et AFP.
Quand les Français font le plein en Suisse : un paradoxe à la pompe
Les prix du carburant flambent en France, tandis que les automobilistes du nord Franche-Comté traversent la frontière pour faire le plein en Suisse. Ironie du sort ou simple bon sens économique ?
Les temps sont durs pour les automobilistes français. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du carburant s’envolent, laissant les conducteurs dans un état de désespoir palpable. Mais voilà qu’une solution inattendue se profile à l’horizon : la Suisse, ce pays où l’on pensait que le chocolat et les montres étaient les seules choses à acheter. À Boncourt, dans le canton du Jura, les stations-service sont désormais envahies par des voitures françaises, comme si un nouveau pèlerinage avait été institué pour faire le plein à bas prix.
Ce qui se passe réellement
Les automobilistes français, tels des explorateurs modernes, se rendent à Boncourt pour profiter d’une différence de prix qui fait rêver. Johanna, une habituée, témoigne : « La semaine dernière, j’ai mis 75 euros pour un plein complet. Ici, je pense qu’il y a au moins 10 ou 15 euros d’écart. » En effet, les prix du SP 95 en Suisse sont inférieurs de 5 à 14 centimes par litre par rapport à la France. Une aubaine qui pousse même les plus réticents à franchir la frontière.
Pourquoi cela dérange
Ce phénomène soulève des questions sur la gestion des prix en France. Comment se fait-il que nos voisins helvètes, réputés pour leur coût de la vie élevé, parviennent à offrir des tarifs plus compétitifs sur le carburant ? La réponse semble se cacher derrière une politique fiscale opaque et des décisions gouvernementales qui, au lieu de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, semblent les plonger dans un océan d’incertitudes.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont multiples. D’une part, les automobilistes français, déjà acculés par des prix exorbitants, doivent désormais envisager de longs trajets pour faire le plein. D’autre part, cette situation pourrait inciter les autorités françaises à revoir leur politique tarifaire, mais ne nous faisons pas d’illusions : les promesses politiques sont souvent aussi vides que les réservoirs de nos voitures.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment les discours politiques sur la souveraineté énergétique se heurtent à la réalité. Pendant que certains prêchent l’autosuffisance, d’autres font la queue à la pompe en Suisse. Les promesses de baisse des taxes sur les carburants semblent s’évaporer comme une goutte d’essence sur un bitume brûlant. Qui aurait cru que la France, patrie des droits de l’homme, deviendrait le pays où l’on doit traverser une frontière pour faire le plein ?
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, les discours sur l’indépendance énergétique se heurtent à des réalités économiques tout aussi déconcertantes. En Russie, le contrôle des prix et des ressources devient un outil de pouvoir. La France, dans ce contexte, semble jouer un rôle de figurant dans une pièce tragique où les citoyens sont les premiers à en pâtir.
À quoi s’attendre
Si la tendance se maintient, il est probable que d’autres automobilistes français se joignent à cette migration vers la Suisse. Les gouvernements européens, face à cette situation, pourraient être contraints de réagir. Mais une chose est sûre : tant que les prix du carburant continueront d’augmenter, les frontières deviendront des lieux de pèlerinage pour tous ceux qui cherchent à remplir leur réservoir sans vider leur portefeuille.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

/regions/2026/04/13/69dcf65a49951559968686.jpg)


