Une fois par an, dans le département du Tarn, des cours de krav-maga, une technique d’autodéfense israélienne, sont proposés aux élus. De quoi leur permettre d’appréhender les situations conflictuelles et les agressions, de plus en plus nombreuses.
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Nous sommes à Lempaut, entre Castres et Toulouse, dans le Tarn. Ce jour-là, ils sont une quinzaine dans la salle des fêtes du village transformée en salle de sport. Des élus et des employés municipaux de petites communes tarnaises qui ont décidé d’apprendre à se défendre. Une question de sécurité car les agressions d’élus locaux seraient en hausse de 30% depuis 2020.
Ils ont choisi de suivre une initiation au Krav Maga, le système d’autodéfense et de corps à corps officiel de l’armée et des services spéciaux israéliens. La méthode combine des techniques provenant de la boxe, du judo, du ju-jitsu et de la lutte.
Des cours de krav-maga destinés aux élus
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© SDK Lempaut
Une technique qui a le vent en poupe car elle permet de neutraliser un adversaire de la manière la plus rapide et efficace possible.
« Après avoir protégé votre tête d’une frappe circulaire, je réplique avec une percussion nasale ».
C’est Michel Velghe, entraîneur, qui parle. C’est la troisième année qu’il propose cette initiation. En exécutant des gestes et des postures, il leur montre ce qu’il faut faire.
Michel Velghe, dit Mitch, entraîneur de krav-maga
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© FTV
« Mitch », c’est son surnom est un ancien gendarme à la retraite.
C’est pour leur apprendre des bases de défense uniquement et avoir les bonnes attitudes par rapport à un individu virulent, récalcitrant, voire agressif.
Michel Velghe, dit Mitch, entraîneur de krav-maga
Il précise : « Je n’ai pas la prétention de faire d’eux des « warriors » aujourd’hui ! »
Les élus sont unanimes : ils sont de plus en plus nombreux à se faire agresser. Pendant la dernière campagne des municipales, certains participants à cette initiation ont été victimes de violences verbales ou physiques. Un phénomène qui les inquiète et qui les motive ! Avoir quelques notions de défense semble être une nécessité aujourd’hui.
Parmi les participants, le maire de Bertre, Bernard Pinel. En chemise noire, il suit les exercices avec assiduité. Élu d’une petite commune de 112 habitants, il ressent de plus en plus de violence.
La population devient de plus en plus agressive. Pour un oui ou pour un non !
Bernard Pinel, maire (S.E) de Bertre, Tarn
Bernard Pinel, maire (S.E) de Bertre, Tarn
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© FTV
Avec le coach, ils font également des « mises en situation ». Un bureau, une chaise : ils simulent une altercation violente avec un administré mécontent qui vient se plaindre à la mairie. Il est pris en charge par la secrétaire.
Des exercices de « mise en situation »
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© FTV
La secrétaire est « jouée » par Sophie Sallier, une conseillère municipale qui redoute les situations conflictuelles.
Moi, j’ai tendance à essayer de ne pas trop utiliser la violence, à essayer de calmer les gens, de discuter.
Sophie Sallier, conseillère municipale, Lempaut, Tarn
Grâce à l’exercice, elle comprend qu’il faut apprendre à se méfier.
J’aurais pu prendre un coup ! J’aurais été incapable de me dire : il va me frapper. Déjà, il faut arriver à se dire, c’est peut-être quelqu’un de dangereux !
Sophie Sallier, conseillère municipale, Lempaut, Tarn
À l’issue de ce stage, les élus sont fatigués mais rassurés d’avoir appris quelques techniques d’autodéfense. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à y participer.
Quand les élus du Tarn se mettent au Krav Maga : un art martial pour des temps troublés
Face à la montée des agressions, les élus tarnais se forment à l’autodéfense. Une initiative qui soulève des questions sur la sécurité et la violence dans le débat public.
INTRODUCTION
Une fois par an, dans le département du Tarn, des élus se retrouvent pour des cours de krav-maga, une technique d’autodéfense israélienne. Dans un contexte où les agressions à leur encontre augmentent, cette initiative pourrait sembler logique. Mais n’est-ce pas là une réponse dérisoire à un problème bien plus complexe ?
Ce qui se passe réellement
À Lempaut, entre Castres et Toulouse, une quinzaine d’élus et d’employés municipaux s’entassent dans une salle des fêtes transformée en dojo. Ils viennent apprendre à se défendre, car les agressions d’élus locaux auraient augmenté de 30% depuis 2020. Le krav-maga, mélange de boxe, judo et ju-jitsu, est présenté comme la solution miracle pour neutraliser un agresseur rapidement. Michel Velghe, l’entraîneur, explique : « Après avoir protégé votre tête d’une frappe circulaire, je réplique avec une percussion nasale. »
Pourquoi cela dérange
Cette initiative soulève des incohérences. Pourquoi ces élus, censés représenter la démocratie, se tournent-ils vers des techniques de combat plutôt que de s’attaquer aux causes profondes de la violence ? La montée des agressions pourrait-elle être le reflet d’un climat politique toxique, alimenté par des discours extrêmes et des politiques autoritaires ? Au lieu de promouvoir le dialogue, ces élus choisissent de se préparer à la confrontation.
Ce que cela implique concrètement
En formant des élus à la violence, ne risque-t-on pas d’accentuer le cycle de la peur et de l’agression ? Les élus, au lieu de devenir des médiateurs, se transforment en acteurs d’une scène de combat. Bernard Pinel, maire de Bertre, témoigne : « La population devient de plus en plus agressive. Pour un oui ou pour un non ! » Une déclaration qui, loin de rassurer, interpelle sur la responsabilité des élus dans l’entretien de ce climat.
Lecture satirique
Ironiquement, ces élus se préparent à des altercations tout en prétendant représenter la paix et la démocratie. La promesse d’un dialogue constructif se heurte à la réalité d’une formation au combat. En somme, ils semblent plus enclins à devenir des « warriors » que des médiateurs. Ce décalage entre promesse et réalité est révélateur d’une dérive inquiétante dans le paysage politique français.
Effet miroir international
Cette tendance à militariser le débat public n’est pas unique au Tarn. À l’échelle mondiale, des politiques autoritaires, comme celles observées aux États-Unis ou en Russie, utilisent la peur pour contrôler la population. En France, cette formation au krav-maga pourrait être perçue comme un écho de ces dérives, où le dialogue est remplacé par la force.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut craindre une escalade de la violence dans le débat public. Les élus, au lieu de rassembler, pourraient diviser davantage une population déjà en proie à des tensions. La question se pose : à quel prix ?
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

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