Quand les Alliés se Déchirent : MBZ et MBS, un Duo en Déroute

Le tandem MBZ-MBS, autrefois symbole d’une alliance solide, se fissure sous le poids des ambitions personnelles et des rivalités économiques.

Il fut un temps où Mohammed Ben Zayed (MBZ) et Mohammed Ben Salman (MBS) régnaient en maîtres sur le paysage politique du Golfe, un duo monarchique dont les initiales résonnaient comme une promesse d’unité. Mais voilà, le prince héritier saoudien, MBS, a décidé de prendre son envol, laissant derrière lui un mentor qui, visiblement, n’a pas su garder son poulain sous contrôle. Le tournant ? La levée du blocus contre le Qatar en 2021, orchestrée par MBS lui-même. Une belle manière de dire à MBZ : « Je peux me débrouiller sans toi ! »

Ce qui se passe réellement

Depuis la fin du blocus, les tensions entre les deux pays n’ont cessé de croître. Les Emirats, avec leurs fonds souverains plus garnis que ceux de l’Arabie saoudite, semblent vouloir jouer dans la cour des grands, mais avec un déséquilibre démographique qui ne joue pas en leur faveur. Avec à peine un million d’Emiratis face à 23 millions de Saoudiens, on se demande qui, finalement, a vraiment le pouvoir. Et pendant que les Saoudiens se contentent de limiter leur production pétrolière, les Emirats, eux, militent pour augmenter leur quota. Une belle compétition, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

Les ambitions de MBS, qui espérait un soutien américain pour contrer les manigances séparatistes de MBZ, se heurtent à une réalité amère. La Maison Blanche, occupée à jongler avec ses propres crises internes, a décidé de ne pas intervenir. Résultat : l’Arabie saoudite se retrouve à gérer seule un conflit au Yémen, tout en tentant de garder ses frontières intactes. Qui aurait cru que la stratégie de MBS se transformerait en un véritable casse-tête ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette rivalité sont multiples. D’un côté, les Emirats, qui se vantent d’avoir l’aéroport le plus fréquenté du monde, continuent de s’enrichir grâce à leurs hydrocarbures, mais de l’autre, ils doivent faire face à une armée de travailleurs étrangers pour compenser leur faible population nationale. Une situation qui soulève des questions sur la stabilité à long terme de ce modèle économique.

Lecture satirique

Ah, la politique du Golfe ! Entre promesses de coopération et rivalités sournoises, on se croirait dans un soap opera. MBS, le jeune ambitieux, et MBZ, le mentor déchu, se livrent à un jeu d’échecs où chaque coup est scruté par des investisseurs avides. Pendant ce temps, les populations locales, elles, regardent le spectacle, se demandant si elles sont vraiment les pièces maîtresses de ce jeu.

Effet miroir international

En parallèle, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires qui se dessinent ailleurs dans le monde. Alors que MBS et MBZ s’affrontent pour la suprématie régionale, d’autres dirigeants, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, semblent également jouer leur propre partition, souvent au détriment des droits humains et des libertés individuelles. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cette rivalité ne fera que s’intensifier. Les ambitions de MBS pourraient le pousser à prendre des décisions encore plus audacieuses, tandis que MBZ, dans un dernier effort pour prouver sa valeur, pourrait tenter de récupérer son influence perdue. Une chose est sûre : le spectacle est loin d’être terminé.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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