Depuis deux ans, SOS Village d’Enfants à Cusset, près de Vichy, accueille des frères et sœurs dont les vies fragiles sont marquées par des ruptures. Une fois par an la fondation édite un carnet avec les mots de ces enfants, ils peuvent écrire un poème, une histoire ou dessiner : le projet s’appelle « Ecrire avec, écrire pour » et à Cusset, l’écrivain Olivier Bordaçarre est venu les accompagner.

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Pour une journée, Flam, Angel, Julien, Lili et Christel s’improvisent écrivains. Ils ont donc choisi ces noms de plume pour nous rencontrer, près de Vichy. D’abord timides, ils se sont bousculés pour nous lire leurs histoires. “Le meilleur copain de Booba s’appelle Jul, il a 25 ans, il est chanteur.” “Lily-Rose et Noé sont sortis de leur maison et ils sont allés au magasin faire du shopping.”

Ils ont entre 8 et 11 ans. Ils vivent leur enfance à Cusset où SOS Villages d’Enfants les a recueillis. Et ce jour-là, un écrivain vient les voir. “Je trouve que vous écrivez beaucoup, que vous écrivez vite et bien. Je trouve que vous avez de l’imagination”. Avant de rencontrer Olivier Bordaçarre, les enfants ont fait beaucoup d’efforts. “Je pensais arriver comme ça, un peu comme un cheveu sur la soupe, mais pas du tout. Les éducatrices ont produit un travail extraordinaire de préparation. J’ai été attendu comme une sorte de star par les enfants.”

Pour la troisième année, SOS Village d’Enfants organise ses ateliers d’écriture partout en France. Les récits, poèmes ou BD sont ensuite regroupés dans des carnets pour la plus grande fierté des petits auteurs. Gwenaëlle Boufferet, cheffe de service au village d’enfants SOS de Cusset, explique : “On accueille des enfants qui ont quand même tous des parcours compliqués et qui ont pour la plupart vécu des traumatismes importants. Souvent par les mots et par l’utilisation des mots, ils peuvent sortir des émotions qu’ils ont plus profond d’eux.” Le thème des ateliers cette année : faire village, exactement ce que tentent les centres comme Cusset : offrir à 41 enfants de 1 an à 20 ans, une vie ordinaire et familiale.

Article rédigé à partir d’un reportage de Valérie Mathieu et Laurent Pastural pour France 3 Auvergne

Quand l’écriture devient un refuge : les enfants de Cusset s’expriment

À Cusset, des enfants en difficulté découvrent la puissance des mots, mais que fait-on pour les autres ?

Depuis deux ans, SOS Village d’Enfants à Cusset, près de Vichy, accueille des frères et sœurs dont les vies fragiles sont marquées par des ruptures. Une fois par an, la fondation édite un carnet avec les mots de ces enfants, qui peuvent écrire un poème, une histoire ou dessiner. Le projet, intitulé « Écrire avec, écrire pour », a vu l’écrivain Olivier Bordaçarre venir les accompagner. Mais pendant que ces enfants s’expriment, que fait notre société pour les autres qui souffrent en silence ?

Ce qui se passe réellement

Pour une journée, Flam, Angel, Julien, Lili et Christel s’improvisent écrivains. D’abord timides, ils se bousculent pour nous lire leurs histoires. “Le meilleur copain de Booba s’appelle Jul, il a 25 ans, il est chanteur.” “Lily-Rose et Noé sont sortis de leur maison et ils sont allés au magasin faire du shopping.” Ces enfants, âgés de 8 à 11 ans, vivent leur enfance à Cusset, où SOS Villages d’Enfants les a recueillis. Ce jour-là, un écrivain vient les voir, et il est accueilli comme une star. Mais où sont les autres enfants, ceux qui n’ont pas cette chance ?

Pourquoi cela dérange

La cheffe de service, Gwenaëlle Boufferet, explique que ces enfants ont des parcours compliqués et ont souvent vécu des traumatismes importants. “Par les mots, ils peuvent sortir des émotions qu’ils ont plus profond d’eux.” Mais pendant que l’on célèbre ces initiatives, que fait-on pour les enfants laissés pour compte, ceux qui ne sont pas dans ces structures ?

Ce que cela implique concrètement

Ces ateliers d’écriture, qui se déroulent partout en France, sont une bouffée d’air frais pour ces enfants. Mais ils soulignent aussi une réalité troublante : la nécessité d’un système qui prend soin de tous les enfants, pas seulement de ceux qui sont visibles. La promesse d’un avenir meilleur pour tous reste souvent une illusion.

Lecture satirique

Il est ironique de voir que pendant que l’on offre des ateliers d’écriture à ces enfants, d’autres sont laissés à l’abandon. Les discours politiques promettent un avenir radieux, mais la réalité est que des milliers d’enfants vivent dans l’ombre. La contradiction est flagrante : d’un côté, des initiatives louables, de l’autre, une absence de politique globale pour le bien-être de tous les enfants.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, des politiques autoritaires et ultraconservatrices continuent de négliger les plus vulnérables. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les enfants sont souvent les premières victimes de l’indifférence politique. La situation à Cusset n’est qu’un reflet de cette tragédie plus vaste.

À quoi s’attendre

Si nous ne prenons pas conscience de ces inégalités, nous risquons de voir un futur où les mots ne suffisent plus à exprimer la souffrance des enfants laissés pour compte. La nécessité d’une action collective devient urgente.

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Ateliers d'écriture pour les enfants de SOS Village
Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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