Pas un cheveu ne dépasse. La coiffure est étudiée, la manucure impeccable. Son vernis se voit depuis l’autre bout du stade. Quand il entre sur la piste, le sprinteur six fois champion du monde, champion olympique du 100 mètres en 2024 et détenteur du record américain de vitesse sur 200 mètres ne se contente pas de porter la tenue de sport réglementaire et un dossard. Noah Lyles, perles dorées dans les cheveux et vernis plaqué or aux mains, veut « que tout soit coordonné, cela fait partie de [sa] préparation pour ce jour-là », ainsi qu’il le précise dans Meeting the Moment, un film de trente minutes produit par le New York Times pour L’Oréal et diffusé au début de l’année sur YouTube.
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A la vingt-huitième minute du même documentaire, Jules Koundé, joueur de football français et défenseur du FC Barcelone, explique en sirotant un liquide rouge à la paille, le visage recouvert d’un masque hydratant : « Je n’ai jamais aimé l’idée du gars qui se croit malin parce qu’il n’utilise pas de crème hydratante. Ma routine de soin est un moment très apaisant pour moi. Cette discipline fait partie de la même logique que mon entraînement. Ces moments à moi m’aident à être plus concentré. »
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Quand le sport rime avec vernis : l’absurde glamour des athlètes
Noah Lyles, sprinteur à la manucure impeccable, et Jules Koundé, footballeur au masque hydratant, nous rappellent que l’apparence est désormais le véritable sport de haut niveau.
Dans un monde où la performance athlétique est souvent synonyme de sacrifices, Noah Lyles, sprinteur six fois champion du monde et champion olympique du 100 mètres en 2024, a décidé de redéfinir les codes. Pas question de se contenter d’une tenue de sport réglementaire : il entre sur la piste avec un vernis plaqué or et des perles dorées dans les cheveux. Pour lui, tout doit être « coordonné », comme il le déclare dans le documentaire Meeting the Moment, produit par le New York Times pour L’Oréal. Qui aurait cru que la préparation d’un athlète de haut niveau incluait des séances de manucure ?
Ce qui se passe réellement
Dans le même documentaire, Jules Koundé, défenseur du FC Barcelone, se prélasse avec un masque hydratant tout en sirotant un liquide rouge à la paille. « Je n’ai jamais aimé l’idée du gars qui se croit malin parce qu’il n’utilise pas de crème hydratante », déclare-t-il. Voilà un homme qui a compris que l’hydratation est aussi essentielle que l’entraînement physique. Mais à quel prix ? À l’heure où les athlètes sont souvent critiqués pour leur manque de sérieux, ces deux-là semblent avoir trouvé la formule magique : le glamour avant tout.
Pourquoi cela dérange
Cette obsession pour l’apparence soulève des questions. Est-ce que le sport est devenu un simple accessoire de mode ? Dans un monde où les athlètes sont souvent utilisés comme des outils de marketing, leur image prend-elle le pas sur leur performance ? Lyles et Koundé semblent dire que oui, et cela pourrait bien déranger les puristes.
Ce que cela implique concrètement
Cette tendance à la superficialité pourrait avoir des conséquences sur la perception du sport. Si les jeunes aspirants athlètes pensent que le vernis et le masque hydratant sont aussi importants que l’entraînement, où cela nous mène-t-il ? À une génération d’athlètes plus préoccupés par leur apparence que par leur performance ?
Lecture satirique
Ironiquement, alors que ces athlètes se battent sur la piste et sur le terrain, leur message est clair : « Regardez-moi, je suis beau et je cours vite ! » Pendant ce temps, les discours politiques sur le sérieux et l’engagement semblent de plus en plus déconnectés de cette réalité. Les promesses de performance sont-elles désormais aussi superficielles que le vernis à ongles ?
Effet miroir international
Cette tendance à l’apparence n’est pas sans rappeler les politiques autoritaires qui fleurissent à travers le monde. Comme ces dirigeants qui se parent de leurs plus beaux atours tout en cachant des vérités dérangeantes, nos athlètes semblent jouer le même jeu. L’obsession pour l’image peut-elle être un reflet de la superficialité des discours politiques actuels ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir émerger une nouvelle génération d’athlètes plus préoccupés par leur image que par leur performance. Les sponsors pourraient bien privilégier le vernis à ongles au détriment des records. Qui sait, peut-être que les prochains JO seront sponsorisés par une marque de cosmétiques ?
Sources

