Quand les Émirats et l’Arabie Saoudite se tirent dans les pattes
Les rivalités entre MBZ et MBS révèlent un jeu de pouvoir où l’absurde côtoie le tragique.
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Dans le monde des monarchies du Golfe, il y a des alliances qui ressemblent à des mariages arrangés : Mohammed Ben Zayed (MBZ) et Mohammed Ben Salman (MBS) en sont l’exemple parfait. Longtemps considérés comme le duo dynamique de la région, ces deux princes héritiers ont vu leur complicité se fissurer, laissant place à une compétition acharnée pour le pouvoir et les ressources.
Ce qui se passe réellement
MBZ, président des Émirats arabes unis, a longtemps été le mentor de MBS, le prince héritier d’Arabie saoudite. Mais depuis la levée du blocus contre le Qatar en 2021, orchestrée par MBS, les tensions se sont intensifiées. Les deux pays, autrefois alliés, se retrouvent désormais en désaccord sur des enjeux cruciaux, notamment les investissements étrangers et le marché pétrolier. Bien que les frappes iraniennes aient temporairement resserré les liens entre eux, le bras de fer reste suspendu, prêt à éclater à tout moment.
Les Émirats, avec leurs fonds souverains bien garnis, rivalisent avec l’Arabie saoudite, qui, malgré ses vastes réserves pétrolières, peine à maintenir son influence. À Dubaï, l’aéroport le plus fréquenté du monde en 2025 accueillera près de cent millions de passagers, tandis que l’Arabie saoudite, avec une population de 23 millions de Saoudiens, peine à gérer un déséquilibre démographique flagrant, où les Émiratis ne représentent qu’un dixième de la population des Émirats.
Pourquoi cela dérange
Cette rivalité expose des incohérences criantes : d’un côté, des monarchies qui prônent la stabilité et l’unité, de l’autre, des tensions internes qui menacent leur propre légitimité. La stratégie séparatiste de MBZ au Yémen et au Soudan, par exemple, a été entravée par l’absence d’intervention américaine, laissant MBS face à une menace qu’il considère comme existentielle.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ce désaccord sont multiples : une instabilité accrue dans la région, des conflits prolongés, et une compétition acharnée pour les ressources qui pourrait bien mener à des confrontations directes. Les Émirats, en recrutant massivement des étrangers dans leurs forces armées, montrent à quel point ils sont conscients de leur vulnérabilité.
Lecture satirique
Dans un monde où les promesses de paix et de prospérité se heurtent à la réalité des rivalités, on ne peut s’empêcher de sourire (jaune) devant l’absurdité de ces dirigeants qui, tout en prônant l’unité, se livrent à une danse macabre de la division. MBS espérait que Trump serait son sauveur, mais la Maison Blanche a choisi de rester les bras croisés, laissant Riyad se débattre dans un conflit qu’il a lui-même exacerbé.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à travers le monde, où les dirigeants se battent pour le pouvoir tout en prétendant défendre les intérêts de leur peuple. Les États-Unis, avec leur politique étrangère fluctuante, et la Russie, avec ses ambitions expansionnistes, illustrent bien cette tendance à ignorer les véritables besoins des citoyens au profit de jeux de pouvoir.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette rivalité se poursuive, avec des conséquences imprévisibles pour la région. Les tensions entre les Émirats et l’Arabie saoudite pourraient bien s’intensifier, entraînant des répercussions sur la stabilité du Moyen-Orient.




