Quand la responsabilité devient un passeport pour la liberté

Hervé Bayingana Muhirwa, reconnu coupable d’avoir aidé à la préparation des attentats de Bruxelles, est désormais libre. Un cas d’école sur la justice restauratrice ou une farce tragique ?

Lors du procès des attentats de Bruxelles, Hervé Bayingana Muhirwa a eu l’honnêteté de reconnaître sa « part de responsabilité » dans les événements tragiques du 22 mars 2016. Pour le jury populaire, il a été jugé comme ayant apporté une « aide indispensable » à la cellule terroriste. Résultat ? Dix ans de prison pour participation aux activités d’un groupe terroriste, mais acquittement pour les assassinats. Et voilà, après avoir purgé sa peine, il est libre, sans aucune condition. Un vrai conte de fées judiciaire.

Ce qui se passe réellement

Âgé de 40 ans, ce Belgo-rwandais aspire à une vie discrète et à une réinsertion sociale. Son avocat, Vincent Lurquin, nous explique que Muhirwa « a eu tort d’héberger ces deux personnes », mais qu’il est désormais conscient de ses erreurs. Il s’engage à réparer les choses par des contacts avec les victimes, grâce à l’association Médiante, spécialisée dans la justice restauratrice. « C’est une manière pour lui d’assumer ses responsabilités », nous dit-il. En gros, il va rembourser les victimes dès qu’il aura un salaire. Charmant, n’est-ce pas ?

Lors de sa dernière déclaration, Muhirwa a affirmé : « Être de près ou de loin lié au 22 mars 2016, ça marque toute une vie. Ce ne sera jamais derrière moi. » Mais qui aurait cru qu’une telle prise de conscience suffirait à effacer une telle tragédie ?

Pourquoi cela dérange

Ce qui dérange ici, c’est l’absurdité d’un système qui permet à un homme ayant reconnu sa complicité dans un acte aussi horrible de retrouver la liberté si rapidement. On se demande si la justice est vraiment restauratrice ou si elle est simplement une porte de sortie pour ceux qui ont pris des décisions catastrophiques.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette décision sont lourdes. Cela envoie un message troublant : aider des terroristes peut être compensé par des actions réparatrices. Une belle manière de dire que la responsabilité peut être monétisée, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Le discours politique autour de la justice est souvent déconnecté de la réalité. On nous parle de réinsertion et de responsabilité, mais que dire des victimes qui portent le poids de ces décisions ? Le décalage entre promesse et réalité est saisissant. On pourrait presque croire que la justice est devenue un jeu de société où les pions sont déplacés selon le bon vouloir des avocats.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires qui, elles aussi, semblent privilégier la réinsertion des coupables au détriment des victimes. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours sur la justice et la responsabilité sont souvent teintés d’une ironie amère.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que nous assistions à une banalisation de la responsabilité dans des affaires similaires. Si aider des terroristes peut mener à une réinsertion rapide, que dire des autres crimes ? La justice restauratrice pourrait bien devenir le nouveau mantra des politiques laxistes.

Sources

Source : www.rtbf.be

Visuel — Source : www.rtbf.be
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