Au sein des conseils municipaux d’Île-de-France, nos territoires ultramarins se font une place. À Créteil, dans le Val-de-Marne, ville connue pour accueillir une large diaspora antillaise, on compte quatre nouveaux adjoints ultramarins au sein de la municipalité. Parmi eux, le Guadeloupéen Axel Urgin, a été nommé troisième adjoint du maire Laurent Cathala, en charge des Finances et de la Transition Écologique. C’est son neuvième mandat à Créteil. Pour lui, son engagement va au-delà des Antilles : 

Mon engagement est d’abord politique. Il n’était pas du tout lié à mes origines. Le choix de la ville, c’était parce que j’étais avec un maire socialiste appartenant au même courant que moi. Par ailleurs, j’ai découvert que Laurent Catala est un fan de la Guadeloupe. Il aime les Antilles et les ultras marins. Créteil est une ville où il y a toute une série de communautés qui ne vivent pas en communauté, qui vivent ensemble.

Toutefois, il s’engage pour la diaspora antillaise de sa ville : 

Il y a des quartiers à Créteil où la communauté antillaise est forte. Ça se traduit par un investissement dans les associations, à la fois génériques dans la ville et puis certaines associations qui se sont données comme vocation, par exemple, d’organiser le carnaval antillais à Créteil, ou de gérer le jumelage avec la ville des Abymes. Fondamentalement, les Antillais de Créteil, sont d’abord des citoyens actifs de leur territoire hexagonal, tout en étant, attachés à leur terre natale.

Dany Péria aux Lilas

Aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, commune cosmopolite de près de 23 000 habitants, une Martiniquaise d’origine a fait son entrée au Conseil municipal. Dany Péria vient d’être élue 8ème adjointe du maire Lionel Benharous, en charge de la Culture. Un premier mandat pour cette mère de famille, qui découvre pas à pas sa nouvelle fonction : 

Ayant trois enfants, je suis assez impliquée en tant que parent d’élève. Je suis aussi beaucoup impliquée dans la défense du droit au logement, mais c’est une ouverture pour moi de faire quelque chose de différent. Comme c’est très nouveau, j’ai l’appréhension d’être dans un domaine de compétences qui n’est pas forcément le mien au départ. Il y a des grands challenges à relever, j’espère être à la hauteur.

Deux parcours, deux villes, mais finalement un seul et même objectif : s’engager pour leur ville tout en gardant un œil tourné vers les Antilles.

Quand les Antillais s’invitent dans les conseils municipaux : un vent de fraîcheur ou un coup de vent ?

Créteil et Les Lilas accueillent des élus ultramarins, mais la question reste : leur engagement est-il réellement à la hauteur des défis politiques ?

Dans un monde où les extrêmes semblent prendre le pas sur la raison, l’Île-de-France fait une petite révolution en accueillant des élus ultramarins. À Créteil, le Guadeloupéen Axel Urgin et à Les Lilas, la Martiniquaise Dany Péria se lancent dans l’arène politique. Mais derrière cette belle façade d’inclusion, que se cache-t-il vraiment ?

Ce qui se passe réellement

Au sein des conseils municipaux d’Île-de-France, nos territoires ultramarins se font une place. À Créteil, dans le Val-de-Marne, ville connue pour accueillir une large diaspora antillaise, on compte quatre nouveaux adjoints ultramarins au sein de la municipalité. Parmi eux, le Guadeloupéen Axel Urgin, a été nommé troisième adjoint du maire Laurent Cathala, en charge des Finances et de la Transition Écologique. C’est son neuvième mandat à Créteil. Pour lui, son engagement va au-delà des Antilles :

Mon engagement est d’abord politique. Il n’était pas du tout lié à mes origines. Le choix de la ville, c’était parce que j’étais avec un maire socialiste appartenant au même courant que moi. Par ailleurs, j’ai découvert que Laurent Catala est un fan de la Guadeloupe. Il aime les Antilles et les ultras marins. Créteil est une ville où il y a toute une série de communautés qui ne vivent pas en communauté, qui vivent ensemble.

Toutefois, il s’engage pour la diaspora antillaise de sa ville :

Il y a des quartiers à Créteil où la communauté antillaise est forte. Ça se traduit par un investissement dans les associations, à la fois génériques dans la ville et puis certaines associations qui se sont données comme vocation, par exemple, d’organiser le carnaval antillais à Créteil, ou de gérer le jumelage avec la ville des Abymes. Fondamentalement, les Antillais de Créteil, sont d’abord des citoyens actifs de leur territoire hexagonal, tout en étant, attachés à leur terre natale.

Dany Péria aux Lilas

Aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, commune cosmopolite de près de 23 000 habitants, une Martiniquaise d’origine a fait son entrée au Conseil municipal. Dany Péria vient d’être élue 8ème adjointe du maire Lionel Benharous, en charge de la Culture. Un premier mandat pour cette mère de famille, qui découvre pas à pas sa nouvelle fonction :

Ayant trois enfants, je suis assez impliquée en tant que parent d’élève. Je suis aussi beaucoup impliquée dans la défense du droit au logement, mais c’est une ouverture pour moi de faire quelque chose de différent. Comme c’est très nouveau, j’ai l’appréhension d’être dans un domaine de compétences qui n’est pas forcément le mien au départ. Il y a des grands challenges à relever, j’espère être à la hauteur.

Deux parcours, deux villes, mais finalement un seul et même objectif : s’engager pour leur ville tout en gardant un œil tourné vers les Antilles.

Pourquoi cela dérange

Ces nominations pourraient être perçues comme un vent de fraîcheur, mais ne sont-elles pas aussi un moyen de se donner bonne conscience ? Pendant que certains se battent pour des droits fondamentaux, d’autres se contentent de faire des promesses en l’air, comme un carnaval sans musique.

Ce que cela implique concrètement

Les enjeux sont réels : l’engagement d’Urgin et Péria pourrait apporter une voix nouvelle aux préoccupations des Antillais. Mais il est légitime de se demander si leur présence au sein de conseils municipaux ne sera pas qu’un simple effet de vitrine, une manière de dire « regardez, nous sommes inclusifs » tout en continuant à ignorer les véritables problèmes.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment ces élus, issus de la diversité, sont accueillis avec des applaudissements, alors que dans le même temps, des discours politiques continuent de stigmatiser les minorités. Comme si la présence d’Urgin et Péria pouvait effacer des années de discours déconnectés et de promesses non tenues. Un peu comme si on pensait qu’un seul bon élève pouvait sauver toute une classe en échec.

Effet miroir international

En observant ces nominations, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires ailleurs dans le monde. Là où la diversité est souvent utilisée comme un outil de propagande, sans véritable engagement pour le changement. Un peu comme si l’on pensait qu’une poignée de visages différents pouvait masquer un système qui reste fondamentalement le même.

À quoi s’attendre

Il est difficile de prédire si ces nouveaux élus réussiront à faire bouger les lignes. Mais une chose est sûre : tant que les discours politiques resteront déconnectés de la réalité, les promesses d’un avenir meilleur ne seront que des mirages.

Sources

Source : rci.fm

Les élus Antillais se font une place en Île-de-France
Visuel — Source : rci.fm
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