Le rectorat a annoncé, jeudi, que l’une des épreuves de la nouvelle version du concours réservée aux Bac+3 avait été annulée. Un sujet erroné a été distribué à certains candidats.

En sortant de l’épreuve d’application [qui réunit sciences, histoire, art et langues, NDLR], jeudi 2 avril, Thomas était plutôt rassuré : « J’ai posé mon crayon à la fin du temps imparti et je me suis dit ‘voilà une bonne chose de faite' », se souvient-il. Mais deux jours plus tard, c’est la douche froide. « Je reçois un SMS sur mon téléphone, suivi de 19 autres messages. En me connectant sur la plateforme, je découvre que l’épreuve est annulée. »

Ce jour-là, quelque 900 candidats au concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE) dans l’académie de Nancy-Metz reçoivent le même message. En cause : un « incident matériel » selon le rectorat, qui précise que « les candidats n’ont pas composé sur les mêmes sujets ». L’épreuve de la nouvelle version du concours, ouverte aux étudiants en Bac+3, est donc annulée, annoncent les services de l’Éducation nationale, jeudi 9 avril. Elle est reprogrammée au mardi 28 avril.

« Six heures de train pour une épreuve, ça ne vaut pas le coup »

« C’est un peu un coup de massue », souffle Thomas. Ce père célibataire, en pleine reconversion professionnelle, doit tout réorganiser. « J’essaie de trouver du temps que je n’avais pas forcément prévu pour ça », explique-t-il. « Quand je révise et que mon fils est là, une semaine sur deux, je rentre du boulot, je prépare à manger, je fais les devoirs, je le couche et seulement ensuite, vers 21 heures, je commence à travailler. Souvent jusqu’à minuit… »

Pour d’autres, cette annulation signe l’abandon pure et simple du concours. « J’ai fait six heures de train à l’aller et six heures et demie au retour », raconte Jennifer, qui habite près d’Angers. Elle est venue passer le CRPE à Metz pour se rapprocher de sa famille. « Pour moi, ce n’est pas possible de faire un aller-retour de plus. Venir pour quatre jours, ça allait. Mais revenir pour une seule épreuve, c’est rageant. J’ai 47 ans et j’étais déjà épuisée à la fin des quatre journées d’épreuves. Je n’ai pas la force de tout refaire… Je mise tout sur le concours version M2. »

Des défaillances « prévisibles »

Marina, elle, avait senti dès le début de l’épreuve que quelque chose clochait. « C’était assez chaotique », raconte celle qui a passé le concours pour la deuxième fois. « Je pense que les consignes n’avaient pas été bien passées. Les surveillants ne savaient pas trop ce qu’on devait remplir dans les cases, quels sujets choisir… C’était vraiment fouillis. »

Un témoignage qui n’étonne pas un autre candidat, que ICI Lorraine a pu contacter mais qui souhaite rester anonyme. Les années précédentes, il participait à l’organisation du concours de recrutement de professeur des écoles, au rectorat de Nancy-Metz. « Ces défaillances étaient prévisibles », souffle-t-il, à cause de la nouvelle version du concours et du manque de personnels pour l’organiser.

« On comprend que cela crée du stress pour les candidats mais il faut respecter l’équité », indique de son côté le rectorat. La nouvelle épreuve, programmée le 28 avril, se déroulera dans quatre lieux différents : à Metz, à Verdun, à Nancy et à Épinal. Les services de l’Éducation nationale promettent que ce changement de date « n’aura pas de répercussions sur les calendriers des oraux du concours ».

Quand le rectorat joue à la loterie : 900 candidats perdants

Un concours annulé, des candidats en colère, et un rectorat qui promet monts et merveilles. Bienvenue dans le monde merveilleux de l’Éducation nationale !

Le rectorat a annoncé, jeudi, que l’une des épreuves de la nouvelle version du concours réservée aux Bac+3 avait été annulée. Un sujet erroné a été distribué à certains candidats. En sortant de l’épreuve d’application, Thomas, un candidat, était plutôt rassuré : « J’ai posé mon crayon à la fin du temps imparti et je me suis dit ‘voilà une bonne chose de faite' ». Mais deux jours plus tard, c’est la douche froide. « Je reçois un SMS sur mon téléphone, suivi de 19 autres messages. En me connectant sur la plateforme, je découvre que l’épreuve est annulée. »

Ce qui se passe réellement

Ce jour-là, quelque 900 candidats au concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE) dans l’académie de Nancy-Metz reçoivent le même message. En cause : un « incident matériel » selon le rectorat, qui précise que « les candidats n’ont pas composé sur les mêmes sujets ». L’épreuve de la nouvelle version du concours, ouverte aux étudiants en Bac+3, est donc annulée. Elle est reprogrammée au mardi 28 avril.

Pourquoi cela dérange

Cette situation pose des questions sur la gestion des concours de l’Éducation nationale. Comment un « incident matériel » peut-il affecter autant de candidats ? Les promesses de transparence et d’équité semblent s’évaporer comme une brume matinale. Les candidats, déjà stressés par la pression des examens, doivent maintenant jongler avec des dates qui changent et des épreuves annulées.

Ce que cela implique concrètement

Pour Thomas, cela signifie réorganiser son emploi du temps déjà chargé. « J’essaie de trouver du temps que je n’avais pas forcément prévu pour ça », explique-t-il. Pour d’autres, comme Jennifer, cette annulation pourrait signifier l’abandon pur et simple du concours. « J’ai fait six heures de train à l’aller et six heures et demie au retour », raconte-t-elle. « Pour moi, ce n’est pas possible de faire un aller-retour de plus. »

Lecture satirique

Le rectorat, dans sa grande sagesse, semble avoir oublié que la gestion des concours ne se fait pas à la légère. « On comprend que cela crée du stress pour les candidats mais il faut respecter l’équité », indique le rectorat. Ah, l’équité ! Un mot qui sonne creux quand on voit que certains candidats ont été laissés pour compte à cause d’une mauvaise gestion. Promesses et réalité, un duo qui ne cesse de nous faire sourire, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Si l’on devait faire un parallèle, on pourrait évoquer les politiques autoritaires qui, elles aussi, semblent perdre le fil de la réalité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de transparence et d’équité sont souvent éclipsées par des décisions arbitraires. Mais ici, en France, nous avons notre propre version de la comédie.

À quoi s’attendre

Avec une nouvelle date fixée, il est légitime de se demander si cette fois-ci, tout se passera sans accroc. Les candidats peuvent-ils vraiment faire confiance à un système qui semble si chaotique ? La réponse, comme d’habitude, reste incertaine.

Sources

Source : www.francebleu.fr

C'est rageant : 900 candidats de l'académie de Nancy-Metz vont devoir repasser le concours de professeur des écoles - ICI
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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