Quand le coach préfère un concert à son équipe : une stratégie audacieuse ?

Mathieu Fivet, absent pour un concert, laisse son équipe dans l’incertitude. Une belle métaphore des priorités dans le sport et la politique.

Il y a des jours où l’on se demande si le sport est vraiment pris au sérieux. Ce samedi, Mathieu Fivet, coach de l’équipe, ne sera pas sur le terrain, mais bien à un concert à Bruxelles. Une décision qui pourrait faire rougir d’envie les politiciens qui jonglent entre leurs promesses et leurs vacances. Fabrice Charbaut, son adjoint, tente de rassurer tout le monde : « Même s’il ne coache pas samedi, il aura déjà influencé l’équipe ». On se demande alors si l’influence d’un concert peut vraiment rivaliser avec celle d’un bon vieux schéma tactique.

Ce qui se passe réellement

Mathieu Fivet, lui, ne sera, à coup sûr, pas là samedi, puisqu’il sera à un concert à Bruxelles. Il dirigera l’équipe à partir du deuxième match, mardi prochain. « Même s’il ne coache pas samedi, il aura déjà influencé l’équipe et donc ça va jouer », estime Fabrice Charbaut, qui ne veut pas mettre la pression sur ses troupes. « Nous, on a perdu à Rulles en championnat et il n’y avait même aucun joueur de R2, ni Tinant, en face. Et on a aussi perdu à Habay en championnat et à Saint-Hubert en Coupe. »

« Pas question de lever le pied »

On l’a compris, le coach fratinot ne veut pas de cette étiquette de favori. « Même si on est éliminé après deux matches, notre saison est réussie, puisque l’objectif était de faire mieux que l’an dernier (5e) et de se qualifier pour les play-off. Et on a même terminé à la 2e place, alors qu’on aurait déjà signé pour la 4e place en début de saison », rappelle-t-il. « En fait, le véritable favori n’assume pas. C’était Arlon, qui aurait été champion sans discussion. Personne ne se serait posé de questions si les Arlonais disputaient les play-off. À présent, les quatre équipes ont une chance d’aller au bout. Je pense que les matches vont être intéressants. »

Une certitude, Fratin va jouer le coup à fond. « Il n’est pas question de lever le pied à n’importe quel moment. Et je pense que si le club venait à être champion, il assumera. Le message qu’on a reçu du comité, c’est de jouer. Si cela n’avait pas été le cas, on ne se serait pas inscrit aux play-off. »

La gestion du stress

L’avantage de la salle, ça compte pour les Fratinots ? Oui. À domicile, durant tout le championnat, ils n’ont perdu qu’une seule fois, contre Arlon. « Évidemment, c’est un avantage de jouer chez nous, puisqu’on s’exporte moins bien », avoue Fabrice Charbaut. « En déplacement, on a perdu à Musson, à Habay et à Rulles. Et à Arlon, comme tout le monde. Et c’est plus gai de jouer le samedi soir à la maison qu’en déplacement. Pour le club, pour les entrées et la buvette, c’est clair que c’est un plus aussi. »

La question qui plane autour de l’équipe, c’est la gestion du stress. Car, en dehors de Thibaut Collignon (sous le maillot de Rulles) et Nathan Kneveler (avec Arlon), tous les joueurs vont découvrir les play-off. L’ambiance, l’enjeu, la pression. « Oui, c’est clair. C’est notre point faible », reconnaît le coach fratinot. « Chaque fois qu’on a eu un match couperet, jusqu’à présent, on l’a perdu. La saison dernière, en demi-finale de la Coupe, on n’avait pas été bon du tout. Et on a remis ça cette année, en quarts de finale, à Saint-Hubert. Et l’an dernier, on avait perdu notre dernier match de championnat, décisif pour les play-off, chez nous contre Tintigny. Et on avait vraiment ressenti la peur. Les gars ont un an de plus, c’est vrai, mais ce sont toujours des gamins. Et la gestion des émotions, cela reste une inconnue. Ces play-off vont au moins nous servir pour gagner en expérience. »

Pourquoi cela dérange

Ce choix de Fivet, bien qu’il puisse sembler anodin, met en lumière une incohérence criante : comment peut-on espérer une performance optimale d’une équipe lorsque son leader préfère un concert à la préparation d’un match crucial ? Cela rappelle les promesses politiques de certains dirigeants qui, tout en prônant l’engagement, se retrouvent à jongler avec des priorités douteuses.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette absence pourraient être désastreuses pour l’équipe. En effet, la gestion du stress est déjà un point faible, et l’absence du coach pourrait exacerber cette vulnérabilité. Les joueurs, déjà sous pression, devront faire face à un défi supplémentaire : celui de prouver qu’ils peuvent se débrouiller sans leur mentor.

Lecture satirique

Il est fascinant de constater que, tout comme certains politiciens, Fivet semble croire que son influence peut se transmettre par télépathie. « Ne vous inquiétez pas, je suis à un concert, mais je pense à vous », pourrait-il dire. Une belle promesse qui, comme tant d’autres, risque de ne pas se concrétiser sur le terrain.

Effet miroir international

Ce scénario n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires de certains pays où les dirigeants se préoccupent davantage de leurs loisirs que des affaires de l’État. À quand un concert pour célébrer les échecs politiques ?

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à des résultats mitigés pour l’équipe. Les joueurs devront non seulement surmonter la pression du jeu, mais aussi celle de prouver qu’ils peuvent réussir sans l’ombre du coach. Une situation qui pourrait bien se transformer en une comédie dramatique sur le terrain.

Sources

Source : www.lavenir.net

Visuel — Source : www.lavenir.net
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