La Haute-Commissaire française à l’enfance, Sarah El Hairy, assiste à l’ouverture de la session de la convention du Conseil économique social et environnemental sur le temps des enfants, à Paris, le 23 novembre 2025. THIBAUD MORITZ / AFP
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Elle porte une voix qu’on entend trop peu, celle des enfants. Depuis mars 2025, Sarah El Haïry, ancienne ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles au sein du gouvernement Attal, occupe une fonction qui jusqu’alors n’existait pas, celle de Haute-commissaire à l’Enfance. Sa mission officielle : « coordonner la mise en œuvre et l’évaluation des politiques conduites en matière d’enfance. » Son champ d’action est immense, puisqu’il englobe le soutien à la parentalité, l’adoption, la petite enfance, la santé et aussi la protection des mineurs, sous toutes ses formes. Un chantier aussi vaste que primordial. Pourtant, au regard de la multiplication des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, une question s’impose : la France accorde-t-elle à ses enfants la place qu’ils méritent ? Entretien.
Voilà un peu plus d’un an que le Haut-Commissariat à l’Enfance a été créé. Pour quelles raisons ?
Jamais jusqu’alors un gouvernement n’avait posé un regard global et systémique sur la place de l’enfant dans notre société et, par extension, la parentalité. Ces sujets ont toujours été absorbés par le m…
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Quand l’enfance devient un enjeu politique : la Haute-Commissaire à l’Enfance face aux prédateurs
Alors que les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire se multiplient, la France se demande si elle accorde vraiment à ses enfants la place qu’ils méritent. Sarah El Haïry, Haute-Commissaire à l’Enfance, a-t-elle les moyens d’agir ?
Depuis mars 2025, Sarah El Haïry, ancienne ministre déléguée à l’Enfance, a été propulsée à la tête d’un Haut-Commissariat à l’Enfance, une fonction qui, jusqu’alors, n’existait pas. Sa mission ? Coordonner la mise en œuvre et l’évaluation des politiques en matière d’enfance. Un défi monumental, surtout dans un contexte où les violences sexuelles dans le périscolaire sont en pleine explosion. Mais la question reste : la France prend-elle vraiment au sérieux la protection de ses enfants ?
Ce qui se passe réellement
La création du Haut-Commissariat à l’Enfance est censée marquer un tournant dans la prise en charge des enjeux liés à l’enfance. Pourtant, alors que Sarah El Haïry s’efforce de faire entendre la voix des enfants, les affaires de violences sexuelles continuent de faire la une des journaux. La mission de la Haute-Commissaire, qui englobe le soutien à la parentalité, l’adoption, et la protection des mineurs, semble se heurter à une réalité bien plus sombre.
Pourquoi cela dérange
La contradiction est flagrante : d’un côté, un discours politique qui promet de protéger les enfants, de l’autre, une réalité où les prédateurs se multiplient. Les promesses de protection sont-elles vraiment suivies d’effets ? Les parents, les éducateurs, et même les enfants eux-mêmes se retrouvent souvent dans une position d’impuissance face à cette violence insidieuse.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont désastreuses : des enfants victimes de violences, des familles dévastées, et une société qui semble fermer les yeux sur ces réalités. Les politiques publiques doivent évoluer, mais la question demeure : ces évolutions sont-elles réellement envisagées ou ne sont-elles que des mots vides de sens ?
Lecture satirique
Dans un monde idéal, la création d’un Haut-Commissariat à l’Enfance serait synonyme de progrès. Mais dans les faits, cela ressemble plutôt à un coup de communication. Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, et les promesses de protection se heurtent à une inertie bureaucratique qui laisse les enfants vulnérables. Ironiquement, alors que Sarah El Haïry tente de faire entendre la voix des enfants, ces derniers semblent être les grands oubliés de cette politique.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, on constate que la France n’est pas seule dans cette dérive. Des pays comme les États-Unis et la Russie, avec leurs propres politiques autoritaires, montrent que la protection des enfants est souvent reléguée au second plan au profit d’agendas politiques. La question se pose : la France va-t-elle suivre cette voie, ou choisira-t-elle de réellement protéger ses enfants ?
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager une nécessité d’action urgente. Si la France ne prend pas la mesure de la gravité de la situation, elle risque de se retrouver en proie à des crises encore plus profondes. La voix des enfants doit être entendue, mais cela nécessite des actes concrets et non des promesses en l’air.
Sources




